PRÉFACÉ DU TRADUCTEUR III
çais qu'un auteur qui aurait écrit un ouvrag3 émaillé de pareilles inepties eût pu être porté aux nues par le public italien, et son livre être accueilli dans toute la péninsule par un mouvement si unanime et si persistant de sympathie et d'admiration.
Aucune autre traduction, j'ose l'affirmer, ne pourra surpasser celle-ci, en tant que fidélité à l'original. Quant à la pureté du style, elle pourra, sans doute, laisser à désirer et prêter aux sévérités de la critique : aussi je réclame pour cette partie de mon travail toute Tindulgence des lecteurs. Il est, hélas ! bien difficile, en effet, de pouvoir jamais parvenir à écrire d'une manière irréprochable une langue étrangère quand on a déjà souvent tant de peine à écrire correctement sa propre langue maternelle.
Qu'il me soit permis, en terminant, de payer ici un juste et public tribut de reconnaissance à mon excellent et illustre ami Luigi Zini pour tous les utiles renseignements et les précieux conseils qu'il m'a, avec un si affectueux empressement, prodigués dans le cours de ce travail, et qui ont assurément, dans plus d'une circonstance, grandement contribué à m'en faciliter les moyens et à rendre ma tâche plus légère.
Paris, 24 juin 1875.