BLÉ OU FROMENT
N'eût été que la récolte de blé a été exceptionnellement abondante au Manitoba et dans les Territoires du Nord Ouest, le rendement de cette récolte de première
importance aurait été l’année passée fort au dessous de la moyenne. Le déficit a résulté Surtout de l’excessive sécheres
) ) . Dans quelques localités on a dit avoir vu la Mouche de Hesse, Mais pour partie des cas au moins, le véritable ennemi était probablement le Ver du Chaume du Blé, qui paraît gagner du terrain dans les districts où il a été remarqué.
Le Mouche à Blé (Wheat Midge, Diplosis tritici, Kirby.)
Attaque.— Quand le blé est on fleur au mois de juin, on peut observer, surtont vers le soir, de petits moucherons jaunes avec yeux noirs, qui voltigent autour des épis et y déposent leurs œufs, Au bout d’une semaine éclosent de petits vers jaune
orangé qui se tiennent à l'intérieur de la balle et sucent les fluides du grain en voie de formation. Arrivés {1 ‘arme de leur accroissement, ils quittent les épis et pénètrent d'environ un pouce ds:
1 8 le sol pour en ressortir plus tard sous forme de mou- Cherons, soit le même été, soit seulement au printemps suivant. Le professeur F, M,
ebster de l'université Purdue, Indiana, qui est un excellent observateur et un tra-
qu’arrivées à leur plénie cachaient dans les épis pour
es
y rester jusqu'au mois de juin suivant, que du moins elles n’attaquaient plus le grain même si on ne le battait qu’en hiver, Mais depuis mon arrivée en Indiaua, j'ai obtenu
jusqu’en novembre des adultes, dont les larves avaient vécu dans du Blé adventice J , ,
et bien plus, j'ai trouvé les Vers sur de jeunes plantes de Blé qui croissaient dans un champ de Blé-d'Inde, D'ailleurs il est bien connu que l’insecte détruit aussi les graines des herbages.” Dane le Rapport de l'Entomologiste des Etats-Unis pour l’année 1885, p: 319, le professeur Webster dit avoir observé les Mouches adultes toute la saison
epuis le 20 mai jusqu'en septembre, Il semblerait donc qu'il y a quelquefois deux pontes par saison, la seconde trouvant sa subsistance sur le Blé adventice,
Remèdes.—Sous ce chef je désire avant tout appeler l'attention sur la négligence des cultivateurs qui n'ont pas soin de détruire la poussière et les débris tombés de la machine à battre, quand bivn même ils savent que cet insecte infestait leur récolte. Maintes et maintes fois j'ai vu le sol sous la machine sensiblement coloré par les pupes qui étaient restées dans l'épi depuis la moisson. Le plus grand nombre de ces pupes, bien qu'apparemment très desséchées, peuvent encore devenir moucherons ailés si on les laigse ainsi sur le sol. Je recommanderais donc fortement d’sdopter partout la sage précaution que prennent les agriculteurs de la Nouvelle-Ecosse. Le colonel Blair de Traro, N -E,, m'informe qu’ ‘en Nouvelle-Ecosse c'est ‘’habitude générale des bons agriculteurs de recueillir tous les débris des machines à battre et de los porter à une croisée de chemins ou sur tout autre sol dur pour les ÿ brûler. C'est le moyen de détruire non seulement les larves de la Mouche et autres insectes, mais aussi les graines des mauvaises herbes."
Quoique les dégâts que commet l’insecte soient si bien connus, il paraîtrait d'après les dernières recherches, qu'après tout son histoire n'est pas encore parfaitement élucidée. Il faut donc espérer qu’on fera des efforts pour combler les lacunes, et par là on arrivera peut-être à imaginer pour détruire cette portion de la ponte d'été qui biverne dans le «ol, un romède plus pratique qu'aucun de ceux qu'on a déjà découverts. On a préconisé un labour profond aussitôt après la récolte, et on s'en trouverait sans doute bien, surtout si Von peut laisser le sol sans autre facon jusqu'après le moment où les Mouches ailées apparaissent l’année suivante, Un autre expédient qui devrait recevoir plus d'attention est la culture des variété: de B!é qu’on a reconnues être le moins attaquées, La plupart de celles ci, toutefvis, se rapprochent plus ou moins de la variété appelée “ goose ” et sont de qualité inférieure ; mais il ne serait pas impossible qu'une hybridation soignéo en améliorât la qualité sans diminuer leur résistance à la Mouche. Parmi les moilloures variétés presque indemnes des attaques de cet insecte, le Blé d'automne connu sous le nom de Démorate est l’uno des plus estimées,
Depuis bien des années la Mouche est si redoutable dans la Nouvelle-Ecosse qu’en quelques districts on n’essaie plus de cultiver le Blé. Voici ce qu'écrit de Tatamagouche, N.-E., M. James Clark : “Il y a cinq ans je commençai à cultiver le ‘ Blé à l'épreuve de la Mouche” et depuis lors il m'a satisfait plus qu'aucune autre variété que j'aie jamais essayée : il n’a jamais souffert ni de la Mouche ni de la rouille, toutes deux très communes ici, Il est passablement productif: j'ai eu jusqu'à 20 pour 1. Le seul défaut que je lui trouve, c’est qu’il a le grain un pou grossier, et s'il pouvait être amélioré à cet égard, il serait très avantageux aux cultivatours. Je ne C<opnais aucune autre variété qui résiste à la Mouche et à la rouille.”
