S CEN K IV
LE CHEVALIER, DELMONTE.
DELMOKTE, venant de droite et qui a pu entendre.
Prenez garde, chevalier, si un autre que moi vous avait entendu... Vous voulez sauver Micaël?
LE CIIEVALIEn.
Oui.
Le faire évader en gagnant son gardien ?.. i
LECHEVALIEB.
Oui... mais celui qui a surpris mon secret ne le trahira pas.
DELMONTE.
Vous trahir, moi?... suis-je donc l’ennemi des Viterbi?
LE CHEVALIER
Vous étiez le rival de Micaël.
DELMONTE.
C’est vrai ; mais Micaël, condamné comme assassin du père d’Andrea, cst-il un rival à présent?
LE CHEVALIER
Il est innocent !
DELMONTE.
Je le crois comme vous... niais cette condamnation ne séparet-elle pas à jamais Micaël de la fille de Frediano ?... Devant de telles infortunes, d’ailleurs, toutes les jalousies, toutes les haines se taisent... Vous voulez que Micaël échappe à la mort; je désire, autant nue vous, voir Micaël loin de ce pays. Eh bien ! si, pour arriver plus sûrement à notre but, mon concours était utile, je vous l’onre.
LE CHEVALIER
A la bonne heure ! c'est parler cela. Touchez là. De ce moment, vous êtes mon ami. Voyons, que me conScillez-vous de faire?... J’ai de l’argent, c’est-à-dire... mon domestique en a et il m’en prête... combien pèse la conscience d’un geôlier calabrais ?
DELMONTE.
Quelques mille livres, et Jacobi laissera fuir Micaël ; mais il faut attendre la nuit, préparer les moyens d’évasion, car vous serez poursuivi...
LE CHEVALIER
Je vais voir ce Jacobi. Une fois d’accord avec lui, nous nous occuiierons d’avoir des chevaux.
DELMONTE.
Je m’en charge.
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