‹ Les fibres textiles d'origine animaleChapitre 83 sur 122 · AVENIR DE LA PRODUCTION DE LA LATNE · texte numérisé non relu

AVENIR DE LA PRODUCTION DE LA LATNE

exportateurs outillés pour produire des quantités considérables de laine peignée ou cardée, de fds et de tissus. Le développement rapide de l'outillage mécanique avait été jusqu'ici en harmonie avec l'accroissement parallèle, et en apparence indéfini, de la production des matières premières. Il n'en sera plus de même pendant quelque temps du moins, et nous ne savons pas si désormais la laine pourra être produite aussi aisément, à aussi bon compte, qu'autrefois. L'augmentation continue et rapide de Toflre n'est pas certaine, puisqu'elle dépend des conditions dans lesquelles l'élevage du mouton pourra se développer sur de nouveaux espaces. Ce développement suppose môme une hausse des laines constituant une prime d'encouragement et de risques.

La reconstitution des troupeaux australiens n'est pas douteuse. Gela est certain, mais encore cette œuvre exigera-t-elle du temps, et durant la période d'attente on peut et on doit prévoir une sorte de crise, la crise des matières premières.

Voici, en elTct, les résultats des dénombrements officiels du troupeau australien :

1892. . . . io() millions de moutons.

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D'autre part, la population des pays civilisés augmente ; les besoins croissants doivent être satisfaits immédiatement. On peut augmenter en l'espace de

:i82 LA LAINE ET AUTRES FIBRES d'oRIGINE AMMALE

quelques années le nombre des broches à filer ou des machines à tisser ; mais la production de la laine est liée à la vie des animaux qui la produisent, et cette existence est soumise à des lois physiologiques que nous restons impuissants à modifier.

On n'accélère pas la croissance d'un mouton au delà de certaines proportions, surtout dans des pays de dépaissance, où la béte à laine vit en sauvage^ à l'aventure, La mortalité qui vient de décimer le troupeau australien nous prouve qu'il y a liev\ de compter avec les accidents, le hasard des perturbations atmosphériques et des fléaux imprévus.

Toutes ces considérations nous obligent à voir dans la décroissance récente de la production lainière comme un fait grave dont les répercussions économiques seront douloureuses.

Le coton ne peut pas suppléer à l'insuflisance de la tonte générale. On constate, d'ailleurs, depuis quelques années une sorte d'arrêt du développement de la production cotonnière. Les récoltes visibles ont produit depuis 1898 les quantités suivantes :

milliers de

tonnes de i .ooo kilos

milliers de

tonnes de i

. ^i.is:)

4 5oo

Dans cet inlcrvalle, précisément, le nombre des broches à filer augmentait très rapidement et passait de c)7.ooo.ooo à 107.000.000, sans même tenir compte des ateliers installés en Chine, au Japon ou en Indo-Chine.

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