‹ Les fiances d'Albano drame en cinq actesChapitre 39 sur 76 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

STCFANA, GINEVRA.

GINEVRA, i elle-inémc.

Je n'ai jamais vu le iiiaitre aussi fatigiu>> aussi abattu que ce soir.

STÉFANA, aaui l'écoulcr.

Demain, je pourrai donc jouir à mon tour du désespoir de ma rivale !.. Demain !.. Oh ! que celte nuit va me paraître longue!

GINEVRA

C’est donc bien vrai... qu’il n’y a plus de mariage entre Micaël et Andrea?

STEFAN A

Oui... grâce à Frediano.

GINEVRA

Alors, je ferai brûler à son intention un cierge a notre madone... Un pour loi aussi, n’est-ce pas, niaUrcsse? (Le lonoerre, la grêle et le veut te font eniendre.) Sainte Vierge! qutjl orage! la petite rivière coule déjà comme un torrent ; tu ne pourras la traverser pour aller chez Andrea.

STEFAN A

Tu oublies que cette lettre va la désespérer... Oh! je passerai. '

GINEVRA

Tout est bien fermé... nous pouvons rentrer... fais comme moi, maîtresse J quand j’ai hâte d’arriver au lendemain , je m’endors bien vite.

STE FANA

Dormir!., il y a longtemps que je ne dors plus... Allons !..

(au muaient de rentrer cbez elle on entend un cri. Elle l'arritc.)

GINEVRA

Qü’as-tu donc?

STEFANA

J’avais cru entendre comme un cri de douleur... là... chez mou frère...

GINEVRA, écoutant au pied de l'escalier.

Non, je suis sûre qu’il dort déjà. '

STEFANA

J’irai l'embrasser demain, avant de partir, (lcs deus femmei sor-

tiet et leur porte fermée, le Ibcàtre reste vide un nionici.t, et ou u'euteud que le bruit de l'orage. — aienlêt la porte de Dclnioutc s'ouvre doucement, et Uelmoiite, après s’étre aisuré qu'il n'y a plus personne dans l.v salle basse, descend lentement l'escalier et se traîne, plutôt qu’il ue marebe, jusqu'à la cheminée. Il a changé de linge. 11 est euveloppé d'une, sorte de couverture sous laquelle il cecbe quelque chose.)

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