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LA LAINE ET AUTRES FIBRES D ORIGINE ANIMALE

Les importations anglaises s'élèvent, pour le cha-

meau.

mohair et Talpaca, vigogne ou lama, à

39 millions de livres durant la période igo/j-igoS.

En regard de ce chiffre, il y a lieu de noter le poids des laines de mouton, qui s'élève à :

720 millions de Lb.

en 1908.

en i{)07.

en i()oG.

en 1900.

en 1904.

Soit, en moyenne, 658 millions de livres anglaises durant la période quinquennale 190/1-1 908.

L'importance relative des espèces animales dont nous avons parlé reste donc très faible. Dans les grands pays civilisés, il est hors de doute que l'on demande surtout des fibres textiles à la béte à laine par excellence, c'està-dire au mouton.

Nous allons maintenant parler de ce dernier en étudiant les diverses races exploitées.

LES MOUTONS

Nous avons nionlré plus haut que certaines espèces animales étaient parfaitement capables de produire des fibres textiles excellentes, et même fort recherchées aujourd'hui encore, maigre le prodigieux développement des troupeaux de moulons. La production de ces fibres qualifiées poils reste cependant très faible, et ne s'ac- .croît pas avec rapidité comme la production de la laine d'ovidés.

La raison en est simple.

Tous les animaux dont nous avons parlé sont répartis sur une aire géographique assez étroite ; ils ne sont pas l'objet des soins spéciaux dont l'on entoure les ovidés, dans nos vieux pays d'Europe tout au moins ; enfin ils ne peuvent pas être acclimatés soit en Europe, soit dans d'autres [)ays éloignés de leur berceau d'origine, sans perdre — la plupart du temps — leur principale qualité, celle de porter une toison. L'alpaca, la vigogne et le lama ne peuvent même vivre que sur les hauts plateaux du Pérou. Toutes les tentatives d'acclimatation dans d'autres régions et à une moindre altitude ont échoué complètement.

Le chameau a sa place marquée sous des climats spéciaux, et sa véritable fonction économique consiste à servir de moteur animé ou de bête de bât.

236 LA LAINE ET AUTRES FIHUES d'oUIGINE AMMALE

Oa ne peut songer, en outre, h le multiplier poiu' récolter sa toison, car le poids de laine obtenu est hors de proportion avec les dépenses de son entretien, et la viande qu'il fournit est de qualité médiocre.

Seules, les chèvres de Cachemire ou d'Angora pourraient probablement être acclimatées comme elles l'ont été au Cap par les Anglais ; mais il n'est pas démontré que cette entreprise puisse se développer largement en concurrence avec l'élevage des moutons.

Ces derniers ont une supériorité incontestable au point de vue de l'acclimatation dans les divers milieux et sous les divers climats. Une race comme celle des mérinos peut vivre dans l'Afrique du Nord qui est sans doute son berceau, en Espagne, en France, en Allemagne, où elle a été transportée vers la fin du xvni® siècle^ à l'exemple de ce qui se fit dans notre pays, en Hongrie, en Autriche, etc.

La même race a peuplé le Cap, TAustralie, l'Uruguay, la République Argentine et les Etats-Unis.

On compte, à cette heure, fort probablement, plus de 25o millions de représentants delà race mérinos dans toutes les contrées du monde.

Ailleurs, dans des régions nettement délimitées et sous des climats différents, que la race mérinos ne savirait supporter, d'autres races ovines peuvent, au contraire, prospérer et porter des toisons.

Partout, enfin, le mouton est en même temps producteur de laine et de viande. Sa fonction économique est double et, contrairement aux préjugés répandus à cet égard, ces deux fonctions peuvent être exercées concurremment sans que la première nuise à la seconde.

Les ovidés représentent donc une machine animale

LES MOUTONS

meiveilleusement propre à rexploitaliou dont elle est l'objet. Il est dès lors presque toujours inutile de la remplacer par une autre moins parfaite au point de vue de la production des fibres textiles et au point de vue de l'utilisation des autres produits qu'elle fournit.

Ces raisons expliquent l'extraordinaire développement de Tespèce ovine en même temps qu'elles nous démontrent l'inulilité des efforts qu'on pourrait déployer en vue d'acclimater ou de muUiplier les autres espèces animales productrices de fibres textiles.

Les lois de la Physiologie s'opposent à cette acclimatation et à cette adaptation des camélidés ou des chèvres dans les milieux qui ne leur conviennent pas. Toute tentative faite dans ce sens présente des difTicidtés considérables ou se heurte à des obstacles invincibles. — D'un autre côté, au point de vue économique, toute entreprise qui ne se solde pas par un profit est d'avance frappée de stérilité et convaincue d'impuissance. Les deux problèmes scieiititiques et économiques sont, en effet, inséparables et nous allons précisément faire l'application de ce principe à propos des diverses races d'ovidés exploitées à la surface du globe. Il en est une qui présente un intérêt exceptionnel au point de vue de la laine. C'est d'elle que nous allons parler tout d'abord.

