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CONSIDERATIONS GENERALES A PROPOS DE CE PREMIER GROUPE DE FIEVRES

Nous ne voulons pas clore l’étude de ces aflections saus faire remarquer les grandes ressemblances qu'elles présentent et sur lesquelles, par ailleurs, nous reviendrons.

La notion de l'intervention des muridés, de leurs parasites comme agents vecteurs, l’incculation positive du virus au rat, déterminant chez lui une infection apparente, la relation d’immunité existant (d’après Lépine) entre une souche humaine de typhus endémique et la souche murine de la ville où la maladie éclate, tendant à montrer qu'il s’agit bien chez l’homme et chez le rat de l’action pathogène du même virus, toutes ces observations nous paraissent justifier pleinement leur classification en un groupe unique, le groupe des lyphus endémiques murins.

Quels sont les rapports entre ces typhus murins et le typhus épidémique historique ?

Is paraissent bien être établis aujourd'hui d’une façon indiscutable. Il s’agit du même virus. En ce qui concerne la maladie de Brill, depuis longtemps, pour les autres affections plus récemment, on a prouvé l’immunisation réciproque de ces typhus murins avec le typhus historique :

L’inoculation à des singes des virus de la maladie de Brill, du Tabardillo, de la fièvre toulonnaise, de la fièvre de. Grèce, les immunisent très nettement contre le virus du typhus histo-

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rique (Anderson et Goldberger, 1912, Plazy, Marcandier, Germain, Pirot, 1929). L'expérience, reproduite sur des cobayes (Maxcy 1929, Pinkerton 1929), se montra positive de la même façon.

Enfin, Plazy, nous l'avons vu, vient d'apporter à plusieurs reprises une confirmation éclatante de cette immunisation réciproque : les injections de sang d’un convalescent de fièvre exanthématique toulonnaise à un malade atteint de typhus endémique ont notablement amélioré la maladie dès la première injection et ont accéléré la guérison (21 juillet 1931).

Le 2 février 1932, Plazy et Germain apportent la preuve inverse : chez un malade atteint de fièvre exanthématique, les injections de sang de convalescent de typhus, commencées le quatrième jour ont amené Ja guérison au huitième, à la suite d'une amélioration clinique très rapide.

Le même mois, L. Plazy, Germain et M. Plazy, apportent une nouvelle série d'observations. Ges résultats, en dehors de leur valeur thérapeutique évidente, sont du point de vue expérimental des arguments sans réplique.

La preuve de l'identité des virus du typhus historique et des typhus murins semble donc bien faite, et à la II° Conférence Internationale contre le rat, le 10 octobre 1931, Netter pouvait dire : « Expérimentations, recherches sérologiques, constata- « tions anatomo-pathologique et bactériologique, établissent « sans réserves possibles l'identité des virus en cause dans le « typhus endémique et dans le typhus exanthématique épidé- « mique. »

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