SCÈNE II
FREDIANO, puis MONTFLEURY.
FREDIANO, sortant des ruiues à droite.
Oui, Delmonte disait vrai : c’était bien un des nôtres... ♦
MONTFLEURY, entrant par le fond, suivi de deux pa^fsans.
Par ici, mes braves!..
FREDIANO.
Montfleury !..
MONTFLF.URT.
Le seigneur Frediano !..
FREDIANO.
Qui vous amène ici?..
MONTFLEÜRÏ.
Nous venons chercher quelqu’un.
FREDIANO.
Quelqu’un ?
MONTFLEÜRT.
Quelqu’un.,, qui ne marche plus, et que ces messieurs porteront... Ah çà! et vous-même?..
LES FIâHCÉS d’ALBANO.
FREDIANO.
Nous sommes ici, mes amis el moi, afin d’enlever le corps de Giovanno, qui est mort.
MOKTFLEURY.
Eh ! c'est précisément pour lui que nous sommes venus.
FREDIANO.
Pauvre Giovanno ! la balle d’une carabine l’a frappé au front.
MONTFLEDRT.
Oui.
FREDIANO.
Un Viterbi aura dirigé l’arme...
MONTFLEURT.
Un Viterbi?.. oui...
FREDIANO.
Et Je leur tendais la main ! et j’allais unir ma fille à Micaêl !..
MONTFLEÜBt.
Eh bien?..
FREDIANO.
Delmonte va partir avec un ordre de moi... ma maison sera fermée à Micaël, et tout projet d’alliance à jamais rompu entre eux et nous.
MONTFLEURV.
Vous reprenez votre parole !.. c’est impossible'..
FREDIANO.
Impossible?.. Vous ne savez donc pas que Giovanno était mon parent?
MONTFLEURT.
Je le sais.
FREDIANO.
Vous ne savez donc pas qu’il était renlpli d’honneur et de courage?
t MONTFLEURT.
Je le sais.
FREDIANO.
Vous ne savez donc pas qu’il est mort? mort!!... entendezvous?
MONTFLEURT.
Je le sais très-bien, c’est moi qui l’ai tué.
FREDIANO, avec colère.
Vous !..
MONTFLEURT.
Oh! mais non pas par une horrible trahison, entenUirz-vous. C’était un duel, un bon et honorable duel.
FREDIANO.
Un duel!., la preuve?..
MONTFLEURT.
11 m’est facile de vous la donner : comme nous n'iivioiis pas de témoins sous la main, nous avons, l’un et l’autre, signé cette
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