‹ Les fibres textiles d'origine animaleChapitre 30 sur 122 · Soies Tussah non comprises avant · texte numérisé non relu

Soies Tussah non comprises avant

5. Nous rappelons qu'il n'est pas tenu compte ici des quanlilo cuiisidérables restées en Asie ou en Extrême-Orient pour la consommation locale.

Graphique 2. — Production actuelle de la soie par pays d'origine.

FIBRES TEXTILES V

LA SOIE

Dans l'espace de trente ans, rapprovîsîonncment de.s grands pays industriels et leur consommation se sont accrus de iO. 238. 000 kilogrammes ou de ii5 0/0* î

Il est très naturel de comparer cette augmentation à celle qui se rapporte à la seconde libre textile d'origine animale, à la laine. Voici, d'après les statistiques du BoM'd of Trade et celles que publie la grande maison Hutli, à Londres, quelles ont été les quantités totales de laine mises à la disposition de l'industrie dans le monde depuis 1870.

Oitiindfr^ de f"frir.< niis'r.< à hi dis position (Ir l'Industrie mondiale.

1870 58G millions de kilos

ic)<>'^-i 907 i.o3o —

La récolte de la laine a augmenté de 70 0/0 de 1870 à 1903-1907, et la production de la soie, durant une période moins longue, s'est accrue de ii5 0/0.

Ce sont là des vues générales qui se rapportent à la production de la soie. Il est intéressant d'entrer maintenant dans quelques détails et de noter l'importance absolue ou relative de la récolte de soie en grèges — ou en cocons — dans les principaux pays d'élevage d'Europe ou de l'Asie occidentale.

Voici le tableau que nous empruntons à l'un des rap-

I. Voir aussi les rapports si complets de M. (ùandgeorge, président de la /je section de la Commission des valeurs de douane.

LA PRODUCTION UNIVERSELLE DE LA SOIE

ports de M. Grandgcorge, président de la /i" section à la Commission des valeurs dédouane.

Récoltes de cocons frais.

Millions de

kilos

Italie *

S\rie, Ghvpre, Grêle.

Brousse

Salonique, Andrinople.

Bulgarie, Serbie, Roumanie.

On peut constater, à la seule inspection de ce tableau, que deux pays se distinguent par l'abondance des récoltes. En premier lieu, il faut citer l'Italie dont la supériorité est éclatante. La France vient ensuite.

Nous allons indiquer brièvement ci-dessous la marche parallèle de la production en Italie et en France depuis une quarantaine d'années. Cette comparaison nous permettra de mettre en lumière la fâcheuse stagnation de notre production séricicole opposée naturellement aux progrès accomplis chez notre voisine.

Au moment où la sériciculture était encore fort prospère des deux côtés des Alpes, c'est-à-dire avant l'invasion delà pébrinc, nous avons déjà dit que la France

I. Les chiffres relatifs à l'Italie résultent d'une évaluation faite sur des bases nouvelles par 1' « Associazione dell' industria et del commercio dello sele in Italia ».

LA SOIE

récoltait plus de ?o millions de kilos de cocons à l'état frais. Ce chiffre a même été dépassé en i853 et s'est élevé à 26 millions de kilos.

A la même époque, l'Italie produisait 62 millions de kilos de cocons, d'après les évaluations du professeur Cornalia

L'influence de la maladie terrible qui décima les magnaneries se fit sentir ensuite en Italie comme en France, et voici les poids récoltés de i863 à i868 dans les deux pays.

France Italie

Moyennes.

Dix ans après, la situation est déjà fort différente ; on voit, en effet, que la production en France reste stationnaire, tandis qu'ellea rapidement augmenté en Italie,

Moyennes .

France

Italie

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