OGNONS
Les Ognons ont encore souffert dos attaques des Vors de
: | racines et des Vers gris, Turcos ou chenilles de Noctuelles, A Propos de ces derniers insectes le seul fait Important à enregistrer est lo succès Obtenu par l'emploi d’une émulsion de Pétrole
selon la recette donnée dans le Rapport du professeur Riley pour 1885, p. 272: “Gi les Vers gris immigraient en nombre considérable venant des Champs environnants, nous arroscrions nos champs pendant la puit, moment où les vers se repaissent, avec une émulsion de Pétrole étondue. M. J.B. Smith fait mention d'essais de Pétrole pur à Goshon: les Vers gris avaient ainsi été tués ot les sommets des Ognons avaient été simplement noircis mais non détraits.” Toutefois nous duutons que l’emploi du Pétrole pur ne Causêt point de tort sérieux aux plantes; nous recommandons plutôt une émulsion comme moins dangereuse et beaucoup plus économique, sans être nullement moins efficace, Pour préparer et appliquer convenablement l'émulsion il faut une boune pompe foulante; mais c’est tout l'appareil dont il est besoin.
La meilleure recette pour cette émulsion est celle qui a été donnée à l’article ‘“Puceron da Navet,” page 21, c’est celle que recommande le professeur Riley,
Le Ver de l'Ognon (Onion Maggot, Phorbia ceparum, Meigen),.
Attaque.—Vor de couleur blanche qui creuse dans le bulbe de l’'Ognon par dessous ec le ronge, Tant qu'il ne mango pas, il se tient en dehors de l’Ognon dans une Chambrette de boue, qui est maintenue humide par les sucs découlant du bulbe en décomposition,
Remèdes.— Les traitements lea plus efficaces jusqu'ici consistent à agir préventi- VéMent pour empêcher les mouches-mères de déposer leurs œufs sur les jeunes plantes qu'on vout protéger, M. E, Bell, a’Archville, a obtenu une très bonne récolte d'Ognons qu'il croit avoir surtout garantie en semant à la volée sur les planches une fois tous les quinze jours une petite quantité de Chaux d'épuration du gaz, Malheureusement il ne put continuer ainsi régulièrement jusqu'à la fin de la saison ot partie de la récolte fut perdue. D'après ce que nous avons vu des effets de ce préservatif, nous n'avons nul doute qu’en persévérant dans son application, on se garantirait tout à fait, Il faut prendre bien garde de répandre trop de cette Chaux à la fois, car ello °st excessivement caustique: il suffit d'en semor assez pour blanchir le sol,
Le succès a été plus marqué avec l'Eau phéniquée dont 1l est question au paragraphe ci-après,
RAVES OU RADIS, Le Ver de la Rave CRaddish Mayyot, Anthomyia raphani, Harr.),
Attaque.—Tiès semblable à l'attaque du Ver de l'Ognon. Remèdes.—De la Chaux d'épuration du gaz semée à petits intervalles sur les planches n’a pas moins bien réussi pour la protection des Ravos que pour celle des Sn0n8; mais les meilleurs résultats ont êté obtonns par l'emploi de ia Préparation
Phéniquée indiqués dans mon dernier rapport selon la formule du professeur A, J.
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Cook, du Michigan : # On fait bouillir deux pintes de savon mou dans doux gallons ; d’eau de pluie jusqu’à ce qu'il soit tout dissous, puis on ajoute une chopine d’Avide traite phénique brut. Quand on vent s'en servir, On étend une partie do cette préparation Arpe avec 50 parties d’eau et après avoir bien biasté lo mélange, on en arrose los plantes él ie mêmes, Une application par semaine assura l'immunité des Ravos, On fit la pre- écon Es à application deux jours après l’encemencement, ayant qu'aucune graine cût de Pa evé.” | féré Pour mettre on garde contre l'emploi du fumisr do vache frais, je citerai ce qu’en se ; dit un intelligent observateur, M. G, A. Knight de Mount Tolaie, Victoria, OC. B., qui moin connaît le plus grand nombre des insectes malfaisants et qui à fait bien des essais de en 18 traitements : ‘ Ju n'ai employé cette année aucun fumier de vache; j'aicusurtoutde les pl velui de cheval achoté aux Cultivateurs, Jamais aupsravant je n'avais eu do plus M probe belles Raves dans cette province, Mes Navets sont beaux, mais les Altises m'ont consi. tenu en éveil comme d'habitude. J'ai semé les Navets trois ou quatre fois et ai Essay répandu sur les planches une bonne quantité de chaux dès qu'ils ont levé et mainte- 1 ae ma récolte est assez belle. Je n'ai appliqué aux Raves aucun préservatif contre soin r le Ver.” ous.
