‹ Les Fêtes du dieu MinChapitre 47 sur 68 · L'HYMNE DU HPS ‘BJ · texte numérisé non relu

L'HYMNE DU HPS ‘BJ

Le second hymne récité pendant l’accomplissement du rite de l'offrande de la gerbe d'épeautre au taureau esl mis dans la bouche d'un personnage portant le titre À | | XF bps ‘b.3(?). H est, en effet, intitulé ln | YF tom C1 En «hymne dansé du hpë “b.j(?); réciter les formules ». Get hymne n'est conservé intégralement que sur la représentalion de Médinet Habou ; le premier tiers environ en est détruit au Ramesseum.

Qui était ce personnage? Rougé, lisant son ütre xopeh, l'a idenulié avec l'individu marchant derrière le taureau et présentant à deux mains à l'animal la gerbe que vient d'égaliser le roi. Ce nom, dit-11, signifie sans

(6) In Kémi, Il, p. h1-8o.

doule l'attaché au taureau, Get individu aurait done cté au service du taureau, sans que nous puissions d'ailleurs définir la nature de sa fonction

les attributions qu'elle comportait. Je me suis prononcé contre cette identification, et selon moi l'individu tendant la gerbe à deu\ mains était plutôt celui que les textes appellent Sn3.4®, dont le rôle est, d’ailleurs. aussi mal connu que celui du ps Lie ) lui-même.

Si le titre de cet individu était à lire hpÿj, il pourrait être considéré comme un nom d'agent dérivé de la racine hp$, laquelle désignait trois objets différents : a) la patte antérieure d'un animal; b) le bras bumain; c) une arme à lame recourbée en forme de faucille. Ce serait plutôt à la première de ces désignalions que nous aurions à songer, en raison de }a présence du taureau. Le psy aurait été «celui de la patte de derant>, c'està-dire celui qui avait à s'occuper de Fune des pattes antérieures du tanreau blanc consacré au dieu. une foisice dernier immolé et découpé. Peutêtre même aurait-il été le personnage chargé de sacrifier le taureau. Il n’est pas douteux, en effet. que cet animal était récllement sacrifié lors de la panégyrie de Min, de même qu’à la grande fête annuelle d'Horus à Edfou était immolé un ir (e2e), «bœuf». Et de même qu'à Edfou la patte antérieure de droite (ti bkp$ wnmj) du bœuf était soigneusement mise à part pour êlre offerte au dieu (?, de même à Thèbes, lors de la grande «sortie» annuelle de Min-Amon, l’une des pattes de devant du taureau blanc recevait probablement une affectation analogue.

On pourrait encore, d’ailleurs, songer à une autre interprétation de ce itre, en y voyant un duel à lire hp£.wy «celut dont les deux bras sont is ». «le fort en bras». Cette interprétation nous ramènerait, d’ailleurs, à l'idée du sacrificateur, de l'immolateur du taureau consacré.

Ce n’est pas, en réalité, aux deux cuisses d'un animal que nous avons affaire, mais bien plutôt, semble-t-11, à une cuisse 07 et à une corne (b), de sorte que la lecture de ce titre ne saurait être lpÿ, ni ApS.u); sa lecture probable est hp$ “.j(?) «celui de la cuisse et de la corne». Peut-être lorsque était venu, en fin de la cérémonie, le moment de sacrifier le taureau, le prêtre sacrificateur partageait-1l l'animal suivant toute sa longueur

+ O3 Voir ci-dessus, p. 229.

G) Cf. Baocseu, Drei Fest-Kalender, ete., pl. VII-VII (1. 24-26), lexte, et p. 13-

14, traduclion.

LES FÊTES DU DIEU MIN. sé

en deux moitiés, de façon que chacune des deux cornes formâl avec la cuisse du côté correspondant un seul el même merceau. Peut-être aussi le dilre «celui de la cuisse et de la corne» désignait-il précisément le sacrificaleur, à qui incombail la charge de dépecer #insi dans le sens de la longueur le taureau blanc consacré au dieu Min. En tout cas, il est Impossible de définir si ce personnage appartenait à l'ordre sacerdotal, ou s'il étail un simple serviteur d'ordre subalterne.

L'hymne que récitait le sacrificateur, probablement au moment même où le laureau était immolé, ne s’adressait pas seulement à Min, mais encore à deux formes d'Horus, à savoir « Âorus juxhfié» (c'est-à-dire vainqueur de Selh) et + Horus vengeur de son père». Le lexte de Fiymne est, en effet, disposé de la facon suivante :

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