ORGE
Nous n'avons été informé d'aucune attaque d'insectes, as de rouille,
Cette récolte resto (Bruchus pisi, L.), Mais ello a dans quelques districts été très sérieuse 6 Dans le comté du Prince-Hdouard, où l'on cuitive | ÿ à eu un grand émoi par suite d'an dépérissemont soudain des plantes. e théories avaieat cours sur la Causo du m puté de Pictou, je fus chargé de visiter la L Dès mon arrivée à Pictoa, facilité pour aller visiter los Champs ile Pois et discute
Sn quelques mots, voici quel était l’état de Ia récolte de Pois au moment de ma visite, première semaine de juillet :
Les variétés précoces étaient toutes mûres et ne dinaire, sant que les plantes étaient claires. mmencer à grener: aussi los graines des
mais il y a eu quelques
Nombre M. Platt,
Fi présentaient rien G’extraor- Les variétés tardives ne faisaient que premières gousses étaient seules bien
+ ns
formées, à peine quelques autres. Dans les parties basses des champs, les plantes bien * la com que flétries par la forte chaleur et la eécheresse, étaient saines et bien nourries, mais ©! dernie sur les monticules graveleux ou sur les coteaux sablonnoux tout était mort par # docteu:
places, on si malade qu'on ne pouvait plus espérer un retour de vigueur. | trouvés Sûr dos cspaces considérables, c’est au collet que les plantes avaient souffert, au # sporiun ras du e0l; autrement dit, tige et racine paraissaient saines, mais elles étaient séparées Je
au collet par une petite longueur de tige morte. J’attribue le mal presque unique- | autre q ment à la forte chaleur du soleil, Quand les tiges s’affaissaient flétries par le défaut « ticules d'humidité, elles laissaient ainsi leur pied exposé à l’action directe des rayons solaires ‘ ces end à laquelle s’ajoutait celle de la chaleur réfléchie par le sol brûlant, Sur les racines * avoir é des ounfionses ou plantes de la famille du Pois, se trouvent des organes en forme Er de tubercules desquels on n’a compris la nature que tout récemment. Ces organes \ quelqu chez les plantes de Pois en question étaient remarquablement bien développés, mais ! d'Onta: beaucoup aussi étuiont en partie pourris. Une des théories acceptées dans le district ” prolons était que le mal provenait d’un champignon et certains indices justifiaient cette vue. #4 plus no Dans les racines qui portaient des tubercules avariés, on di-tinguait souvent un . terrain, mycélium fongueux qui partait des tubercules et se prolongeait le long des racines, © couvrir Une autre circonstance remarquable était que les plantes atteintes formaient des ‘un sl} taches dans les ehamps et en outre la plupart des cultivateurs disaient que cette « Je} ‘maladie ” se manifestait d’abord sur certains points d’où elle s'étendait en cercle et assur: toujours croissant ; ou bien encore qu’elle se propageait en droite ligne le long d’une clôture. De tels effots conduiraient à croire à la présonce d’un champignon parasite.
Contre ce qu’on aurait pu attendre, l'examen microscopique des tubercules ne facilita
pe la solution du mystère, car leur organisation est exceptionnelle dans la morpho:
ogie végétale : leurs cellules contiennent des corpuscules qu'on & appelés ‘ Bacté.
