oo à 5.000 balles de soies d'Italie
2.25o à 2.5oo — de soies de Sicile et du Levant. 900 à i.ooo — de soies asiatiques.
A ce total de 7.600 à 8.5oo balles il fallait joindre 3.000 balles produites en France. L ^approvisionnement total s'élevait à ii.ooo balles environ, et à 1.700.000 ou 1.800.000 livres, venant à Lyon pour être partiellement (un quart environ) réexpédiées à Saint-Etienne, Paris et Tours.
Après la Révolution, les privilèges du marché de Lyon disparaissent. Les droits d'entrée sont perçus à la frontière et les soies de toutes provenances circulent librement après avoir acquitté un droit de i fr. 02 par kilo, sur les grèges, et 2 fr. o4 sur les ouvrées. Cependant la prohibition de sortie édictée en 1720 est
LA SOIE
encore maintenue en 1791 et ne doit cire supprinire qu'en i833, époque à laquelle elle fait place à une taxe dVxportation de 3 francs par kilo pour les grèges et de 2 francs pour les sortes ouvrées. C'est une survivance et comme un legs des idées de réglementation de l'ancien régime.
Sous la Restauration, Lyon réclame la libre importation des soies, mais cette mesure n'est obtenue qu'yen 1802 pour les soies sardes, et en 1861 pour toutes les soies, qvielle qu'en soit la provenance. La prohibition de sortie est en même temps supprimée.
(( En réalité, dit un Lyonnais, le grand marché de Lyon, fondé a l'origine svu^ des privilèges d'un autre âge, n'a pris tout son essor et n'a acquis une réelle ampleur que dans la seconde moitié du xix^ siècle, à cet air forlifianl de la liberté (V importation ou d'exportation complète dont certains intérêts voudraient le priver de nos jours.
(( C^est cependant à l'abondance, à la variété et au choix des matières premières mises à sa portée que notre grande industrie est redevable, pour une large part, de ce ressort, de cette souplesse incomparable avec lesquels elle a pu atténuer et même conjurer, malgré les circonstances les plus défavorables, les détresses industrielles qui marquent à des dates si rapprochées les diverses étapes de son histoire ^ »
En 1888, la condition des soies de Lyon a enregistré 5.183.000 kilos de soies de toutes provenances, soit cinq fois plus, au moins, qu'en 1789. Depuis 1889
I. Exposition de 1889. — La Fabrique lyonnaise de 1780 à 1880 , Lyon^ Pitiat, i88().
LE COMMERCE DE LA SOIE
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le movivement des liansaclions s'est accm. Voici les chiiTies que nous trouvons dans le compte rendvi des travaux de la Chambre de commerce de Lyon (1908) :
Milliers de kilos
Organsins ' Trames
(îrèges
Divers Totaux
Movcnnc
décen
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