ACTJE III, TABLEAU II, SCÈNE T
MARIO
Une déclaration écrite de la vérité peut vous rendre digne de l’absolution.
DELMOME.
Eh bien... je laferai... mais, tant que Je vivrai, vous ne montrereï à personne cette déclaration... Jurez-le moi, où Je n’écris rien, Je ne signe rien.
MARIO
Je le Jure...
DELHORTE.
Maintenant, priez Dieu qu’il me donne de la force et du courage, car Je me sens bien faible, et Je souffre horriblement.
MARIO, le eoaduitant à la table à gauche.
Ce que vous allez écrire peut sauver un innocent... Dieu luimème conduira votre main.
DELMONTE, aprèi avoir écrit.
Ah ! cet effort sera le dernier Je le sens, demain tout
à l’heure peut-être, vous serez délié de votre serment. Je cache là, au prix d’atroces douleurs, une blessure que m’a faite ma victime.
MARIO
Le malheureux s’est donc défendu?..
Non... il s’est vengé... une balle est venue me frapper là!... Mais vous l’avez jure, vous attendrez pour livrer cette déclaration que j’aie cesse de vivre, et que la cloche ait tinté la prière dés morts?
MARIO
Tant que vous vivrez. Je Jure de garder le silence.
DELMONTE.
Oh! c’est trop souffrir... tenez... cette blessure... (caïui montranl.) Elle est là... regardez... regardez... (Delmoutc a eulr’ouvert se» vitements. — Il est à son tour sur ua fauteuil. — Mario rejette en arriére le capuhonqui cachait une partie de sa'tigure, et it s’approche de Delmonte qui voit sa figure découverte et tout à fait éclairée.) Ab ! Mario!... Mario Vi-
terbi !
MARIO
Que Dieu nous vienne en aide!., qu’il nous donne, à moi la science, et à toi le remords ! .
48 LES FIANCÉS d’aLBANO.