Au contraire ne sont pas soumis à cette loi
1° Ceux qui ont été baptisés hérétiques ou schismatiques par la volonté de leurs parents, et ont persévéré dans l'hérésie ou le schisme, quand même leurs parents seraient catholiques.
2° Et réciproquement, les enfants des non-catholiques, quand même ils auraient été baptisés dans l'Eglise catholique, s'ils ont été élevés dès leur enfance dans l'hérésie, le schisme, l 'infidélité ou sans aucune religion.
Jusqu'ici, en ce qui concerne le mariage, on appelait hérétiques ceux qui quoiqu 'ayant été baptisés dans l'Eglise catholique, avaient passé à l'hérésie avant l'âge de sept ans, ainsi que ceux qui avaient apostasie de leur propre volonté. Aujourd'hui ces deux catégories d'hérétiques ne jouissent plus de l'exemption accordée aux hérétiques; elles restent soumises à la nouvelle loi, soit que ces hérétiques contractent avec des catholiques, soit qu'ils contractent entre eux ou avec ceux qui ont toujours été hérétiques. Leurs mariages, s'ils sont clandestins, sont invalides.
3° Les catholiques du rite oriental.
28. — Il y a cependant une exception pour l'Allemagne et la Hongrie, pays où les mariages mixtes clandestins, entre
deux personnes dont l'une est catholique et l'autre héritique, sont encore valides, quoique contractés en dehors de la présence du Curé; mais il faut que la partie hérétique soit baptisée; si elle ne l'était pas, ce mariage serait nul, même avec une dispense de disparité de culte.
En outre cette exception en faveur des mariages mixtes, n'est que pour les personnes qui sont nées dans l'un de ces deux pays et y contractent leur mariage.
Enfin, quoique le privilège de la validité des mariages mixtes clandestins acordé d'abord à l'Allemagne, ait été ensuite étendue à la Hongrie, il n'y a pas cependant de relation réciproque entre les deux pays; c'est-à-dire que les allemands ne peuvent se marier validement de cette manière en Hongrie, ni les hongrois en Allemagne, ni des hongrois avec des allemands dans aucun des deux pays. (S. C. des Sacr. 18 juin 1909.)
Au Canada et aux Etats-Unis, comme dans d'autres pays, les mariages mixtes clandestins ont été valides jusqu'à la mise en vigueur du Décret Ne Temere, fête de Pâques 1908; depuis cette époque ils ne le sont plus.