plus chevelus, ayant plus de rayons, plus radieux
Ce poème offre un bon appui à ces critiques qui disent de V. Hugo (lu'il n'avait ni d'originalité ni d'idées, que ces pensées sont des lieux communs. Sans doute ont-ils raison, mais c'est là justement que sa grandeur se révèle. On ne lit pas Hugo pour
y trouver des nouvelleï lumières sur les hautes questions de la philosophie et de la morale, . . . qu'on ne comprend pas. C'est parce que le poète partage les sentiments de chaque lecteur, même de l'intelligence la plus médiocre, et qu'il les énonce d'une memière gracieuse, pi^étique et sympathique qu'on le lit et qu'on l'aime. C'est l'appel ]3ersonnel d'un honnne " oi like passions with ourselves."
Selon Hugo le poète a un double domaine, la nature et la société. A ce propos on se rappelle sa préface de Rayons et Ombres : ■' Le poète met dans ses œuvres les conseils du temps présent, les esquisses rêveuses de l'avenir, le reflet, tantôt éblouissant, tantôt sinistre, des événements contemporains; les panthéons, les tombeaux, les ruines, les souvenirs, la charité pour les pauvTes, la tendresse pour les misérables, les saisons, le soleil, les champs, la mer, les montagnes, les coups d'œil furtifs dans le sanctuaire de l'âme. . . . Tout poite \'éritable doit contenir la somme des idées de son temps."
Dante (Alighieri), célèbre poète italien, né à Florence. 1-xilc de Florence, à cause de ses opinions politiques, il habita successivement Paris et Ravenne. Auteur de la Divine Comédie. I est regardé comme le père de la poésie italienne (1265-1321).
Quoi qu'il eût beaucoup de sensibilité Hugo n'a éprou\é que peu les passions de l'amour, et il n'y a consacré que peu de ses vers, même écrits dans sa jeunesse. On disait " Les fenmies n'aiment pas Victor Hugo."
un astre : Adèle Foucher, fille d'un ami de sa famille, élevée presque à ses côtés, et qu'il épousa le 12 octobre 1822. Elle mourut en 1868. C'est elle qui a écrit " Victor Hugo : raconté par un témoin de sa vie."
L'un des sentiments les plus profonds de Victor Hugo c'était son amour pour les enfants.
la bulle, c.à.d., bulle de savon.
la muse : Suivant les anciens, les neuf Muses, lilles de J upiter et de Mnémosyne, présidaient aux arts libéraux, surtout à l'éloquence et à la poésie Elles s'appelaient Cho, Euterpe, Thalie, Melpomène, Terpsichore, Erato, Polymnie, Uranie, Calliope.
les péris, génies ou fées chez les Orientaux.
rondes, danses.