La race mérinos.

Cette race se distingue de toutes les autres sans exception par la qualité de sa toison. C'est là une vérité incontestable. Dans tous les pays civilisés, la laine mérinos est considérée comme une matière de qualité su-

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périeure se vendant à pins haut prix que les autres fibres textiles d'ovidés.

En résulte-t-il que Ton doit s'elTorcer de substituer ])artout cette race à celles qui sont aujourd'hui connues et exploitées? Nous répondrons : Non, sans la moindre hésilalion. Transportés en Angleterre, en Bretagne, dans les Flandres, en Hollande, c'est-à-dire dans des régions dont le climat humide les affaiblit ou les tue, les moutons mérinos ne seraient pas à leur place. Il convient donc d'utiliser les races adaptées à ces pays qui ont été vraisemblablement leur berceau, et où leur exploitation doit produire des bénéfices. Les Lincoln et les Leicester ou Dishley, xariétés anglaises de la race germanique, les Southdown et autres représentants de la race des dunes, les variétés anglaises ou hollandaises de la race des Pays-Bas, sont, au contraire, parfaitement adaptées au milieu dans lequel on les exploite. Leurs toisons plus ou moins rudes ou grossières n'ont pas les qualités et n'atteignent pas le prix des toisons mérinos, mais elles trouvent cependant un débouché facile, et l'art merveilleux de certains éleveurs a créé des variétés précieuses au point de vue du dévelo])pement rapide des sujets, de leur aptitude à Tengraissement et à la production de la viande.

Ce serait folie que de vouloir substituer le mérinos h des machines animales qui remplissent à merveille, dans une aire géographique spéciale, leurs fonctions économiques.

Ce que nous disons plus haut des races ou des variétés anglaises nous paraît vrai pour les races françaises et leurs très nombreuses variétés, pour celles d'Allemagne, d'Afrique ou d'Asie, qui sont, elles aussi, adaptées à leur mi heu.

LES MOUTONS

Si grand que soit le mérite de la race mérinos au point de vue de la production lainière, il n'est donc ni possible ni avantageux de chercher à la répandre partout. En France, d'ailleurs, des essais nombreux ont été faits. Depuis la seconde moitié du xviu'' siècle, le mérinos a été introduit dans notre pays et Ton a constitué des variétés dont la laine est toujours de qualité supérieure, bien que la finesse en soit variable. Ces variétés ne se distinguent donc pas par des ditlerences marquées de la toison, mais par leur aptitude à vivre dans les régions où d'aulres variétés de la même race ne sauraient prospérer aussi facilement.

Les mérinos d'Espagne achetés et distribués en 1776 par ïuz^got ont servi à constituer la variété actuellement prospère dans la Bourgogne, et notamment dans le Châtillonnais.

Un autre lot de reproducteurs hnportés vers 1786 fut l'origine du célèbre troupeau de llambouillet et de la variété qui porte le même nom. C'est la souche de tous les mérinos de la Brie, de la Beauce et du Soissonnais.

Sous rinspiration de Daubenton, de Gilbert et de Tessier, une clause secrète du traité de Baie (4 thermidor an XII) imposa à TEspagne l'obligation de laisser choisir dans ses « ca vagues » 4.000 brebis et i.ooo béliers mérinos. Sous le Consulat, cette clause reçut son application ; des reproducteurs ramenés par Gilbert servirent à fonder dix bergeries nationales que l'on plaça à la Malmaison, à Arles, à Perpignan, à Saint-Genét, à Champagnelle près de Clermont-Ferrand, à Saint- Georges-de-Ronains près \illefranche (Rhône), à Ober-Emmel près de Trêves, au château de Palan près d'Aix la-Chapelle, au château de Clermont près de

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Nantes et à Gère près de Mont-cle-Maisan* On songeait évidemment à substituer, dans la France entière, et même au delà de ses anciennes frontières, la race mérinos aux autres races.

Cette tentative avait comme promoteurs des hommes qui passaient pour les premiers éleveurs et pour les savants les plus éclairés de leur temps ; elle trouvait enfin pour auxiliaire TAdminislralion impériale ! Les conditions climatologiques firent pourtant échouer la plupart de ces essais d'acclimatation. Les troupeaux de la Malmaison, d'Arles et de Perpignan, placés dans des milieux ])lus favorables, subsistèrent seuls plus longtemps. — La (( cavagne » française de Rambouillet dut elle-même être renforcée, à plusieurs reprises, durant le premier Empire, par des importations directes d'Espagne. — Aujourd'hui, après un siècle d'efTorls, d'expériences méthodiques et de transformations diverses, nous possédons deux groupes de popidations mérinos pures. Le premier groupe, celui du Nord, comprend les variétés de la Beauce, de la Brie et du Soissonnais, de la Champagne et de la Bourgogne. Le second, celui du Midi, est représenté par la variété de la Provence, et par celle du Rovissillon, peuplant ainsi en partie les départements des Alpes-Maritimes, de Yaucluse, des Bouches-du-Rliône, du \ar, des Basses-Alpes, du Gard, deTIIérault, de l'Aude et des Pyrénées-Orientales.

