CoLtectanea. n
pour sa part à montrer que la polygamie est en opposition avec
le droit naturel.
troisième proposition. La poluqamie simultanée fut défendue La loi démo-
' u u . nogamie <i été
dès le principe, selon la doctrine la plus probable de par le droit établie piimiti-
r ' ' . ■ • veinent par
divin positif; mais cette défense de droit divin non moins que Dieu^ de droit naturel secondaire [ut levée ensuite dans l'Ancienne Loi par une dispense divine, que le Christ à son tour- est venu retirer entièrement.
Explication et preuve.
I. Dans Yinstitution primitive du mariage, Dieu a prescrit la monogamie et défendu la polygamie : ceci ressort, au moins avec grande probabilité, du l'ail même de la création d'un seul homme et d'une seule femme, el surtout des paroles d'Adam inspiré par Dieu : « c'est pourquoi l'homme abandonnera son père et sa mère et il s'attachera à son épouse, et ils ne seront plus qu'une seule chair à deux » (l).
Interprétant ces paroles, Innocent 111, cliap. 8, X, IV, 19, en tire l'argument suivant : « Elle (l'Ecriture) ne dit pas : (Dieu en créa) trois ou plus encore, mais seulement deux ; elle ne dit pas non plus : il s'attachera à ses épouses mais à son épouse. Personne n'a jamais pu avoir plusieurs femmes à la fois, sans y être autorisé par une. révélation divine ; alors seulement on peut appeler cet usage licite, et c'est ainsi... que les Patriarches et les autres justes, dont on dit (pi'ils ont eu en même temps plusieurs épouses, n'ont pas commis d'adultère ».
Le Concile de Trente. Sess. XXIV, De sacram. matrimonii, suppose lui aussi que les paroles d'Adam enseignent l'unité du mariage, puisqu'il dit : « \olre-Seigneur a enseigné plus ouvertement que le lien du mariage n'unit que deux personnes, lorsque, rapportant ces dernières paroles fils ne seront plus qu'une chair à deux) comme prononcées par Dieu lui-même, il a ajouté : c'est pourquoi ils ne sont, plus deux mais une seule chair ». Comme le fait remarquer Palmieri (2). « si Notre-Seinneur. expliquant les paroles d'Adam, qui sont paroles divines, a enseigné plus ouvertement l'unité du mariage, il faut en conclure que Dieu l'avait déjà assez ouvertement enseignée, c'est-à-dire ordonnée dès le