‹ Les feuilles d'automne (volume 3)Chapitre 17 sur 48 · A MADAME MARIE M · texte numérisé non relu

A MADAME MARIE M

Oli î votre œil est timide et votre front est doux ; Mais quoique par pudeur et par pitié pour nous,

Vous teniez secrète votre âme , Quand du souffle d'en haut votre cœur est touché , Votre cœur, conune un feu sous la cendre caché,

Soudain étincelle et s'enflamme.

Élevez-la souvent ^ cette voix qui se tait.

Quand vous vîntes au jour un rossignol chantait ;

Un astre charmant vous vit naître.

Enfant , pour vous marquer du poétique sceau , Vous eûtes au chevet de votre heureux berceau

Un dieu , votre père ï>eut-étre !

Deux vierges , Poésie et Musique , deux sœurs , Vous font une pensée infinie en douceurs;

Votre génie a deux aurores , Et votre esprit tantôt s'epancbe en vers touchants , Tantôt sur le clavier, qui frémit sous vos chants ,

S'éparpille en notes sonores!

Oh ! vous faites rêver le poète , le soir !

Souvent il songe à vous lorsque le ciel est noir ,

Quand minuit déroule ses voiles ; Car Tâme du poète, âme d'ombre et d'amour, Est une fleur des nuits qui s*ouvre après le jour

Et s'épanouit aux étoiles!

Décembre 1830.

Qui dtfiiiie au pauvre prête & Dieu.

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