LE TYPHUS ENDEMIQUE BENIN DE GRECE
Il est de connaisance assez récente. Nous nous bornerons à en faire un exposé historique détaillé.
Lépine faisait connaître, le 25 janvier 1932, que l’émulsion cérébrale de rats capturés en dehors de toute épidémie de typhus à Athènes et au Pirée, était virulente pour le cobaye dont le sérum et le sang devenaient eux-mêmes virulents pendant la période de fièvre ; la maladie observée présentait des particularités la rapprochant de la forme mexicaine du typhus.
Le 5 mars, avec Caminopétros et Pangalos, cet auteur montrait que les puces de ces rats d'Athènes et du Pirée étaient infectées avec une grande fréquence par le virus du typhus exanthématique ; le broyat de ces puces, en effet, déterminait chez le cobaye une maladie typique.
Le 9 avril, Lépine retrouvait le virus du typhus exanthématique chez les rats capturés à Beyrouth. Les cobayes ayant réaoi à ce virus, devenaient réfractaires au virus athénien. Les deux virus sont donc identiques.
Quelques jours après, il remarquaït que le sérum d’un individu ayant contracté le typhus exanthématique neutralisait le virus isolé du cerveau des rats ; le sérum d’individu normal ou atteint de fièvre boutonneuse était par contre inactif.
Il observait d’autre part l’existence en Grèce d’une forme endémique du typhus bénin transmise par les puces et immunisant contre le virus des rats des mêmes régions.
Le 11 juin enfin, il montrait que le rat était bien en Grèce