Partout ailleurs, nos races françaises et leurs nombreuses variétés sont exploitées dans les régions qui ont été de tout temps leur aire géographique naturelle.

Les partisans exclusifs des races anglaises ont fail maintes fois les plus grands efforts pour opérer également une substitution et pour remplacer nos trou-

LES MOUTONS

peaux par les variétés les plus réputées du Royaume-Uni. Les échecs qui avaient arrêté le développement de l'élevage du mérinos ont découragé toute lentative d'acclimatation des variétés anglaises dans les milieux qui ne leur étaient pas favorables. Le plus beau mouton d'Angleterre n'est pas davantage à sa place en Provence ou dans le Roussillon que le mérinos n'est capable d'être exploité avec profit dans les landes de Bretagne ou sur les montagnes de l'Auvergne.

Ce que nous disons ici pour Textension de la race mérinos en France, malgré la supériorité de sa toison , est encore vrai pour l'Allemagne.

Dans ce pays, la variété mérinos dite électorale, répandue dans la Saxe, la variété Negretti, plus connue dans le Mecklembourg, la variété Rambouillet, propagée dans la plupart des Etats, n'ont pas fait disparaître les autres races de moutons allemands et leurs variétés.

Il en est de même en Italie, en Hongrie et en Russie.

Sur la terre d'Afrique, qui est son berceau, le mérinos n'a pas davantage remplacé ou éliminé soit la race d'Asie, soit la race du Soudan, dont la toison est de qualité bien inférieure.

Il résulte de tous ces exemples que l'extension de la race mérinos a rencontré des obstacles presque invincibles. Ce n'est pas seulement l'ignorance et la routine qui ont ralenti ou limité le développement de cette race soit en Europe, soit dans l'Afrique du Nord. Les obstacles sont représentés par des difficultés ou des impossibilités d'adataption ;ils sont d'ordre physiologique, mais correspondent en même temps à des obsta-

LA LAINE ET AL TRES FIBRES d'oRIGïNE AxMMALE

des économiques, puisque tout ëchec au point de vue de Televage se double d'un échec financier.

Nous ne devons pas davantage oublier que si les mérinos possèdent une toison de qualité supérieure, diverses races concurrentes ne leur cèdent rien même à ce point de vue. Une variété de la race asiatique, dite de l'Yémen, fournit une laine d'une grande finesse utilisée en Perse pour la confection des tapis. En Arménie, une autre variété de la même race fournit l'aslrakaii.

Ailleurs, en France même par exemple, l'aptitude laitière remarquable d'une variété comme celle du Larzac assure à ce groupe une supériorité économique que le mérinos ne saurait songer à lui disputer. Le prix du fromage de Roquefort fabriqué avec le lait des brebis du Larzac l'emporte de beaucoup sur la diflerence de valeur de la toison des deux races. En définitive, nous le répétons, il n'y a pas, dans le monde, une race ovine supérieure a toutes les autres d'une façon absolue et qui se nomme la race mérine, race qu'il faudrait exploiter seule, parce que sa toison fournit une laine de qualité supérieure.

C'est là une idée fausse, aussi fausse que celle qui <:onsisle à admettre la supériorité absolue des moutons de races anglaises en raison de leur valeur spéciale comme bêtes de boucherie.

Le problème économique de la production des laines fines de mérinos est beaucoup plus compliqué qu'on ne l'imaginait au début du xix^ siècle^ lorsqu'on admettait la possibilité de transformer tous les troupeaux à l'aide des mérinos d'Espagne.

Des circonstances spéciales ont d'ailleurs permis aux industriels de se procurer des laines mérinos par

LES MOUTONS

masses ('normes. Trois « Pays neufs », TAuslralie, le Cap, l'Amérique du Sud, offrirent, dès les premières années du xix^ siècle, des espaces immenses à l'élevage du mouton. On ne pouvait songer dans ces solitudes à nourrir un autre animal et à utiliser dans le mouton autre chose que sa toison. Le mérinos était donc tout désigné en raison de sa svipériorité incontestée, comme producteur de fibres d'une haute valeur marchande.

