DR A
On peut en conclure à une forme lorpide, mais susceptible de
réveils momentanés. Aucune thérapeutique autre que la cure hygiéno-
diététique. -Examens sur les crachats très purulents :
Fibres élastiques : 0; Albumine: 4 gr. 30; Bacilloscopie en
- : juin 4928 : fortement positive (au moment de la poussée évo-
lutive), alors qu'elle n’était que positive auparavant; For-
. mule cytologique : prédominance de monos et de cellules de
l'épithélium pulmonaire intacts, nombreux noyaux d’épithélium bronchique, pas d'hématies.
Ces épreuves concordent avec la clinique (elles ont été faites huit
jours après que la malade n’a plus présenté de crachats hématiques),
sauf l’albumine, qui est décelée en forte quantité. Serait-ce le seul
indice de la poussée évolutive légère qui vient de se produire on
l'expression d’une séquelle de saignement? Pourtant, on ne trouve
pas d’hématie sur les lames.
Nous en arrivons à deux torpides âgées que nous présentons comme des formes nettes de bronchite chronique avec sclérose tuberculeuse des vieillards.
OBSERVATION X
(S... (Maria), 62 ans.
Début en 1926 par une crise polyarticulaire, toux, expectoration assez abondante, point de côté à la base droite, sans température notable. Le 8 juin 1927, hémoptysie abondante. Le 6 juillet, les crachats sont positifs, plus äbondants encore.
Elle entre en août 1927 : Forte réaction périmédiastine bilatérale; sclérose et bronchite chronique tuberculeuse typique (hémoptysies) à forme torpide. . 3
Fibres élastiques : 0; Albumine : 0,92; Bacilloscopie : positive; Formule eytologique: monos, macrophages et cellules bronchiques prédominent, pas d’éosinophiles.
On peut voir que la clinique s'accorde avec nos examens,
ocher ; at 1 4
Fe À
OBsERvATION XI.
. (Julia), 66 ans.
Début en novembre 1926: congestion pulmonaire du poumon gauche, toux sèche. Septembre 1927 : toux, fatigue générale. Novembre 1927: Frissons, syncopes, un peu de température.
Entre le 23 janvier 1998 : Forme scléreuse diffuse des deux poumons. Mai 1928 : Petite hémoptysie; spélunque constatée au sommet droit; râles parenchymateux et congestion de la base gauche. Radio : masse en chou-fleur débordant à droite le médiastin supérieur; sommet droit gris; côté gauche bon. Conclusion : forme peut-être unilatérale droite torpide, seléreuse, des vieillards.
Fibres élastiques : 0; Albumine : 0 gr. 42; Bacilloscopie : fortement positive; Formule cytologique : très rares éléments cellulaires, monos moyens, non altérés.
Ici encore, nos épreuves concordent avec la clinique.
3° Les formes stabilisées.
Nous les étudierons dans les autres paragraphes, car il est intéressant de les classer suivant le traitement qu'elles ont subi. 5
4° Forme bronchitique, quoique anciennement ulcérative.
OBSERVATION XII
. (Edith), 29 ans.
Début en 1924: Congestion pulmonaire avec toux; expectoration muco-purulente; 40 degrés; alitée cing mois. Tousse et crache depuis abondamment. Alitée à nouveau depuis mars 1926, très aïffaiblie et aménorrhéique; température élevée: süeurs nocturnes,
Entre le 16 juillet 1926 : Forme bilatérale ulcérative à maximum au niveau du poumon \roit. On constate, en août 1926, une amélioration de Ja courbe thermique par le vaccin de Rapin. Légère infiltration arythénoïde. Puis le poumon droit s'améliore au point
que l’on doute de la bilatéralité. Mais quelques poussées évolutives
surviennent à gauche (côté supposé seal atteint). Radio : régression
des lésions droites. La tovx reste opiniâtre, les signes de bronchite
intenses. Conclusion : forme lorpide à type bronchitique, avec spélunque ancienne au sommet gauche.
ere élastiques : + ++ en faisceaux; Albumine : O0 gr. 71;
. Bacilloscopie : fortement positive, comme elle l’a toujours
été; Formule cytologique : très rares cellules mononucléai-
res, grande abondance de noyaux fragmentés de l’épithé-
lium bronchique. Pas d’éosinophiles. |
5° Observations litigieuses.
OgsErvarTioN XIIT
. (Odette), 22 ans.
