‹ Les fiançailles et le mariage;Chapitre 297 sur 500 · Chapitre IL LES EMPECHEMENTS DIRIMANTS · texte numérisé non relu

Chapitre IL LES EMPECHEMENTS DIRIMANTS

Première Série

les empêchements dirimants fondés sur le défaut

de consentement.

Article i. L'Empêchement de l'Erreur.

Définition.

L'erreur consiste non dans la simple ignorance, mai- dans l'idée Définition. fausse qu'on se fait d'une chose, 'si bien qu'on' la croil autre qu'elle n'est en réalité.

En matière d<> mariage, on peut distinguer l" l'erreur de /ail. <|ui porte sur la personne physique <>u sur sa qualité (l) ;

?" ri l'erreur de droit, qui porte sur la nature même «lu mariage ou sur -ex propriétés. L'erreur soit de droit, soil de fail ©si concomitante, quand elle n'influe poinl sur le mariage, de telle ><>rie que, si on Taxait découverte à temps, on n'en eût pas moins contracté mariage, bien que peut-être moins allègrement : elle esl antécédente quand elle influe tellement sur le contrai qu'on ne l'eût pas passe, si on s'en était \<>\\(}\\ compte,

Droit en vigueur. 2so.

I. L'erreur de fait I" su; la personne physique (2) : qu'elle /aitZrTùien.

titi de la personne constitue I. Parmi les qualités de la personne, la condition libre ou Ben il e occupe une place un cmp'che- :> pari : nous «mi traitons spécialement à l'articli ment diri- '-'■ Cette erreur ne pourra guère se produire gue dans les mariages par procuration. mont-

/ antéi i </< ni> mitante i i iru ii»l< ou

un i:,i di mat

i i rai$em en • ' que l< i itrimoni

ture, poi '• i nticlh menl -m i

i l'ul.JH .--. i,li. | .In , ,,n

intiellement \ i< ié

L'en eut -m In (futilité de hi /

/'////<•. //« (ttrtme / tu !<■ mm i>i>/,

i < me ni > i >l< iot, elle m- r annule /<

'/< . identellement et />> i '

Explication et Preuves.

Il va 'I'' -"i «|"'" l'crreui :omitante mu la qualité de la

sonne ne i"-i le .m- un.- atteinte fi l» validité -lu m.

M en cal 'le même, régulièrement el t/< lot, poui l'errern anté cédente. l-.ii effet, dès qu'il 5 a identité de personne, l'ol sentie] du consentement subsiste pour l'ordinaire, vu qu'il p< sur la personne elle-même; la qualité de celle-ci n'es! •!•• qu'une circonstance accidentelle et, i»ai conséquent, 1» consentemenl n'est pas dès loi - subslantiellem< |

Comme preuve indirecte, ajoutons que si le mai valide ;i cause • !<• l'erreur sur la qualité de !■ rail

là une source de contestations continuelles el d'instabilité poui l'institution du mariage lui mêmt .

« Le mariage reste valide, même dans le cas «ai l'un «!• tractants a été trompé par dol ou par fraude;... celle-ci ne n%n<l

pas I-- contrai rescindable, c me (•«•lui des fiançaiH< que

\o mariage est de sa nature Indissoluble: il tant alors, autant que possible, réparer l'injustice commise [-ai- un autre moyen »•

On pourrai I objecter (pi'1 le contractant se sérail d< - - s'il avail à temps reconnu -<>n erreur. Mai- remarquez que de il a consenti, et que son consentement a porté sur l'ob •• ssenlîel du contrat; il n"\ a pas ;i se demander ce qu'il amait fait, mai- ce qu'il a fait en réalite1. Voyez plu- haut le n x ràfpM par e.\- Accidentellement «-t par exception il peut s»' faire pourtant que le consent«%moiit soit substantiellement vicié par suite de l'erreur sur la qualité de la personne. Ce cas se présente :

cettion.

i L'erreur... sur la qiialil>- D'empêché pas k consentement ou mar '..<ù>- Pierre Lombard, 1. IV Senf., D. \'\\ \ 2. Tiii.it. IIechl., o. c, u" 67, qju. ?.

Page 1