‹ Les Fibres Élastiques Dans Les Expectorations Des Tuberculeux: Valeur Comparée De Leur Recherche Pour Établir Le Diagnostic Et Le Pronostic De La Tuberculose PulmonaireChapitre 15 sur 56 · AU EE · texte numérisé non relu

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/ des gouttes étalées de sérosité, colorées en bleu par le bleu de Unna (leur procédé d'élection). [ls ne se rencontreraient que dans la tuberculose, et à une phase aiguë atteindraient leur maximum d'abondance.

c) Les cellules de l'épithélium du bucco-pharynæx, cellules très étendues, pavimenteuses, plus où moins rectangulaires ou losangiques et contenant un noyau central bien coloré.

d) Les cellules de l'épithélium des bronches, anciennes cel-

- Jules à plateau et à cils, mais dont ces éléments sont généralement détruits dans les crachats. Typiques, elles sont allongées,

larges au niveau de l’ancien plateau cilié, effilées légèrement, quelquefois recourbées à l’autre extrémité et possèdent un noyau souvent ovalaire à la partie moyenne de Ja cellule, à réseau chromatique très apparent. Le noyau a des dimensions telles que le protoplasme à son niveau n'existe plus que sur une mince couche qui entoure celui-ci des deux côtés. Si la ceHule bronchique a éclaté ainsi que son noyau, processus : banal d'irritation, on trouve sur les lames des noyaux éclatés en un point par lequel ils laissent échapper leur chevelu de chromatine rouge. À un stade plus avancé, ce chevelu existe

seul, on ne rencontre plus qu'un reliculum, dernier vestige de

la cellule altérée. Enfin, MM. Bezançon et de Jong appellent « cellules bronchiques de remplacement » des cellules dont les noyaux, colorés par leur méthode en bleu et la forme de la cellule, les font confondre surtout avec des cellules alvéolaires

jeunes ou quelquefois avec les mononucléaires. \

e) Cellules de l’épithélium pulmonaire proprement dit, cellules d’origine alvéolaire, indice de réaction alvéolaire, Ce ne sont pas les cellules anucléées, étalées, de la surface des alvéo-

-les, véritable syncitium sans épaisseur qui semble placé en cet

endroit pour faciliter les échanges entre les capillaires et le

milieu extérieur, mais celles qui se rencontrent nucléées, peti-

tés, au-point de jonction de plusieurs alvéoles. Les jeunes res-

- semblent beaucoup à des mononucléaires moyens du sang avec

leur noyau central ou presque, mais plus fortement coloré,

plus réfringent et souvent ovalaire. Leur forme est arrondie.

Mais elles se différencient aisément des mononucléaires dès qu’elles tendent vers le type macrophage. Leur noyau de plus en plus excentrique, bilobé, grossit et se colle à la paroi; enfin, le protoplasme se charge soit de pigments, sanguins par exemple, soit de particules de poussières ou d'éléments microbiens. Dans cette catégorie se rangent les fameuses cellules cardiaques, les « Herzzellen » de nombreux auteurs. |

f) Eléments du sang. — 1° Hématies. — Elles peuvent être absentes ou’se rencontrer en plus ou moins grand nombre, plus ou moins altérées, même en dehors de formes macroscopiquement hématiques. Elles signalent la congestion simple, les alvéoles des pneumoniques en sont bourrées, ou l’ulcération, des moindres capillaires aux plus gros vaisseaux.

2 Eléments blancs du sang. — Nous emprunterons à M. le professeur Leuret la saisissante image dont il se sert pour expliquer les réactions cellulaires dans le poumon tuberculeux. Un ‘incendie se déclare dans un poumon : les secours sont apportés par les habitants du quartier ou cellules de l’épithélium pulmonaire dont les macrophages, et les pompiers ou éléments blancs du sang. ; S

Les lymphocytes, grands, moyens et petites mononucléaires peuvent donc représenter la majorité des éléments cellulaires suivant la phase ou l’allure de l'affection. D’autres fois ce sont les polynucléaires. Ce sont rarement des basophiles, généralement des neutrophiles, mais quelquefois des éosinophiles.

Il est bien entendu que chacun des éléments ci-dessus peut prédominer dans une formule et qu’il peut être altéré. La no-

tion de leur altération est à la base de tout pronostic. Celle-ci va depuis l’irrégularité des formes cellulaires et des noyaux jusqu’à la pienose de Ceux-ci. Les macrophages peuvent particulièrement se rencontrer très altérés.

A ces éléments, nous devons en ajouter un auquel M. Liebmann, dans le travail précité, accorde une grande importance en ce qui concerne la tuberculose : les monocytoïdes. Ils sont souvent confondus avec les monocytes du sang et sont plus. petits: que les macrophages. Leur noyau ést unique, ovale,

Hoapes

plasme basophile granuleux,-phagocytose (érythrocytes où bacilles de Koch) rare. Liebmann croit que ce ne sont pas des macrophages jeunes. En réalité, leur description nous far!

penser à ces cellules que le professeur.Bezançon et M. de Jong appellent cellules de l’épithélium pulmonaire jeune et que

nous avons maintes fois rencontrées. Ils constituent, comme ces dernières (de l'avis de MM. Bezançon et de Jong), un signe d'alvéolité. Liebmann ne peut en définir l'origine : épithélium alvéolaire, monocytes du sang, cellules épithélioïdes, cellules conjonctives. Ils se rencontrent dans la tuberculose pulmonaire en groupes de 4 à 10. Sous cette disposition ils sont d'une grande importance diagnostique. |

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