‹ Les feuilees d'automneChapitre 28 sur 60 · DICTÉ EN PRÉSENCE DD GLACIER DU RHONE · texte numérisé non relu

DICTÉ EN PRÉSENCE DD GLACIER DU RHONE

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Et la nuit voit briller la voûte sidérale, Gomme le maître autel luit dans la cathédrale.

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Pourquoi livrer mon nid de mousse Si peu fait pour le flot amer, Et, loin de la terre natale.

Donner ma robe nuptiale A déchirer au vent de mer?

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Ils pèsent dans leur main profonde Ce globe où le sol porte l'onde, Gomme à la balance du ciel.

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Tai vu, la nuit, dans la nuée Une croix d'étoiles clouée Comme un labarum éternel.

DÉDAIN

Dans le manuscrit et dans la première édition, cette pièce eat dédiée A lord Byron en 48ii.

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Naître, et ne pas savoir que l'enfance éphémère , Ruisseau de lait qui fuit sous les yeux d'une mère..,

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Si vous n'avez jamais, lorsque la rue est sombre, Sous les vitres d'un bal qui rayonne dans l'ombre, Attendu, dans l'hiver, respirant à demi, Q'une porte s'ouvrît pour voir dans sa lumière, Pour voir un seul moment passer près de sa mère La beauté qui vous aime et vous croit endormi.

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Se mirer au flot de l'arène ; Dormir sous l'arbre du chemin; Être le roi, lorsque la reine Porte son grand sceptre d'ébène D'une blanche et petite main.

A MES AMIS L. B. .ET S-.B

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C'est Rouen qui vous a!...

J'ai souvent fait ce rêve

De l'aller voir avant qu'on ne l'ait démoli.

SODVENIR d'enfance.

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Et ce qui me frappa

Ce fut de voir, tandis qu'adorant le vainqueur,

Paris, fier comme on est quand on n'a qu'un seul cœur^

Qu'on n'est qu'un même peuple, et qu'ensemble on respire,

Chantait en chœur : Veillons au salut de l'empire!

De voir, dans tout ce bruit, l'empereur souverain

Passer grave et muet ainsi qu'un dieu d'airain.

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Déjà pour lui peut-être en son esprit profond, Au fond de sa pensée impénétrable, au fond Du monde ténébreux que son crâne recouvre,

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L'Europe ne fait plus qu'une France géante, Un second pont d'Arcole ouvre une arche béante, D'un Marengo futur le champ est retrouvé, Et d'un autre Austerlitz le soleil s'est levé.

SOLEILS CODCHANTS.

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La nuit monte à son trône, en reine, d'un pas lent ; Un point du ciel est brun, l'autre lutte avec l'ombre, Et déjà, succédant au couchant rouge et sombre, Meurt sur les coteaux noirs le crépuscule blanc.

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Je veux fuir assez loin

Assez pour qu'en passant la murmurante abeille

Vienne bruire à mon oreille

Plus haut que la grande cité.

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Les morts pour qui l'on prie

Ont sur leur lit de terre une herbe plus fleurie.

Ils entendent du ciel le cantique lointain. €eux qu'on oublie, hélas l — leur nuit est plus épaisse. Un ver dans leur cercueil les dévore sans cesse, Et l'orfraie à côté fait l'hymne du festin.

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Préface „ 1

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