AVENIR DE LA PRODUCTIOX DE LA LAI M
roiisoMimce on iniso on rpiivre par telc d'iial^ilanl dinrinue.
Cette siliialion ne paraît pas avoir changé depuis 1 902 , car la consommation par lete d'babilant a été la suivante :
190;^. . . . '^.iiô il)ol> y.i()i . •^.ii5 MM*7 ^ ^^^^^ 1 (j() >. • . . . 1 1^0 )) ))
C'est l'inverse de ce qni se produisit de|)uis 1860 juscpi'à 1890. D'après Luigi Jiodio, la popidation de TEurope s'élevait dans cet intervalle de 286.000.000 à 356. 000. 000 d'iiabitanls et augmentait ainsi de 25 0/0, mais la consommation de la laine augmentait en même temps de 66 0/0 ^.
Aujourd'lmi, M. Grandgeorge écrit dans Vun de ses rapports annuels {l Indiislric Icxtilc en 190^) ;
(( Il est curieux de constater que la consommation industrielle de laine n'a pas augmenté dans le monde depuis dix ans ; il serait même plus vrai de dire qu'elle a sensiblement diminué, car si l'on prend la moyenne des trois dernières années, on constate que, pendant la période 1900- 190 2, l'industrie lainière a absorbé seulement 98/i .ooo.ooo de kilos de laine par an, contre 1.008.000.000 de kilos en 1892, soit 24.000.000 ou 2,4 ô/o de moins qu'il y a 10 ans. »
Telle est la situation dans le présent. Il est toujours fort dangereux de prédire l'avenir, et nous n'avons pas la prétention de le connaître. On peut, toutefois, s'appuyer sur des faits bien constatés pour proposer quelques hypotlièses.
1. Opiuion citée par Bourn, consul général des l']lats-Unis . Dcparl-ment of State^ feb. 1892.
II BUES TEXTILLS ^ >*•
278 I A LAI^E ET AUTRES FIBRES d'oRIGINE ANIMALE
Nous avons vu, tout d'abord, que la réduction des eirectifs australicîis devait être attribuée à des sécberesses extraordinaires.
11 y a lieu de croire que ce sont là des phénomènes passagers, et la reconstitution des troupeaux sera la conséquence naturelle de l'augmentation des étendues suscejjtibles désormais de nourrir des moutons.
Nous avons constaté également que le bas prix des laines, depuis dix ans surtout, constituait une difficulté pour les éleveurs.
Il est fort probable que l'état stalionnaire de la production va réagir sur la marche des cours. Cette tendance se manifeste depuis trois ans et elle est plus marquée pendant les années 1902 et igoS.
Voici, d'autre part, les prix cotés au marché de lleims pour les toisons vendues depuis 1 90/^1, pour montrer la fermeté des cours qui dépassent largement ceux des années précédentes :
Prix par kilo.
Qualités '9^'< ^0^^ ^ii^^^ ^9^7 ^{}^^ ^D^ll
Lorraine lavée à clos. 2.^5 2.85 3.5o 3.o5 2.25 2.90
Champagne fine. . 3.o5 3.45 3. 80 3. Go 2.75 3.55
Bourgogne fine. . 2.90 3./40 3. 80 3.65 2.75 3.5o
Brie 1/2 fine. . . i.5o 1.75 2.00 1.80 i.3o 1.80
Berrv croisée. . . i.25 1.55 1-93 i.G5 i.i5 1.70
Les chiffres inscrits dans nos tableaux sont instructifs ; la hausse est visible, et le graphique de la page 3o5 donne la même impression.
La persistance de cette hausse assurera à toutes les entreprises d'élevage des profits cpii ne manqueront pas^ à leur tour, de provoquer le développement de cette industrie.