‹ Les fiances d'Albano drame en cinq actesChapitre 33 sur 76 · ACTE III, TABLEAÜ I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, TABLEAÜ I, SCÈNE IV

FREDIANO.

Tant mieux, on croira que c’est la honte qui fait rougir ton front.

DELMOTTE.

Malheureux!

FREDIANO. ■

AU ms, 'rêve de colère et de menace; pour la dernière fois, rends -moi ce papier et séparons-nous.

' DELMONTE. ' ' .

Ce papier?... je l'ai dit d’attendre encore.

FREDIANO.

Pourquoi?... (Oa entend le chant rvligieui, mais tout à tait au loin.)

DELMONTE.

Parce que, tout à l’heure, leurs chants n’arriveront plus jusqu'à nous, et tes cris n’arriveront plus jusqu’à eux.

FREDIANO.

Oses- tu me menacer!... (ll veut s’élancer vers sa carabine qu’il a placée près d'un arbre.)

DELMONTE, se plaçant sur le chemin.

N’essaye pas de prendre celle arme, n’essaye pas de me résister ; Andrea n’appartiendra pas à un autre, je te l’ai dit. Elle sera ma femme, tu vas me le jurer dans cette sainte chapelle.

FREDIANO.

Jamais!

DELMONTE.

Tu vas me le jurer... ou mourir!

FREDIANO.

Plutôt mille fois la mort, que la honte de t’appeler mon fils!

DELMONTE, le frappant.

Eh bien !... meurs donc, alorsl...

FREDIANO.

Assassin. . . assassin ! . . (i i tombe.) ,

DELMONTE.

Je la porterai' maintenant, cette lettre qui défend 1e mariage entre mon rival et ta fille; ce n’est plus seuletnent l’ordre d’un père, c’est la dernière volonté d’un mourant! (ii s'éloigne par le fond. Pendant ce temps Frediauo s’est traîné jusqu’à sa carabine. Au moment où Dclmonte va se perdre dans les ruines, Frediano se soulève, l’ajuste, tire et retombe. Il pousse un cri.) Ah!.... blcSSé!.... blCSSé!.... (il disparaît.)

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