SCÈNE Vil l
Les MÊME.S, ANDREA. '
ViTERBI, à Andrea qui entre.
Écoute, Andrea... il sait quel est l’assassin de ton père...
MARIO
Non... non...
VITERBI.
Il peut le venger, il peut sauver mon fils, il peut arracher son frère à la mort...
MARIO. • '
Mon père, mon père!..
Que dites-vous?
VITERBI.
Il le peut, te dis-je, j’en suis sûr... Mario, j’ai senti la con- , viction dans ta voix; je l’ai lu dans tes regards, tu peux sauver ton frère ; Mario... rends-moi mon enfant!
MARIO
Mon père, vous me torturez le cœur.
ANDREA
Parlez, parlez! au nom du ciel.
MARIO
Ah ! vous me déchirez l’âme; mais je ne peux pas, je ne peux rien dire.
VITERBI.
Voyons, mon fils, mon fils bien-aimé, regarde... je suis à tes genoux, moi... ton père; je tends vers toi mes mains suppliantes... Mario, ne laisse pas mourir Micaël, ne me condamne pas au désespoir, aux larmes, à la boute ! tu peux sauver ton frère, ne le tue pas comme Caïn a tué Abel! tu peux me sauver nioi-inèmc, Mario ! ne sois pas parricide!
MARIO
Parricide!., moi !.. moi!.. Eh bien! je... (Au rooment où il n parler, il le rappelle le detoir du conresseur et pousse un cri.) Ah !.. (Puis
il dit à roix basse :) « Celui qui SC Confie au ministre de Dieu est « comme s’il se confiait à Dieu lui-même. »
VITERBI. !
Parle donc ! ' ' i
Votre fils ne sait rien, mon père ; Dieu seul peut sauver Micaël. !
(Andrea se relève leniement et rentre chex elle.)