‹ Les fiancailles et le mariageChapitre 2 sur 30 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

L'accueil si bienveillant fait à la première édition de ce travail, nous a imposé le devoir de le reviser avec soin, de le compléter et de le mettre en accord avec les dispositions du nouveau Code de Droit Canon. On y trouvera la solution bien des difficultés et de bien des doutes qu'avaient soulevés les commentateurs du Décret Ne temere, ce qui nous a pennis d'être plus bref, en ne donnant souvent que le texte même des canons du Codex juris canonici, texte assez clair par lui-même pour se passer de commentaires. Nous nous sommes préocupé exclusivement de la partie pratique du mariage, c'est-à-dire des conditions de sa célébration, selon les règles indiquées déjà par le Décret Ne temere. En outre, pour l'utilité des pasteurs et de ceux qui ont à s'occuper de la célébration des mariages, nous avons indiqué les principaux changements introduits dans les bans du mariage et ses empêchements, soit impédients, soit surtout dérimants.

Enfin, vu la fréquence déplorable des mariages mixtes là où les catholiques vivent en contact habituel avec les protestants, nous avons cru devoir réunir en un chapitre spécial tout ce qui a rapport à ces sortes de mariages.

Tout notre désir est de venir en aide à tant de prêtres qui, engagés dans un ministère absorbant, n'ont pas le loisir de s'appliquer à une étude approfondie des nouvelles règles canoniques. Comme il n'a paru encore aucun commentaire du nouveau Code, nos assertions n'ont d'autre autorité que celle du Code ou la nôtre. Si donc on rencontrait dans cet opuscule quelque omission ou quelque erreur nous serions

reconnaissants à ceux qui auraient la charité de nous en avertir.

Les paragraphes qui sont la traduction même du Code sont mis entre guillemets et le chiffre placé à la fin, entre parenthèses indique le numéro du canon qui les contient-

De toutes les lettres de félicitations que nous avons reçues à l'occasion de notre premier travail, nous ne reproduirons que celle de son Eminence, le Cardinal Bégin; nous remercions vivement son Eminence de ce précieux encouragement ainsi que tous ceux qui ont bien voulu nous donner, soit par lettres privées, soit par articles de journaux, une appréciation favorable de notre brochure.

Observation. — Les prescriptions du nouveau Code de Droit Canon n'auront force de loi qu'à partir de la solennité de la Pentecôte, 1918; mais il ne faudrait pas oublier que les règles du Décret Ne Temere, au sujet de la célébration du mariage, sont en vigueur depuis la fête de Pâques 1908, et qu'elles sont reproduites presqu'intégralement dans le nouveau Code.

Leur célébration canonique

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