ACTE. III, TABLE.\Ü U, SCiNE II. il
GIISEVRA.
Voilà du feu... rcchaufie-toi, maîlre... (tui louchint la main.) Oh! mais, ta main hnile... et tu trembles .. il faut tout de suite ôter ta veste qui est mouillée...
DF.LMONTE, la repoussant vÎTement.
Non... non .. ne me touche pas... (s« reprenant.) Je n'ai rien... rien... et je vais monter dans ma chambre... Donnenaioi de la lumière.
STEFAN A , qui a lu.
. Oui... la défense est formelle... tu vas donc pleurer aussi, orgueilleuse .\ndrea !
DELMONTE.
Eli bien! t’ai-je trompée?
STEFANA
Non,
DELMONTE.
Demain, lu iras toi-même porter cotte lettre à la fille de Frediano.
STEFANA
Mais demain, il révoquera cet ordre, peut-être...
DE1.MONTE, se souleTunt arec peine.
Il ne le révoquera pas.
STEFANA
Où vas-tu ?
DF.LMONTE.
Chez moi. J'ai surtout besoin de repos... Bonne nuit, sœur.
GINEVRA
Je vais t’aider à monter, maître !
DF.LMONTE.
Non... je monterai seul... et je veux être seul chez moi. Tu m’entends?., ne viens que si je t’appelle.
GINEVRA
Oui, maître, (il eommeuee à gravir péniblement l’escalier, tenant U lampe qui l’éclaire. Il chancèle.)
STEFANA, voulant courir.
Ah! il va tomber.
DELMONTE, se redressant.
Rien... ce n’est rien... (ii arrive au palier; là il s'arrête.) Femmes, n’oublioz pas de prier ce soir.
STEFANA
Pour toi, frère?
DELMONTE.
Non, pour Frediano.
STEFANA
Pour Frediano?.. Oui, pour lui qui a rompu le mariage d’Andrea...
DELMONTE.
C’est cela... priez... priez pour lui.(ll entra dans sa chambre, dont U ferme le porta.)
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LES FIANCÉS D’ALBANO