LE DÉFAIT DE CONSENTEMENT DES PARENTS
que celui-ci soit régulièrement défendu à ceux qui sont liés par l'un des quatre autres vœux susmentionnés : m effet, l'accomplis semenl de ces vœux esl ordinairemenl incompatible avec l'étal de mariage.
Nous disons régulièrement : car dans un cas toul à fait excep tionnel, el pour un motif 1res grave, par exemple pour Légitimer un enfant, on pourrait permettre le mariage nonobstant le vœu de chasteté ou de virginité, le vœu d'entrer en religion ou de recevoir les Ordres. Mais encore faudrait-il alors le consentement de l'autre partie, de façon à ne pas léser ses droits, et en outre il faudrait l'assurance que le vœu sera observé (]).
Vote. Mous avons <lil plus haut, au n° 136, à quoi sont tenus les époux qui auraient contracté mariage eu enfreignant l'un de vœux.
Article 4. Le défaut de consentement ou le dissentiment
des parents.
Droit en vigueur.
Le dissentiment des parents constitue ordinairement un empê- Le dissentiment chement prohibitif, mai* non un empêchement dirimant. constitue ordi-
La fteure de notre assertion se trouve au cb. I De Reformatione "e^pZlTm^iT Mulrimonii. Sess. XXIV, où le Concile de Trente dit expressément Pr<>hïKtif. que sans le consentement des parents les mariages contractés sont valides niais Ht ici tes (-).
D'ailleurs cette prohibition découle des principes mêmes du droit naturel. Ceux-ci réprouvenl par-cil mariage, contracté sans l'approbation, el surtout malgré le dissentiment 'les parents, puisque l'honneur et la soumission dus à ceux-ci exigent que leur consentement soit demandé dan- une affaire de si grande importance, et à plus forte raison que les enfants ne la concluent pas
1. Il ne suffit pas ,i«. |a seule intention d'entrer en religion avant que le mariage n'ail été consommé; il faudrait encore l'existence d'un motif grave el pressant, el de plus que 1rs droits de l'autre partie soient intacts el qu'on ail des garantit - suffisantes touchant l'observation du voeu
D ordinaire on ne, p. .meut permettre mm plus le mariage de deux personnes liées de pari et d'autre par le vœu (!<■ chasteté, el qui connaissant leur vœu réciproque oumettraienl à la ci ndition de garder la chasteté : pareil mariage 3erail plein d< périls, et l'on ne pourrait passer outre que dans des circonstances exceptionnelles.
Li S Synode prononce l'anathéme — contre ceus qui affirment faussement que les mariages contractés par les jeunes gens sans te consentemenl de leurs pa renta sont nuls, et que les parents peuvent i. - valider ou les annuler a leur gré
néanmoins la Sainte Ëglise, 1 -1rs motifs parfaitement plausibles, .1 toujours dé
testé et défendu ces union- \ ,9gj |e Catech, Cm,. . Trid., P. II, ch. VIII,§32
FlANÇAfl 1 1 - H M mu \<;i 25
Il I . I I \ I I I > I <
lire li m yoloi que I im cpéi
doil l< s inv ii- i i demanda
Mou di 01 dinâii cnu ni. pai - - qti il ai 1 1\
ment que le mai ia consentement . (ou môme i il t"» rm
.1 quand, 6 rai / impossibilité de i temp
b quand les parents, bien que rlûmi rants, refusent, tan
Devoirs du curé.
III engagera les enfants en générai à m lilles m mariage sans avoii consulté leurs ; fonl opposition pour de justes motifs, il les jeunes gens de leur projet.
Quand les fiancés >•■ plaignent de lfo| >n inj
leurs parents, le curé ne I \ à La lé
souvenl illusion el sont aveuglés par la passion: mais il • minera sérieusement toutes les circonsta
S'il découvre que l'opposition esl injustifiée, il prudemmenl d'amener les parents à donner leu »'i en attendant, il invitera Les fiancés au respect et à la
Si Les parents maintiennent obstinément leur opposition et que les fiancés refusent de se désister, il en référera au jugement de l'Evoque; il pourra cependant so disp< - >ii recours
dans le cas où L'opposition des parents est évidemment déi nable, et quo d'autre part les formalité - par la loi ci
ont déjà été observées (2).
Nous ajoutons cette condition concernant Les tonnai' pour éviter que le curé n'entre on conflit nxoç la loi. Commp nous l'avons dit plus haut, il ne peut s'expi - iflit que pour
un motif très grave, et seulement après insulté l'Evéque.
1. • Les' motifs - ots sont le plu- souvent: que le mariage causerait un grand déshonneur à la famille, ou amènerait du scandale ">ns ou d'au- Ires maux graves : que l'enfant veut se marier à une personne indigne ou incapable. c'est-à-dire, mal famée et d'une mauvaise conduite, ou de condition trop inférieure, ou de santé très délicate, ou incapable de diriger une maison, et surtout d*él< des enfants honnêtement et chrétiennement i Theoi.. Mechl.. o. c, n* 10. qu. 5.
2. Il ne faut pas non plus recourir à l'Evéque. dans le cas où il esl évidemment impossible de demander le consentement des pare: -