CHAR REPRÉSENTANT LA VILLE DE PARIS
ciers de la Ville : la voile mesme estoit couverte de fleurs de Lys d’or, pour parfaire les armes de la capitale de cet Empire, qui est d’un vaisseau d’argent au chef, semé de fleurs de Lys sans nombre. »
La poésie, comme toujours, était de la fête. Voici les premiers vers d’une longue pièce consacrée au vaisseau légendaire de la Ville de Paris :
Vaisseau qui, sans faire voyage,
Reçois tant de peuples divers,
Et qui, sans changer de rivage,
Vois tous les jours tout l’univers; Tant d'autres nefs, qui, sur les ondes Vont découvrir de nouveaux mondes Afin de butiner leurs biens,
Par ce travail insupportable Qu’ont-elles qui soit comparable Aux richesses que tu contiens?
Tes arts sont comme autant de mines Où les influences divines Font multiplier les trésors;
Et dans sa précieuse arène L’Orient n’a rien que ta Seine Ne fasse éclater sur ses bords!
Ces vers ne semblent-ils pas composés d’hier, pour accompagner au fronton du palais du Champ-de-Mars le blason de la grande capitale ?