M. Ferrier de Barrie a employé avec succès contre ces insectes importuns une n forte émulsion de Pétrole, Après l’avoir étendue d'eau, il la répandait simploment le I long des rangs au moyen d’un arrosoir, quant ARBRES, ARBUSTES ET PLAN CES A FRUITS. les cu La récolte de fruits cette année, sauf pour le raisin, a été plutôt au-dessous dela « mi moyenne. Le déficit, on doit l'avouer, est en grande partie dû aux attaques des dan insectes ravageurs, C’est le pommier qui, d'après nos renseignements, a souffert les iuseot dommages les plus notables. I] y a eu les Arpenteuses et le Xylébore dans los Lu Eee vinces maritimes, les Chenilles à tente de Québec au Pacifique, le Ver de la Pomme et autre le Tigre sur bois de l'Atlantique au Pacifique, ainsi que bien d’autres attaques moins ou sérieuses ou de moindre étendue sur d'autres arbres fruitiers, Le Charatçon de la cé. do Prune cauce encore un dommage considérable, L'une des découvertes les plus impor- Vont. tantes de ces dernières années est peut-être bien colle do l’atilité dn Vert de Pariset « fouille autres Com posés arsenicaux contre le Ver de la Pomme et le Charançon de la Prune, j'empl POMMIERS. parut Le Ver ou Pyralo de la pomme (Codling Moth, Carpocapsa pomonella, L.), : D uns de d’eau & risque Beauc« usage | : bonsr D ter l’a emplo seurs | qu'apr compa à mêm de cuir toxiqu de plu Fig. 8, manie, Attaque. —Chenille blanche ou rosée atteignant environ # de pouce do lorgueur, q qui perforo la pomme jusqu’au centre et tare le fruit (fig. 3). L’insecte est si bien
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Remède,—Nous recevons constamment des demandes sur les meilleurs modes de traitement. Je ne n'ai aucune hésitation à dire que, contre ce ver comme contre les Arpenteuses du Pommier, (Canker Worms, Anisopterix vernata et À pometaria, Harr.) et ie Chararçon de la Prune (Plum Curculio, Conotrachelus nenuphar, Herbst), le plus
| économique et le plus certain est d’arroser les arbres avec de l’eau contenant du Vert . de Paris ou du Pourpre de Londres. Le premier de ces produ'ts arsenicaux est pré-
féré parce qu'il est d’une composition plus uniforme,
Quant à l'efficacité de ce traitement, s'il est bien appliqué, il ne peut rester le moindre doute, Le professeur Forbes en résume une expérimentation systématique en 1885 en ces termes : ‘ Nous pouvons en somme dire que dans les circonstances les plus défavorables, lo Vert de Paris préservera jusqu’à maturation, à un coût probable de 10c. par pommier, les sept dixièmes des pommes qu’il faudrait autrement considérer comme le tribut obligé au Ver de la Pomme.” (Forbes, Miscellaneous Essays on Economic Entomology, 1886, p. 41.)
M. B. Gott d’Arkona, Ontario, dit à ce sujet : ‘ Malgré lo labeur et le grand soin nécessaires dans l'application de ces poisous, je suis persuadé qu'avec les précautious convenables ot en agissant avec méthode on peut par leur usage se garantir des deux principaux ennemis de nos récoltes de prunes et de pommes,”
I ya en effet quelque difficulté à en obtonir des résultats satisfaisants, La quantité de poison à employer est si faible qu'il semble presque impossible d'amener les cultivatenrs d'arbres fruitiers à ne pas dépasser lu dose recommandée et à cesser lepplication quand elle n’est plus utile. Il paraît aussi n’être pas facile d’obterir ie poison toujours de même force, c’est-à-dire contenant toujours la même proportion d’acide arsénieux, M. C R.H. Starr écrit de Port Williams, Nouvellc-Ecosse : ‘ Los insectes ont moins sévi cette saison que les dernières années passées Notre principal ennemi, la chenille Arpenteuse, a été tenu en échec par l'encre d'imprimerie ou une autre matière gluante de même effet et par lo Vert de Paris ou le Pourprede Londres, Beaucoup de n0+ propriétaires de vergers n’ont pas eu des résultats satisfaisants de ces derniers insecticides, la grande difficulté provenant de la composition variable du Vert de Paris, Prenez mon cas par exemple, J'ai commencé l'attaque lorsquo les feuilles et fleurs étaient tont an plus à moitié développées, et les Vors à peine visibles : J'employais + de livre par tonneau à pétrole plein d’eau. Sur quelques arbres ceci parut suffire ; mais ensuite ayant remarqué que par places les insectes avaient grossi et faisaient grand dégât, je doublai la dose, c'est-à-dire mis à livre par tonneau d’eau, et en conséquence fis tomber presque toutes Jes feuilles et les fruits avoc. Quelquesuns de mes voisins vers le même temps employèrent 1} Ib. dans la même quantité d’eau sans résultats graves, Plus d’un de nos cultivateurs croient courir moins de risque à laisser l’Arpentense à elle-même qu'à avoir recours au Vert de Paris, Beaucoup-sont revenus aux ceintures de papier enduites d'encre d'imprimerie : j'ai fait usage d’une préparation faite des mêmes ingrédients que cette encre, et ai obtenu de bons résultats, à un prix de revient considérablement moindre.”
Dans son traitement par le Vert de Paris, M. Starr aurait été plus sage de répéter l’application à fait à dose, que de doubler la proportion de poison.
L'efficacité de ces comporés arsenicaux et l'absence de tout danger quand on les emploie convenablement, ont été maintenant établies par les expériences des professeurs Riley, Forbes et Cooke. Je vais donc donner ici les dosages de Vert de Paris qu'après essai, je considère les plus avantageux. Je regrette de n'avoir encore pu comparer les divers types de pompes et de becs de pulvérisation : j ne suis donc pas À même d'en recommander aucun en particulier, Le Vert de Paris est un arsénite de cuivre qui doit contenir environ 60 pour cent d'acide arsénieux ; il est par suite toxique et doit être tenu où ni enfants, ni animaux domestiques n’ont accès. Il est de plus très corrosif et à trop forte dose détruit los fouilles des plantes. Il y a deux manières de l’omployer comme insecticide,
(L) Application à sec:
Une partio de Vert de Paris est mélangée avec 25 à 30 de plâtre ou de farine ordinaire, Ce remède convient sur toutes les plantes dont les feuilles ne servent pas à l’alimentation,
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