. Début en septembre 1921: Céphalée intense, toux et crachats. On , fait le diagnostic de pleurésie gauche, malgré trois ponctions blanme ches. à à Entre le 2 décembre 1921 : souffle, râles humides et craquements; 6 pectoriloquie aphone à la base gauche, Radio: ombre non liquidienne en ce point. En 1923 : Infiltration du sommet gauche. Cependant la malade s'améliore et ‘sort le 20 mai 1924. Ælle revient en décembre pour une poussée légère avec amaigrissement, fatigue et température. Le 17 février 4925, on institue un pneumothorax artificiel. Bons résultats, quoique le poumon reste adhérent à la paroi au niveau de |” aisé. Octobre 1925 : Hydrothorax à l’occasion d’une poussée thermique menstruelle. Mai 1926 : Râles discrets dans la zone d’alarme ‘droite. On interrompt les insufflations. 21 octobre 1926 : Hémoptysie importante postmenstruelle; 39°6. Alors surviennent des troubles sensitifs (fourmillements, brülure, hypoesthésie) et moteurs (amyotrophie et parésie sur le territoire de la branche inférieure du plexus brachial) que l’on attribue à une pachypleurite, apicale gauche, Le pneumothorax est abandonné en juin 1926. En janvier 1927: Signes au poumon droit, scissurite inférieure. Amé- # lioration pulmonaire ensuite. En juillet 1927, on ne trouve plus que
la persistance d’un abcès froid dans la partie supérieure du poumon gauche. Exéat en avril 1927. See
Après un surmenage professionnel, elle revient très amaigrie au sanatorium le 8 juillet 1927. Le poids augmente. Février 1928 : Poussée congestive de la base gauche; point de côté; température. Pour prévenir ces accès congestifs graves, on fait une phrénicectomie 16 7 mars 1928. Il ne s’en produit pas moins, le 44 mai 1928, une nouvelle poussée qui s'éteint rapidement. L'amélioration est nette. On peut craindre cependant de tps poussées; l’expectoration reste purulente.
Fibres élastiques : + + + + nombreuses en buissons fréquents très étendus; Albumine : 0 gr. 63; Bacilloscopie faiblement positive en fin avril, après avoir été fortement positive eh fin mars; Formule cytologique : cellules peu nombreuses, nombre égal de macrophages et de cellules bronchiques.
I s’agit d’une subévolution unilatérale après phrénicectomie, à
poussées évolutives encore redoutables, et dont le processus ulcératif à
n’est pas éteint, puisque les fibres élastiques sont nombreuses.
OBsERvATION XIV.
à. (Camille), 30 ans. |
Grippe en 1914 la laissant fatiguée et amaigrie longtemps. Début | de la maladie, janvier 1923 : Toux sèche, fièvre, sueurs, anorexie, amaigrissement.
Entre, déjà améliorée, le 17 mars 1993 : Lobite supérieure droite récente évolutive avec réaction pleurale des deux côtés, mais surtout à droite. Elle sort en juillet en bon état. En 1995, rechute : toux, crachats purulents: 38°5 pendant un mois. Grande amélioration.
En décembre 1926, rachute analogue. Revient au Sanatorium de Feuillas le 6 août 1927 : Forme ulcéro-caséeuse du poumon droit avec perte de substance probable au sommet et réaction pleurale à la base. A gauche, infiltration discrète du sommet. On constate en septembre une évolution favorable. En avril 1928, les phénomènes ulcératifs du sommet droit, s’ils existent, sont très lents. Bon état général. Traitement de Sanocrysine. Juin 19928 : Râles bulleux fins au sommet
AA; Joas
gauche. Radio : grisaille diffuse bilatérale. Donc, forme torpide bila-
1 térale, mais à poussées évolutives éloignées. Ici il y a contradiction
entre la clinique et nos examens : La malade va nettement mieux. Pourquoi ses fibres élastiques ont-elles augmenté, tandis que s’amé-
liore la formule cytologique. Aurait-elle subi dans l'intervalle une * . poussée ulcérative qui n'aurait touché mi l'albumine ni la formule? Le traitement de Sanocrysine, commencé après le premier examen, semble l’avoir améliorée cliniquement.
21 mai 1928 :
e - Fibres élastiques : 0; Albumine : 0 gr. 21; Bacilloscopie: +;
LL Ta
2 | Formule cytologiqué : Mononucléose, macrophages et monos #4 s moyens altérés, picnose, hématies éosinophiles. 41 juin 1928: :
Fibres élastiques : + + faisceaux et buissons étendus; Albumine : moins de 0 gr. 10; Bacilloscopie : +; Formule cytologique : Prédominance de monos, ‘surtout cellules pulmo-
Ps ___naires jeunes intactes. Quelques cellules bronchiques.
“4 Nous présentons les deux malades suivantes uniquement
en raison de la discordance qui existe entre les signes cliniques et la petite quantité de fibres élastiques et d’albumine dans leurs expectorations Fe
OBsERVATION XV.
M. (Marie), 31 ans.
Bilatérisation secondaire à un pneumothorax, très évolutive et
infectante.
21 mai 1928 :
Fibres élastiques : +++ faisceaux peu étendus et rares; ; L Albumine : moins de Ogr. 10; Bacilloscopie : +; Formule
cytologique : Macrophages et cellules bronchiques altérées, mais rares.
12 juin 1928 :
: Fibres élastiques : + +; Albumine : O0 gr. 91; Bacilloscopie : = HS Le fortement +; Formule cytologique : monos, macrophages
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peu abondants, moins altérés, enveloppés dans un réseau
épais de mucine.
OBSERVATION XVI
M... (Catherine), 44 ans.
Unilatérale gauche très ulcérative, évolutive et infectante; enceinte de quatre mois et demi; crachats très purulents; actuellement au plus mal. Aie
Fibres élastiques : + + +: Albumine : 0 gr. 15; Bacilloscopie : fortement positive; Formule cytologique : prédominance de cellules épithéliales pulmonaires type macrophages, très nombreuses, mais peu altérées, noyaux nombreux dé cellules bronchiques. |
Pour M... (Marie), tandis que les fibres élastiques diminuent, l’albumine augmente. Pour les deux, leur état, très ulcératif, très infectant, ne s’accorde pas du tout avec nos examens. Leurs observations ne nous apprennent rien qui permette d'expliquer cette divergence.