ACTE V, SCÈNE III
LE CHEVALIER, furieux.
Enfin, lu riais à mes dépens, tu te moquais de moi, misérable?
BRISQCET.
Oui, Mous... c'esl-à dii’e... (a pan.) Ça prend! ça prend!
LE CHEVALIER
Avec C(‘l air naïf et bêle... tu as pu... (Le regurdaut en face.) Où as-tu appris à voler au jeu?..
BKISQÜET, se trahissant.
Voler... moi!..
LE CHEVALIER
Ah! tu t’es trahi ! je devine, mon pauvre Brisquet, tune m’as pas triché. Afin de triompher de ma fierté, tu t’accusais d\ine vilaine action. Tu es un brave garçon, un honnête cœur. Tiens, donne-moi ta main, Brisquet.
BRISQUET
Ah! Monsieur...
LE CHEVALIER
Je te garde à mon service, cnlends-tu? je te garde.
BRISQUET
Et vos cinq cent mille livres avec?
LE CIIEVAUEB.
Non... mais pour Micaël... pour lui... Oh! rien que pour lui, je te dirai : Donne-moi, non, préte-moi dix, quinze, vingt mille livres, et si je ne te les rends pas dans ce monde, mon brave Brisquet, Dieu t’en tiendra compte dans l’autre.
SCÉxNE III.
Les mêmes, GINEVRA.
BRISQUET
On sort de l’audience; le jugement doit être prononcé.
LE CHEVALIER, à Ginevra qui entra.
Eh bien?
GINEVRA
CondaniHé,.. (a part.) Comment l’apprendre à Stefana? (eub
»orl.)
LE CHEVALIER
Brisquet !..
Monsieur?,.
LE CHEVALIER
Va m’attendre en bas. Je puis compter sur toi?
BRISQUET
Et sur cinq cent mille livres.
LE CHEVALIER, reconduisant brisquet.
C’est bien entendu... sache le nom du geôlier de Micaël ; dishii de m’altendre avec toi, devant le calvaire, et, quand j’aurai revu Micaël, quand je lui aurai fait part de mon projet, j'irai
68 LÏS FIANCÉS D’aLBANO.
te rejoindre. Va, mon brave Brisquet , va. (Brisquet sort p%r la gauche.)