‹ Les fibres textiles d'origine animaleChapitre 13 sur 122 · POIDS NETS · texte numérisé non relu

POIDS NETS

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Moyenne

Durant cette même période quinquennale iqoS-iqoj^ le poids total de cocons récoltes s'élève, en moyenne, à 7 millions 5oo kilos (7.500.000). Par conséquent l'on voit que le grainage destiné aux éducations françaises ou à l'exportation, soit ^21.000 kilos de cocons, représente à peu prés le vingtième (exactement 5,6 0/0) de notre récolte annuelle.

Durant la période décennale 1898- 1908 le rendement moyen en cocons d'une once de graine (25 grammes) s'est élevé à 4o k'. 29/i.

LA SOIE

C'est là un minimum • car les chiffres de la statistique olVicielle que nous citons ici sont fort probablement inférieurs à la réalité.

M. Mozziconacci, dont nous avons déjà cité les études, estime que les bons éducateurs peuvent obtenir sans difficulté 60 kilos.

Si l'on compare ce chiffre à celui qui était considéré comme la moyenne des résultats dans la première moitié de ce siècle et même de i84o à i85o^ on constate des progrès considérables.

L'once de graines ne donnait, en effet, il y a 60 ans, que 3o kilos de cocons.

L'augmentation constatée est due à la meilleure qualité des graines et à l'amélioration des variétés de vers sélectionnés en vue de l'accroissement de la richesse soyeuse.

l'éducatio^j des vers a soie

L' incubation et réclosion.

Nous supposerons, dans ce chapitre, que le choix de la graine a été fait avec toutes les précautions indispensables. Il s'agit de faire éclore le ver, et pour cela il est nécessaire de le placer dans des conditions d'aération, de température et d'humidité convenables.

Là date de « l'incubation » est déterminée par l'état de végétation des mûriers dont la feuille nouvelle et tendre doit servir à l'alimentation des jeunes vers. C'est donc au printemps, en avril ou mai, selon les régions, et dans notre pays, que la graine est mise en incubation.

LA SÉRICICULTURE

Olivier de Serres nous apprend que de son lenips les œufs étaient placés dans un sachet que les femmes portaient sur leur poitrine sous leurs vêtements. De nos jours encore celte méthode d'incubation maternelle est usitée, ou bien on utilise la chaleur d'un iouv de bou^ langer près de la porte duquel les graines sont placées Ce sont là des procédés primitifs et défectueux. La chaleur du milieu dans lequel les œufs se trouvent jîlacés est le plus souvent excessive, l'aération est insuffisante, la masse des graines fermente.

Des pièces spéciales, ou à tout le moins une chambre aérée, chauffée progressivement à 28^ ou centigrades, sont nécessaires. Des couveuses de divers systèmes sont d^ailleiu^s à recommander.

Ici encore, l'action efficace de la solidarité bien comprise devrait être mise en jeu. Des chambres et appareils d'éclosion communaux, syndicaux ou coopératifs devraient être établis à frais communs pour assurer Téclosion dans des conditions satisfaisantes.

Au bout de vingt jours environ l'éclosionse produit et le jeune ver apparaît. Alors commence l'œuvre de l'éducation, qui sera poursuivie durant 35 à [\o jours.

éducation.

Long de 3 millimètres environ à Téclosion, le ver subit une première mue au bout de cinq à six jours : c'est le premier âge.

Durant le second âge, qui se termine par une deuxième mue, le ver passe de 8 à i5 millimètres de longueur, et cette phase ne dure guère plus de quatre à cinq jours.

Durant le troisième âge, la longueur s'élève de i5 à

46 LA SOIE

28 millimètres, et au bout de six à sept jours, une troisième mue survient.

Durant le quatrième âge, le ver s'allonge encore et mesure à la fin /40 millimètres. A ce moment, il subit une quatrième mue et cette nouvelle période de sa vie ne dure, cependant, pas plus de sept à huit jours.

Enfin, durant le cinquième âge, dont la durée est de huit à douze jours, le ver à soie devient adulte et sa taille atteint environ 80 millimètres.

On aura une idée de l'extraordinaire rapidité du développement de la chenille en constatant qu'un ver, au moment de Téclosion, pèse à peu près i demi-milligramme, tandis qu'à la fin du quatrième âge ou au début du cinquième, son poids varie de 4 à 5 grammes, soit huit à dix mille fois plus !

Aussi la consommation de feuilles de mûrier croîtelle avec une extrême rapidité. Un auteur italien particulièrement estimé, Dandolo ^, a diessé le tableau suivant qui se rapporte aux quantités nécessaires à l'éducation d'une once (25 gr.) de graines pouvant donner naissance à So.ooo vers :

I" Age

2" Age

3' Age

/i* Age

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