Age
kilos
kilos
kilos
kilos
kilos
Feuille emondce. .
Epluchures.
Totaux.
Total
général.
En fait, les 700 kilos du total n'ont pas été entière-
I . Le comte Dandolo, rArt cVélever les vers à soie, édition. Paris, Maison Rustique, 18/17 (traduction Fontaneilles).
LA SÉRICICULTURE
ment consommés par les vers, car on peut reliouver dans la litière 270 kilos, Les vers ont absorbé*, toutefois, pendant les cincf périodes de leur courte existence, 359 kilos de feuilles pour arriver à produire ultérieurement les cocons.
M. Maillot, ancien directeur de la station séricicole de Montpellier, porte à 834 kilos le poids des feuilles au moment de la cueillette.
Comme un mûrier donne exceptionnellement 100 kg. de feuilles, attendu que beaucoup de celles-ci doivent être cueillies avant leur complet développement, on voit qu'il faut certainement plus de 10 à i5 mûriers de haute taille et de tout âge pour assurer l'éducation des vers provenant d'i once de graines. Les sériciculteurs français ayant mis à l'éclosion, en 1907, 188.000 onces de graines, on voit que le nombre correspondant de mûriers a pu varier de 1.880. 000 à 2.800.000, correspondant au moins à une surface de 10.000 à 1 4.000 hectares.
Encore s'agit-il ici par hypothèse de mûriers en pleine production. Il faudrait doubler cette surface pour tenir compte des plantations récentes ou trop anciennes.
De toutes façons on voit que la question des « mûreraies » est d'une importance incontestable, comme nous l'avons déjà dit plus haut dans un paragraphe spécial.
Les règles de la bonne éducation.
Nous n'avons pas à étudier en détail les règles de l'éducation du ver à soie. Ce sont là des développements qui trouvent naturellement place dans un traité spécial de sériciculture.
Résumons simplement les règles que les meilleurs
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praticiens ont formulées depuis fort longtemps et qui se rapportent tant à la nourriture qu'aux conditions générales d'aération, d'éclairage et de température. Les ennemis du ver, dit Dandolo, sont :
i"" La presque incroyable quantité de vapeur d'eau qui se dégage chaque jour de ces insectes par la transpiration et l'évaporation de la feuille qu'on leur distribue ;
2"" Les émanations méphitiques et mortelles qui se dégagent de ces vers, de leurs excréments, de la feuille et de ses restes ;
S"" La qualité humide et chaude de l'air atmosphérique ainsi que la chaleur étouffée de l'atelier pendant le cinquième âge.
Le même auteur résume ainsi les précautions à prendre :
i"" Tenir les vers clairsemés sur les claies qui les supportent, de manière qu'ils puissent tous bien respirer et transpirer ;
2'' Maintenir l'air intérieur de l'atelier au degré désirable (24'' à 25'' dans le premier âge, pour finir par 20'' au moins durant le cinquième âge) ;
S"" Ne jamais laisser l'air stagnant dans l'atelier, et le renouveler, au contraire, d'une façon lente mais continue ;
4"" Faire du feu à propos si l'air extérieur est humide et l'évaporation considérable à l'intérieur ;
5"" Tenir toujours l'atelier bien éclairé ;
6"" Ne jamais laisser longtemps la litière sur les claies ;
7'' Ne distribuer jamais que des feuilles bien séchées. Cette propreté, cette aération, ce maintien d'une
LA SÉRICICULTURE
température ré(jiiUcre assez élevée, en un mot toutes les précautions recommandées sont facilitées à la fois par l'expérience éclairée de Téducateur, par Tutilisation de locaux bien disposés et d'un matériel perfectionné.
Le local et le matériel.
Les installations les plus simples sont évidemment les meilleures, parce qvie la sériciculture est une industrie familiale et domestique exercée par des éducateurs pauvres ou modestes. Il paraît, d'ailleurs, utile de ne pas élever une grande quantité de vers dans la même chambre, de façon à éviter la contamination et le développement brusque des maladies contagieuses.
