INTRODUCTION
À l’époque où nous avons entrepris ce travail, sous l’inspiration et selon les directives de M. le professeur Plazy, — il ya de cela plus d’une année — les fièvres exanthématiques étaient encore groupées assez confusément et étudiées un peu selon leur ordre de gravité ou selon leur répartition géographique. Leurs rapports avec le typhus exanthématique épidémique, notamment, étaient très imparfaitement connus.
Depuis, bien des études ont été entreprises, bien des travaux ont paru, et au récent Congrès International d'Hygiène Méditerranéenne, au mois de septembre dernier, la question avait avancé d’un grand pas :
Le typhus exanthématique historique était mis à part.
A côté de lui, et considérée comme dépendant de lui, une catégorie d’affections chez lesquelles avait été soupçonnée, puis confirmée l'intervention des muridés, formait le groupe des « typhus murins »; ce groupe comprenait la Maladie de Brill et la fièvre exanthématique toulonnaise, considérées comme similaires, le typhus mexicain, le typhus bénin de
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Grèce, et on pouvait y faire entrer en outre quelques autres fièvres moins connues; ° Parallèlement enfin, la fusion de la fièvre boutonneuse, de la fièvre exanthématique marseillaise et de l’érythème infectieux d'Italie était opérée, et, à côté de ces affections, on admettait, par analogie, la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, la fièvre fluviale du Japon et cértains cas moins étudiés.
Après avoir passé en revue, selon ce plan, chacune de ces maladies, nous nous efforcerons à la lumière de la clinique, de la réaction de Weil-Félix, des expérimentations, de montrer que toutes ces fièvres présentent, non seulement de grandes ressemblances, mais encore des relations étroites, qu'elles paraissent avoir un virus initialement identique, et enfin nous émettrons quelques hypothèses au sujet de ce virus.