I. INSTRUCTION \ DONN1 R PAR U COXFI 5SI I
A. Sur l'usage du mariage.
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fera instruire, comme nous l'avons «lit plus haut. i* sur Vusagê l> Si les Gancés ['interrogent sw ce qui est licite ei illicite
dans le mariage^ il leur exposera brièvement les principes que nous avons établis dans le cour< de noir- traité, principes qui régissent toute cette mati \ d'après les s les pénit
pourront en toute sûreté régiei leur consience. Les i »ici sumé :
a l'acte conjugal est légitime, el même les époux y sont tenus l'un envers l'autre, en stricte jus }> est permis en
tout ce qui a pour fin la procréation des enfai ts; dement aussi sont exempts de faute, du moins de faute mortelle, tous les actes qui n'auraient pas cl i i ur but la concep-
tion, pourvu qu'ils ne s'opposent p s sitivement à la fin de la génération: d) il y a péché grave dans tout usage du mari positivement contraire à la fin de la srénération : en particulier l'onanisme est une faute mortelle et contre nature, car cette pratique criminelle détruit radicalement la fin poursuivie par le Créa-
teur, et provoque dès cette vie la vengeance de la Justice divine.
Il est bon d'instruire les fiancés en ce sens, même s'ils n'interrogent pas, à moins qu'ils n'aient déjà été avertis par le curé, <>u qu'on ne les sache suffisamment au courant de leurs devoirs, ou de conduite absolument irréprochable ; de cette façon le mal est prévenu, et l'on n'a pas à y porter remède quand il est trop tard.
Le confesseur dira aussi à ces pénitents que, d'une part ils doivent éviter les scrupules exagérés dans l'usage du mariage, mais que d'autre part ils doivent observer en tout l'honnêteté naturelle; que les époux doivent avoir conscience de la dignité de lacté qu'ils posent et se souvenir des paroles du jeune Tobie à sa chaste épouse : « Nous sommes les enfants des saints, et nous ne devons pas nous marier comme les païens qui ne connaissenl point Dieu », et de celles de l'archange Raphaël au même Tobie : « Ceux qui s'engagent dans le mariage en bannissant Dieu de leur cœur et de leur esprit, et en s'abandonnant à leur passion comme le cheval et le mulet qui n'ont pas d'intelligence, tombent au pouvoir du démon » (').
Enfin il leur conseillera de retourner à confesse quelque temps après leur mariage pour demander et recevoir la solution des inquiétudes qu'ils pourraient avoir au sujet de leur état et de leurs devoirs (2).
2° Aux Epoux :
a/ s'ils ne confessent ni ne demandent quoi que ce soil an sujet de l'usage du mariage, le plus souvent, sauf s'il s'agit d'époux dont la parfaite moralité est connue, il sera bon de leur demander en général s'ils ont bien rempli les devoirs de leur état. Même, si le confesseur soupçonne de graves infractions, il s'enquerra de plus près, et invitera discrètement l'intéressé à déiclarer ouvertement ses fautes; il évitera par là que sa négligence ne soit cause que des conjoints continuent à vivre dans le péché. Voyez les principes et les règles proposés plus haut, aux nos 1 13 ss., à propos de l'onanisme.
Il s'acquittera de ce devoir avec prudence, pour ne pas ap-
1 Tob VIII ^ et VI. 17. Voyez aussi le BU Rom., lit. VII. ch. L, n* 17, et » que nous'dirons sous c/, au 3% Ce! avis s'adresse srortoul au mari, qui parfois, pai une conduite sans ménagements, offense 1res gravement, dès 1' seuil môme de La vu conjugale, la modestie de son épouse, et s'aliène son esprit sans retour.