I. Prenons d'abord le mariage ratum non i
t\itutn y
1° Mous disons que la profession relitfieut Le mariage ratum non consommé <-t a fortiori l« n légitime non consommai qui ne constitue qu'un Lien moi rme Peu importe que le <->ii|..ini qui entre ainsi en Relig > quitté
Légitimement Le toit conjugal, .1 La faveur du }>n\i
aux nouveaux é| \ pendant Les deux premiers mois du
riage, ou bien qu'il ail outrepas droit el soit parti il! -
Limement.
Par contre, le mariage ratum n'est plus consommé; et cela de quelque manière que la consommation • •il lieu, même si le mari a employé la \i«>lence 1 ^a fem:
pendant l<*s deux premiers mois dont nous venons de parler. Sans doute dans ce cas, il reste Loisible à L'épouse d*entr< ligion, même en dépil de son mari, et d'j émettre des vœux lennels ; mais ceux-ci n<i dissolvent {>a- son mai et le m.iri
Laissé seul ne peul pas contracter de nouvelle alliance (*). par ia pro/es- 2° La seule profession solennelle est douée de ^iTka-
solennelU, «^ . .
cité : par conséquent ni Le vœu d entrer en Religion ne Buint, ni
l'entrée elle-même, ni la professi les vœux simples, ni la
ception des Ordres sacrés : ne vaut --t que la seule p
fession solennelle, dans un Ordre régulier strictement d'il (a
I \ • . W \ - F'hrner. o. c, p. 30 I, n"
Schmaucoioeber, sur le 1 III Decr., au tit. 32. n" 11-14.
2. Pour la distinction entn \ \ simples t solennels, consultez Verxbbss lielitnosis Institutis et Perso- éd., Brupi>. 1904. p. 13 5. : Pc BrabaM'
Van Coilt.ie. o I 565 et les auteurs qui y sonl cités.
PROPRIÉTÉS Dl LIEN CpNJUGAL '^07
Cette efficacité des vœux solennels est sanctionnée juridiquement, dans les Décrétâtes, par Alexandre III, ch. 2 (l) et T. X, III, 32, et par Innocent III, ch. li. ibidem; elle est enseignée et confirmée par anathème clans la sess. XXIVe du Concile de Trente, can. 6 (2).
hivers autres documents ecclésiastiques parlent encore dans à l'exclusion
1 ' du vœu simple,
le même sens : spécialement la déclaration de Pie /.Y, en date du 25 janv. 1861, décrétant : « que le mariage ratum et non consommé n'est dissous que par la profession solennelle, cl non par la profession des vœux simples » (3). Benoit XIV. De Synodo diœc. I. \lll. chap. 12, n° 9 tient la même doctrine (').
Il suit de là que les vœux simples, émis dans la Société de Jésus après deux ans de noviciat, ne dissolvent aucunement le mariage ratum. Certains auteurs soutenaient jadis le contraire, invoquant la Const. de Grégoire XIII. en date du 25 niai 1Ô84, Ascendente l)<,min<>: mais ce document pontifical, s'il reconnaît
1. « Toutefois, même après avoir contracté mariage par un consentement Légitime et actuel, il est loisible à l'une des parties, même contre le gré de l'autre, d'embrasser la vie monastique, comme certains Saints l'ont lait pour obéir à l'appel divin, pourvu cependant que les époux n'aient pas établi déjà les relations conjugales. Si l'autre conjoint, dûment averti, ne veut pas observer la continence, il lui est permis de contracter un second mariage, puisque ces époux ne sont pas devenus une seule chair : et que conséquemment le premier peut parfaitement passer à Dieu et le second rester dans le monde ».
2. « Si quelqu'un dit que le mariage ratum non consommé n'est pas dissous par la profession religieuse solennelle de l'un des époux, qu'il soii anathème ». Fahrner, o. c, p. 291-206, expose comment les Protestants ont fourni au Concile l'occasion de porter ce décret.
3. Fahrner, o. c, p. 195, en appelle ici, mais à tort, au témoignage confîrmatoire de Bouiface VIII, chap. unique, tit. 15, III, au VI0 Decr.. qui décrète que seul le voeu solennel, à l'exclusion du vœu simple, est capable « d'annuler le mariage contracté après fpost contractum) ». Le Souverain Pontife parle en effet du mariage postérieur, non 'intérieur au vœu, comme tout le contexte le montre, non moins que Le rapprochement d'avec le chap. unique, tit. VI, Extrav, de Jean XXII. Du reste, si Bpniface avait eu en vue le mariage déjà contracté, sa déclaration comprendrait aussi le vœu solennisé dans la réception de l'Ordre: ce qui ne peut se soutenir, comme nous le verrons tantôt. Voyez aussi plus loin, aux n°* 284 et 285.
4. « II faut remarquer cependant que ce privilège n'a été accordé qu'a la profession religieuse faite dans un Ordre approuvé, où l'émission des vœux de chasteté, de pauvreté et d'obéissance a l'efficacité et le caractère de vœux solennels : et nullement à la profession ccutumière dans certaines associations de femmes pieuses... dont les vœux sont considérés non comme solennels mais comme simples par la jurisprudence constante et uniforme des tribunaux de la Rote et de la Congrégation du Concile. Fréquemment ces tribunaux se sont prononcés pour la validité des mariages contractés après l'émission de ces vœux-là. précisément parce qu'ils ont le caractère de vœux simples et non de vœux solennel- Benoît XIV ajoute < ncore. dans le même oassage, qu'il s'agit de vœux solennels
comprenant le v-pu de chasteté parfaite, si bien que le mariage ratum ne se roil pas dissous par la profession même solennelle, dan- les ordres militaires qui n'ont pas le yœu de chasteté absolue, mais seulement celui de chasteté conjugale pour l'ordinaire, ou* celui de s'abstenir des second- noces o. Cf auss Fryi De imp.. n ' 515 note i
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dissoudre le mai ia ;e en <|u bien qu ilf
aussi un empéi liemenl dii imanl .< loui m
es! clairement enseigne* pai le pape J**an \\ll /
unique, ni . \ I i Uésiranl < • >upei court a une i ieille •
verse noua déclarons pai le présent que I-
lennisè par la n n de l'Ordre l"if être tenu p
ficace, d'après les règles canoniques, en tant qu'cmpêchei
dirimanl de mariage à conti >u contrat té api •
sion ; mais quant à dissoudre le m* <ii><u<i
vant, même le mariage non consomma pula, il
doit être tenu /»<,;//• inefficace, <;u ni dans le droit divin, ni d
les saints canons nous ne trouvons cela établi ». Voir plus loin
au n" :
Concluons notre exposé en notant que le mariage n*< par le vœu solennel qu'au moment même de la pro il résulte que le conjoint resté dans le monde ne peut marier avant ce jour-là. Or, la loi canonique <1<i 19 mars lv édictée par la S. I . des Ordres Régul ers, rescrit d'abord un an complet de novicial précédant les vœux simples, «-t ensuit ans d'intervalle avant la profession solennelle roule
le pape Pie l\. dans sa déclaration de 1861, ajoute que le lulant. ^«>it mari soit femme, pourrait recourir i au S. S i ge pour obtenir la faculté d'émettre sans délai ses eux s lenneta Cf. l-i m . De Imp., n 519.
tt et de far h \\° Toute cette question i — irlit au droit ecclésiastique:
droit purement ,
'siastiftiê. c esl lEghse <|ui exerce ici son pouvoir, non pas -'ii son nom propre, comme dans le cas où elle promulgue des lois purement