Les maladies.
Nous avons déjà parlé à propos du grainage de deux maladies : la Pébrine et la Flacherie ; à ces fléaux, il faut en ajouter deux autres, la Muscardine et la Grasserie, maladies qui ne sont ni Tune ni Tautre héréditaires mais contagieuses, comme la flacherie d'ailleurs.
La sélection rigoureuse des graines permet de lutter contre la pébrine, mais encore faut-il éliminer aussitôt les vers qui paraîtraient atteints et dont Taspect est caractéristique, sans compter que Texamen microscopique ne laisse subsister aucun doute.
A fortiori en est-il de même pour les vers flats (atteints de flacherie). La contagion a lieu par le tube digestif, et toute feuille souillée par les vibrions — récents ou anciens — caractéristiques de la flacherie, doit être considérée comme capable de contaminer les vers sains.
5o LA SOIE
La séparalion des individus malades et bien portants doit donc être rapide. On ne saurait recommander également avec trop de soin la désinfection des locaux, des claies qui ont supporté les vers, et la destruction, par le fciiy de tous les résidus de la nourriture, déjections, etc., susceptibles de transmettre la maladie un an après aux nouvelles éducations, ou de la propager dans les environs.
La muscarrllne est la troisième maladie, connue depuis longtemps. Elle a pour cause le développement d'un champignon découvert vers i835 par le D"* Bassi. Les spores de ce BoLryiis tombent sur la peau des vers sains, pénètrent par les pores, et les filaments du mycélium de ce champignon envahissent les tissus de la chenille. Les corps des vers atteints de muscardine deviennent mous, puis durcissent rapidement et se recouvrent d'une sorte de moisissure blanche.
Comme il n'existe aucun remède curatif, la seule méthode à employer consiste dans des fumigations à l'acide sulfureux cpii ne tuent nullement les vers sains. Quant aux vers malades, on les enlève immédiatement et, Téducation terminée, on désinfecte les locaux et le matériel.
La grassericj très anciennement connue, se traduit par le gonflement des vers, qui succombent en ayant l'apparence d'un sac rempli de liquide blanc ou jaune. La maladie est probablement contagieuse, mais en tout cas il y a lieu d'éliminer immédiatement les vers malades.
Enfin Voiidji est une maladie qui emprunte son nom à une mouche (oudji ou tachina) qui pond ses œufs sur les feuilles de mûrier au printemps dans les pays
LA SKRICTCULTURE > 5l
d'Extrcme-Olient. Les œufs ecloscuL dans Teslomac des vers ; les larves chemine at au travers des tissus de la chenille et déterminent la mort.
Au Japon, Toudji fait parfois des ravages considérables.
U édiicalioa des sériciciilleurs.
On voit combien sont nombreux les dangers que court une éducation de vers à soie, et il est clair que, seuls, Texpérience, les soins éclairés et attentifs du maître et de ses collaborateurs peuvent triompher de tous les agents de destruction.
Le succès et le développement delà sériciculture dans un pays comme la France, notamment, dépendent donc de l'application des méthodes dont le mérite est reconnu sans conteste.
u La prospérité de la sériciculture, dit M. Mozziconacci, ne sera obtenue et réalisée qu'à la condition de faire connaître aux éducateurs les méthodes qui permettent de produire le maximum de bons cocons par once de graine.
(( Il s'agit donc, après leur avoir assuré l'approvisionnement en graines de bonne qualité, de prendre les mesures nécessaires pour développer l'enseignement de l'art d'élever le précieux insecte, et détruire les préjugés qui sont un obstacle au progrès.
« C'est dans les campagnes les plus reculées que se trouve la grande masse de ceux qui se livrent chaque année à l'élevage du ver à soie.
(( Or ces braves gens, pour la plupart aveuglés par la routine, ne se décident que très difficilement à substituer