‹ Les fiances d'Albano drame en cinq actesChapitre 72 sur 76 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

MARIO, MlCAEL.

(au moment où Delmonie disparait à gauche, Micaël paraît à droit, et tous la

surTciliance de deux gardiens et suivi de soldats, A U vue de Mario, Mi-

caêl ttend les bras xers lui et l’appelle.)

MICAEl.

Mario! Mario!

MARIO, allaht à lui.

ftlicaël!

MICAEL, à un gardien.

Remerciez, je vous prie, le digne prclre qui devait m’assister en chapelle... et diles-lui que mon frère ne me quittera plus..,

Mario, tu auras du courage?..

MARIO

Oui, frère, (a l’iutre gardien.) Laissez-iious, mon ami... ce qui va se dire ici... Dieu seul doit l’enlendre, (Le gardien s’incline, et va se placer en dehors de la porte à gauche , suivi des soldats. Restés seuls, les deux frères te jettent dans les bras l’un de l’antre.)

MICAEL.

Je savais bien que lu viendrais, je comptais sur toi, frère, quand tu quittais le cloître de San-Geronimo, tu croyais avoir un bonheur à consacrer; mais comme un autre ne devait pas bénir mon union, un autre ne doit pas rtxcvoir mon der nier soupir. Tu le recueilleras, tu en auras la force... car tu m’aimes, Mario, tu m’aimes comme je t’aimais. Oh ! non, ta tendresse était plus vive, plus profonde... et je te demande pardon.

MARIO

Pardon... et qu’ai-je à te pardonner? ’

MICAEL.

Ah! j’ai élé bien cruel envers toi. Je devinais, je comprenais ta soulîrance, et mon amour égoïste a feint de ne rien deviner, de ne rien comprentire. (a mi-voix. ) Tu aimais ,\ndrea, et, pour qu’elle fût à moi, tu t’es voué à Dieu... tu t’es sacrifié à mon bonheur.

MARIO. 1

Tais-toi, tais-toi, Micaël, ne me parle pas de ce sacrifice d’autrefois. Il en est un que je souhaiterais avoir le droit de te faire... c’est plus qu’un amour passager, plus que ma vie, c’est le salut de mon âme, c'est mon âme elle-même que je donnerais pour t'arracher à la mort...

' LKS FIANCES T)*A.LBàNO,

^ . JIICAEL.

- Ci|ln)C'loi, Mario, et promels-inoi dg v|yro pour Consoler jiofrp pi rej dis-lui qu’Andrea m’a laissp touctier sa piain, et que Ip fi'as jamais douté de moi. ” . ^

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