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LE TYPHUS TROPICAL DES ETATS MALAIS

Il paraît probable qu'il existe dans les Etats malais, à côté d’une fièvre due sans doute à une piqûre de tique (fièvre que nous mentionnerons dans le prochain chapitre), une autre affection qui paraît au contraire appartenir au groupe que nous étudions présentement, groupe des fièvres causées par les parasites du rat.

Fletcher et Lesslar décrivaient, en 1926, sous le nom de typhus tropical, une affection qui sévissait dans les Etats libres de Malaisie, affection fébrile, ressemblant au typhus, caractérisée par une fièvre élevée, une céphalalgie vive, de la prostration, du délire, un peu de splénomégalie et l’apparition au cinquième jour, dans 40 % des cas, d’uue éruption maculo-papuleuse.

Contrairement au typhus exanthématique historique, cette affection ne survient pas par épidémie, reste bénigne et n’est pas transmise par les poux.

Les gens atteints sont particulièrement ceux qui sont en contact avec le bétail.

Fletcher trouvait, en outre, la réaction de W.-F. positive, mais l’inoculation au cobaye restait sans résultat. Il pensait devoir reconnaître là, la maladie de Brill.

Anigstein, en juin 1930, réussit à déterminer de la fièvre chez 22 cobayes seulement, sur 200 inoculés, mais il signalait que sur ce nombre, une grande partie d’entre eux, par contre, présentaient du gonflement testiculaire.

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Les inoculations au rat étaient encore moins souvent positives. Cet auteur décrivait, en outre, un bacille « diphtéroïde », ne prenant pas le Gram, qui présentait les mêmes propriétés en ce qui concernait les inoculations aux animaux.

Anigstein constatait enfin que, chez les rats capturés dans les régions frappées par l’affection, la réaction de W.-F. était positive et que ces animaux présentaient souvent un gonflement du scrotum.

Lewthwaite publiait la même année une étude assez complète de la question.

Les grandes analogies cliniques, sérologiques expérimentales entre cette affection et celles que nous avons étudiées jusqu'ici semblent bien nous autoriser, malgré l’ignorance ou nous sommes encore de sa nature réelle, de son agent causal et même de son hôte vecteur, à la classer dans le groupe des fièvres exanthématiques à parasites de rat.

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