roides ” et qui ressemblent fort aux organes reproducteurs de certains champignons. Ma En discutant le sujet, le docteur Platt et moi arrivâmés à la conclusion que les
, e Br renseigr tubercules dovait être des organes normaux de la plante de Pois, car quoiqu'énormé- N. ment plus gros et de configuration toute différente, ils présentaient une étroite sérieux : ressomblanco aux tubercules des racines d’autres Légumineuses. Plusieurs circons- * seconde
tances, Comme il a été dit, portaient toutefois à ponser que la sécheresse n’était pas «y, da Ia seule csuse de souffrance ; ainsi, c'était par groupes au milieu des plantes saines, dent ra qu'on en trouvait quelques-unes de mortes, et quelques cuitivateurs répétaient leur +, por assortion que la maladie quand elle avait une fois commencé en un point s’étendait à rapidement de procho en proche. D'ailleurs, les rapports des propriétaires sur le sujet étaient très contradictoires,
De retour à Ottawa, j'expédiai une série d'échantillons à mon ami l’éminent « professeur W. G. Farlow de l’université Harvard et qui, dans cette occasion comme { Atta
Auparavant en nombre d’autres, me prôta un secours précieux et eut la bonté de #F® QU m'envoyer un article détaillé sur la nature récemment découverte des tubercules de Fiéol sa e de:
Légumineuses.
‘ J'ai examiné vos échantillons, m'écrivit-il ; ils sont tels qu’on en trouve chez Blue gras uo grand nombre de Légumineuses. En général, on les croyait dus à des bactéries, MU Juste mais depuis un an ou moins, plusieurs articles ont paru qui jettent un nouveau jour guelques sur la question et paraissent démontrer définitivement que les tubercules ne sont : tauscule point dus à des bactéries mais sont des organes normaux contenant des matériaux de #95 échant réserve. Je vous adresse par la poste le numéro de janvier 1887 des “ Berichte der 4. M.W Deutschen Botanischen Gosellachaft, ‘ qui contient un bon article par A. Tachirch, avec #1Ptôre q planche. Vous y trouverez les renseignements dont vous avez besoin.” Cet article #rice. Nc
montre que les tubercules sont des dépôts de matières azotées formés durant la végé. 105 tation active de la plante avant le moment où elle grèse et alors la matière azotée &° Fe à 1 emmagasinée dans les tubercules passe dans les graines et s’y accumule, comme on rs d. Le
es
le sait. Les choses se passant ainsi, il est facile de comprendre ce qui avait eu lieu , dans le comté du Prince-Edouard. Le volume considérable de ces tubercules sur les Fe note racines des plantes de Pois témoignait du fait bien connu que ce district est éminem: #° chaume ment propre à la production d'excellente graine de semence. Les plantes n'avaient & Au co
pu grener par suite du dépérissement d’une portion de la tige qui avait interrompu #1 ue
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guait souvent un long des racines, es formaient des lisaient que cette Stendait en cercle igne le long d’une npignon parasite.
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la matière azotée :
umule, comme on ) qui avait eu lieu ubercules sur les strict est éminenplantes n'avaient avait interrompt.
la communication du fruit avec le dépôt de matière
| derniers, n'ayant pu remplir leurs fonctions,
: docteur Farlow disait au sujet de quelques-uns
| trouvés pourris à ja surface, et ils avaient une potite moisissure ressemblant à Fusi. | sporium, mais qui, d'ailleurs, n'avait rien à faire i bercules
Je suis done convaincu que la première cause de Ja prétendue maladie, n’était
, autre que la sécheresse exceptionnelle, Son ap lieu sur les mon-
| ticules et coteaux sableux provenait simplement de la plus grande aridité du sol dans
ces endroits, Lo dépérissement de quelques plantes au milieu d’autres saines pouvait AVOIr lé Cauké par des attaquer d'insectes,
En confirmation de cette opinion que le mal
. quelques lignes du numéro d'août des Relevés a | d'Ontario: “ Cette récolte
résultait de la sécheresse, j; citorai gricoles du Bureau des industries
4 4 naturellement plus où moins souffert de la sécheresse : prolongée, mais en somme les localités d'où il arrive des r
, plus nombreuses que pour le Blé, Partout où l’on # semé de bonne heure et en bon teriain, Ia récolte était, avant le fort de la eécheresse, » couvrir le sol et y retenir quelque humidité i ; un 0 plus pauvre, a été clair et n’a Je puis ajouter que quelques cultivateurs avaient répandu du sel sur leur
: : k 8 Champs ; et assuraient avoir en Con£équence que leurs voisins,