SCÈNE II
Les mêmes, DELMONTE.
Ginevra... avant de fermer la porte, regarde si personne tt’était derrière moi...
• CINEVRA.
Non, personne.
DELMONTE.
Bien !... (pendant qn’elleremra la porte:) Je mc tTOmpais... 00 06 m’a pas suivi.
STEFANA, qui a regardé ton frère.
Ginevra a raison, frère... te voilà tout défait.
40 LBS FIANCÉS d’aLBANO.
DELMONTE , cherchât à se contenir.
Oui, c’cst la fatigue. J’ai beaucoup marché, aujourd’hui.
STEFAISA.
Avec Frediano?..
DELMONTE.
•Oui.
GINEVRA, qui a regardé son maître.
On dirait que tu trembles, maître?
Moi... oui... J’ai eu très-chaud, et le vent qui s’est levé tout a coup m’a glacé.
STEFANA
Vite, du feu I
GINEVRA, sortant.
Oui, maîtresse. (Oelmonte cherche à gagner le fauteuil; mais set foroet le trahissent, il chancelle.)
STEFANA, courant A lui.
Tes genoux fléchissent...
DELMONTE, s’appuyant sur Stefana qui le conduit au fauteuil,
La longue route que j’ai faite m’a épuisé..,
STEFANA, hésitant.
Tu n’as pas vu Micaël?
DELMONTE.
Micaël? si.
STEFANA, arec effroi. '
Tu l’as vu?
DELMONTE.
Oui... de loin... et j’ai pu seulement lui crier que son mariage était rompu.
STEFANA
Rompu... oui, il l’a été un moment; mais Micaël aura revu Frediano, qui se sera laissé toucher par ses prières... par ses larmes.
Non.
STEFANA
Non? Tu sais que Frediano...
DELMONTE.
Frediano... qui devait aecompagner, jusqu’au village, le corps de son parent, a écrit à Andrea que toute alliance avec les Viterbi était impossible... sacrilège... Et il défend à Micaël de franchir le seuil de sa maison. ‘
STEFANA
Tu as VU cette lettre?
DELMONTE.
La voilà... Tiens... tu peux la lire...
STEFANA, la prenant.
Ah! (Pendant qu’elle lit, Oinevra allume le feu.)