‹ Les fibres textiles d'origine animaleChapitre 82 sur 122 · CL · texte numérisé non relu

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Il est fort possible que l'Australie n'ofTre plus aujourd'hui des territoires nouveaux dont la mise en Aaleur soit aussi aisée et aussi productive que celle des terres déjà utilisées par le palurage. Il faudra sans doute chercher dans d'autres régions du globe des territoires propres à l'élevage ; mais il nous paraît difficile d'admettre qu'on ne réussira pas à les découvrir et à les exploiter. Le monde civilisé ne manquera pas de laine, niais le prix de cette fibre va sans doute monter. C'est la conséquence logique et probable des faits curieux que nous avons signalés à propos de l'état actuel de la production lainière.

Cette situation présente surtout des dangers pour les grands pays manufacturiers dont la consommation et la production industrielle sont liées à l'abondance des matières, à l'extension des débouchés qui sont ouverts à leurs produits manufacturiers, et par conséquent aux variations des cours.

La hausse de la laine est à peu près inévitable, nous le croyons du moins. Toutes choses égales d'ailleurs, elle aura potir conséquence la hausse des lainages ou des tissus et peut-être une réduction de la consommation. Celle -ci ne peut manquer de réagir sur la fabrication et d'en réduire l'activité dans la mesure où elle viendra à diminuer elle-même. C'est le bon marché parfois extraordinaire de certaines étoffes et la baisse de prix générale des tissus de laine qui expliquent en partie le développement extraordinaire de la consommation européenne. La hausse aura donc, selon toute vraisemblance, une influence en sens contraire.

La stagnation des affaires et la réduction des tran-sactions seront surtout sensibles dans les grands pays

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