‹ Les fibres textiles d'origine animaleChapitre 106 sur 122 · I . Go · texte numérisé non relu

I . Go

LA LAINE KT AUTRES FIBRES d'oRIGINE ANIMALE

l^rix (les (avrs à ilos.

fr. Ir.

Laines courantes fines a. 90 à 3. i5 le kilo

métis, croisées [)reniièrcs . 2,()7â — —

— l)alaillées,feutrées,niallavé(s. a . 4o — m.()5

— communes défectueuses. . u. 10 — 3, 30

En résumé, la création de la bourse et des magasins de laines à Keims constitue, depuis 1 901 , une innovation des plus heureuses dont le succès a consacré le mérite.

C'est là un exemple suivi déjà ailleurs, à Dijon notamment, nous dit-on, et qui doit être imité. Cette méthode pourrait être appliquée avec prudence à d'autres produits, et les avances ou opérations de warrantage seraient ainsi multipliées au besoin, sans déroger au principe du déplacement des marcliandises.

LA VALELU DE LA PUODL CT10> LAINIERE. LE PRODUIT

RRLT VÉRITABLE

Dajis un rapport adressé au luinislre du Commerce en 1888 S le président de la Commission permanente des valeurs de douane indiquait rimportance relative des diverses industries textiles de notre pays.

i( On s'accorde, écrivait-il, pour évaluer à un peu moins de 3 milliards la valeur de la production des industries textiles en France ; cette somme se divise ainsi :

Industrie de la laine. ..... i .9ah) millions de fr.

Industrie de la soie. ..... 7)oo —

Industrie du coton (ioo —

Industrie du chanvre et du lin. . 35o —

Ce sont là, certainement, des chillVes intéressants et instructifs. Ils précisent la puissance respective de ces Jurandes industries dans lesquelles le perfectionnement de routillage mécanique a permis d'acconn:)lir tant de merveilles.

TSous aimerions, cependant, à interroger, en quelque sorte, ces chilfres, c'est-à-dire à chercher ce qu'ils signifient exactement.

i.\on' Ballelin de statistique et législation comparée, aiinre t888, 2® semestre, p. 587.

348 LA I.AÏNK 11 AUTRES FIBRES d'oRIGINE ANIMALE

Que représentent ces millions ?

Qu'est-ce que la valeur cle ces productions industrielles ?

Est-ce là, notamment, une richesse produite tout entière en France, provenant des matières françaises tirées de notre sol ou fournies par nos exploitations rurales, et que nos ouvriers, nos artisans, nos artistes, nos industriels, ont transformées en leur ajoutant une valeur novivelle?

Evidemment non ! Nous le savons, nous l'avons dit et prouvé*, la tonte française, par exemple, ne représente pas le cinquième des laines mises en œuvre dans notre

pays.

Le reste, les quatre autres cinquièmes sont tirés de l'étranger. Même en tenant compte, bien entendu, de nos exportations de laines corrélatives de nos achats, il est certain que les premiers matériaux de l'industrie lainière ne sont pas tovis tirés de France.

Parmi nos laines peignées ou cardées, nos fîls entrant dans les filatures et les tissages, on compte des marchandises qui sont également importées de l'étranger ; il y a lieu d'en faire état, de même que nous devons noter les quantités exportées qui sont les produits de notre industrie.

En somme, la valeur attribuée à notre production lainière ne correspond pas à un produit brut national.

Les douze cents millions dont on parlait plus haut ne représentent pas le total des valeurs créées en France par cette industrie. L'excédent de nos importations de

I . Voir notamment le chapitre cle ce volume intitulé : La répartition de la laine entre les grands pays mannfactariers. Bilan de la production^ des importations et des exportations en France.

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