Les circonstances climatologiques furent, d'autre part,, presque partout favorables à l'extension rapide de la race, soit au Gap, soit dans les diverses régions de l'Australie, ou de la Tasmanie, soit dans la République Argentine, ou l'Uruguay. Ces dernières colonies avaient d'ailleurs reçu déjà depviis fort longtemps des mérinos d'Espagne, et l'acclimatation de cette race pouvait être considérée comme un problème résolu. Enfin il ne faut pas oublier que les l^]tats-Unis ont importé, eux aussi, des reproducteurs mérinos qui ont ilonné naissance à une population de race pure ou à des métis dont il est impossible de ne pas faire mention. Les Etats-Unis sont néanmoins incapables de satisfaire à leur consommation en laines fines delà race mérinos.

Nous allons tracer rapidement l'historique du développement de cette race en Australie, au Cap et dans la République Argentine, principaux pays exportateurs et fournisseurs de tous les grands pays civilisés.

Les mérinos cl Australie.

L'introduction des premiers mérinos en Australie paraît dater des dernières années du xvm^ siècle. Elle est attribuée à Tun des principaux colons^ Mac-Arthur, qui

2^4 LA LAINE ET AUTRES FIBRES d'oRTGINE ANIMALE

fil venir de la colonie du Cap cinq brebis et deux béliers de race mérine. Cinq ans après, le gouverneur Thomas Brisbane envoyait à Londres des échantillons de laine provenant du troupeau de Mac-Arthur. Ces fibres fui ent estimées 4 ^b-? c'est-à-dire 5 francs la livre anglaisede453 grammes. Elles fuient considérées comme pouvant rivaliser avec les meilleures laines d'Espagne, seul pays qui fût jusque-là en état de fournir des laines fines. — Le gouvernement anglais comprit parfaitement la valeur des renseignements qui lui étaient transmis au sujet de l'élevage du mouton et de la production de la laine mérinos.

Il donna la plus large publicité aux résultats de l'expertise sollicitée par le gouverneur, et ne négligea rien pour encourager les colons désireux d'aller constituer des ti ouf)eaux en Australie.

Cette colonie envoyait à Londres sa première balle de laine fine en 1807. Les envois s'élèvent ensuite :

A i()i J)alles en i8io,

A f\(\b — en 181 ^1.

A 1.620 — en 1820.

Exprimées en milliers de livres (Lb.) de /i53 gr, les exportations de toute V Australie (Australie, Tasmanie, Nouvelle-Zélande), ont atteint les chiffres suivants ^ :

1800 3().oi8

I. Voir notamment les slatisl icjues publiées dans le suplément annuel des Bradford Observer ^ journal technicjue et commercial.

LES MOL TONS

1880. 3oo.2 4o

Les colons aLislraliens comprennent le parti qu'on peLit tirer du mouton poLir sa toison ; ils s'adonnenl exclusivement à Télex âge du mérinos australien dont la laine, désormais mieux conmie en Angleterre, atteint des prix très élevés. Les béliers tirés du troupeau de Mac-ArtliLU- constituent dès 1809 la souche des moLitoris exploités en Tasmanie. La Nouvelle-Galles dLi Sud, la province de \ictoria, l'Australie méridionale et occidentale, le Queen's Land, et enfin la Nouvelle-Zélande, sont successivement peuplés de mérinos. Des achats faits en France et en Allemagne permettent de multiplier les reproducteLus d'élite et d'augmenter par l'influence de l'hérédité la finesse des laines. Il est hors de doute qu'en utilisant tOLijoLirs comme béliers des SLijets de race pure ou des métis présentant exclusivemenl les caractères de la race mérine, on est arrivé à éliminer presque complètement dans les troupeaux australiens l'inflLience qu'exerçaient par atavisme les sujets faisant retour à un autre type spécifique.

En 1869, laines australiennes vendues aux enchères de Londres étaient classées comme laines mérinos dans la proportion- de 97 0/0. En d'autres termes, le troupeau de cette colonie pouvait être considéré alors comme étant exclusivement com|X)sé de moutons mérinos ou de métis chez lesquels l'influence de l'atavisme sur la qualité de la toison avait été totalement (97 0/0) SLipprirnée. Ali point de vLie pratiqLie, il n'y avait pas lieLi de distinguer de pareils animaLix des mérinos purs.

2li6 LA LATNE ET AUTRES FIBRES d'oRIGJNE ANIMALE

Effectifs en Australasie ^ (Australie , Nouvelle-Zélande)

Australie Nouvelle-Zélande Australasie

lOI

io3

A ce moment, la population ovine de l'Australasie avait été portée successivement à 45 millions de têtes. Les chiffres suivants donnent une idée exacte de la rapidité avec laquelle elle s'était développée :

i855 17 millions de têtes,

A partir de 1870, l'effectif des troupeaux de l'Australasie n'a pas cessé de croître jusque vers 1895 ; il diminue, en revanche, après cette date, et augmente ensuite de nouveau.

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