‹ Les fiances d'Albano drame en cinq actesChapitre 40 sur 76 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

DELMONTE.

Je suis seul... tout à fait seul... (ll dépose U Umpe sur la table.) Avec des efforts inouïs je me suis débarrassé de ces vêtements, qui ont failli me trahir tout à l’heure, et que le feu va dévorer, (il les jette dans la cheminée. — Les regardant brûler.) J'ai pu panser ma blessure, ble«ssure mortelle, peut-èlre ; la balle de Frcdiano... cette balle qui me brûlait comme si elle eût été de fer rouge... j’ai pu l’arracher de ma plaie... mais la douleur a été si terrible qu’un cri m’est échappe... On aura dû l’entendre... heureusement, ma sœur et Ginevra étaient rentrées. Mais pourrai-je toujours cacher cette blessure ?.. serai-je toujours maître de moi?..* Un jour, peut-être, la souffrance sera plus forte que ma volonté, et alors .. alors... je serai perdu ! .. Comment expliquer cette blessure... indice accablant... N’importe !.. je n’appellerai pas de médecin, je ne demanderai pas de secours... aux hommes... je demanderai grâce à Dieu, à Dieu, que Stefana implore en ce moment pour Frediano... Oui... ces cierges ont été allumés pour lui... on prie pour la victime dans la maison de l’assassin, (a ce moment, on coup de Tent plus fort ouvre violemment le* battent* de It fenêtre et brise les vitres. Le tonnerre éclate au dehors. — On frappe à la porte extérieure. ■— Delmonte, qui s'était caché la tête dans ses deux mains ;) Je me trompe... 00 n’a pas frappé... (On frappe encore.) Qui peut venir chez moi... à pareille heure?., si on me trouve levé... et dans ce désordre.,, oui, on a des soupçons, on vient m’arrètér... je suis perdu...

MARIO, en dehors.

Par grâce!., l’hospitalité pour un serviteur de Dieu.

DELMO.NTE.

L’hospitalité... oui... à cause de l’orage... impossible de refuser... Ginevra viendrait au bruit... mieux vaut encore ouvrir moi-même... Entrez... entrez... (ll *e traîne jusqu’à la porte, qu'il ouvre ; Mario parait enveloppé de la robe de son ordre, et U front couvert de son capuchon.)

IIURIO.

Merci, mon frère!

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