SCÈNE IX
MARIO, puis DELMONTE.
MARIO
Mon Dieu ! à quelles dures épreuves vous mettez mon âme ! FauUil perdre à la fois et mon père et Micaël? Mon Dieu ! vous qui connaissez ce qui so passe en moi, vous le voyez, ma volonté ne s’élève pas contre la votre... je n’iiésite pas. Je soulTrc; je ne délibère pas, je m’Immilic; je n’oublie pas mon devoir, mais je pense à mon frère. Cet écrit qui le justifierait, le voilà! .. Ma vie s’échappera plutôt qiuî mon secretj mais vous aurez pitié de nous, ^igneur, vous aurez pitié de nous!.. (AperceTïut OelmoDle qni entre.) Delmontc!
DELMONTE.
Vas-tu me demander de sauver ton frère?
MARIO
Je veux te dire qu’au dessus du tribunal qui condamnera Micaël, il y a un tribunal suprême... Celui-là n’a besoin ni de témoins pour convaincre, ni de voix qui accusent. Il sait et il juge; il voit et il frappe!.. Prends garde, Delmonte, prends garde! (u guit.)