Ver du chaume du Blé (Whea!-Stem Maggot, Meromyza Americana, Fitch.)
Attaque.—Quelque temps avant le moment de la maturation du Blé, l’épi et le sommet de la tige blanchissont, Si l’on examine de près, on trouve que lo chaume a été coupé juste au dessus du dernier nœud par un ver transparent de couleur verte.
Il y a probablement chaque saison trois générations de cet insecte. Les œufs sont déposés dans l’arrière-saison sur les jeunes plantes da Blé d'automne, et les Vers qui en sortent se frayent un chemin à l’intérieur de la tige jusqu'au pied où il: passent l'hiver et se changent en pupes au printemps suivant, HÆn mai et juin, la promière
| générat : Bientôt | caraoté:
noms lc ! mon de . le plus:
.commer “été enfir :découve yaune ment au ‘importa adventic lappât pr juillet, e ‘œufs, Lin pouce de posée, el D'af ‘que cet 1 ration de d'automn Burtout d M. A.T, attaque 8 du Blé de plus de m
En g Thornhill Aphides i la tige de 1 Dans fait pordr 4 été attac
Nous ‘Cas de rou
Cette Mais ello a Dans le co
| ve euur théories député de I Ë Dès m facilité pou Sn quelque 18 première * Les va dinaire, sau <ommencer
ent plus le grain iaua, j'ai obtenu Blé adventice, issaiont dans un aussi les graines ur l’année 1885, 8 toute la saison quelquefois deux ntice.
ur la négligence ris tombés de la ait leur récolte, oré par les pupes bre de ces pupos, erons ailés si on opter partout la se. Le colonel bitude générale , battre et de les brûler. C'est le s insectes, mais
araîtrait d’après re parfaitement s lacunes, et par ponte d'été qui n a déjà découon s’en trouveatre facon jusnte, Un autre étés de Blé qu'on utefuis, se raplité inférieure ; iorât la qualité variétés presque > nom de Démo-
Nouvelle-Ecosse ci ce qu'écrit de cai à cultiver le qu'aucune autre ni de la rouilla, i eu jusqu'à 20 1 grossier, et s’il vatours, Je ne
na, Fitch.)
Blé, l'épi et le que lo chaume a couleur verte.
cte. Los œufs ane, et les Vers ed où il: passent n, là promière
. génération de mouches se montre et dépose ses œufs sur les : Bientôt éclosont les larves vertes ot transparentes , caractéristique mentionnée plus baut :
noms locaux de l'attaque, “
jeunes tigen de Blé.
qui donnent lieu à la Uécoloration l'épi se flétrit et blanchit ; d'où l’un des
silver top (tète d'argent), L'insecte est colui ui dans \ mon dernier rapport était désigné par le nom de “Ver du joint,” qui est proba lement . le plus usité en Canada. Les mouches parfaites de la seconde
IL ÿ avait dans l’histoire de cet insecte ane lacune qui «a
probablaes indigènes ou cultivés, C'est à une
sur le Blé pourra donc à l'avance préparer comme ra les mères au mois de
par le labourage quand elles ÿY auront déposé leurs :œufs,
L'insecte parfait est une jolie petite mouche jaunâtre très active d'environ Lt de pouce de longueur, marquée de trois bandes obscures le long du dos, Quand elle est posée, elle a l'habitude de tenir la quete aatérieure de son Corps très élevée.
D'après les rapports reçus Ces deux dernières annéos, il paruit, malheureusement,
‘que cet insecte étend ses ravages, Outre les dégâts facilemont constatés de IR génération de juillet, je sais convaincu qu'on doit attribuer en bonne Partie à celle d'automne ceux dont on accuse la Mouche de Hosse, Los Ver du Chaumo a été signalé #urtout dans Ontario, à Tuckersmith, Huron, par M. John Bargoss, à Pombroke par M. A. T. White et en particulier aatour d'Ottawa. M. D. James fait montion d'une attaque sérieuse à Thornhill, comté d'York : « Le Ver, dit-il, s'en prond à |4 variété
du Blé de printonps appelée ‘ goose.” Dans mes Champs il fait trois on quatre fois plus de mal que l’année dernière ; 8pproximativement ua épi sur trente est utfocté,.”