SCÈNE IL
Les Mêmes, GERTRUDE.
OERTEl’DE.
Comment, curieux, c’est encore toi! ta n'es pas couché !... Et vous, mam’selle, qu'est-ce que vous faites là, seule, avec un vaurien, au milieu de la nuit?
MANON
Dame Gertrude, e'eat qu’ j’ai entendu dire que manuel! o Jeanne...
CEJITRtinX.
Qu'cst-c' qu'elle a fait mamselle Jeanne?.,.
MANON
Elle était indisposée.
MAGASIN THEATRAL
GERTRUDE
C'est c' qui tous trompe, elle Ta très-bien.
PETIT JEAN
Elle Ta bien T... ah! tant mieux, elle est revenue d' son épanouissement.
GERTRUDE
Oui. (A part.) Toujours le même état d'immobilité; qui peut avoir causé cette horrible secousse T.. . Et l’enfant, je n’ai pu encore m'inquiéter pour lui d'un autre gtte, il faut secourir la mère, et puis, j’éveillerais des soupçons.
PETIT JEAN
Ainsi, marraine, vous n'avez pas besoin d' moi pour tous aider?
GERTRUDE
Ni de toi, ni de personne; Ta dormir, et que je n’entende plus bouger; vous finirez par faire tant de bruit, que vous éveillerez maître André.
PETIT JEAN
Ah! j’ comprends... y n'faul pas qu'il sache...
Qu'il sache quoi ?... Est-ce qu’il y a quelque chose à cacher ici ?
TETIT JEAN.
Sam, j' sais pas, marraine.
Gl fRUDB.
Comment tu n' sait pas?... Du moment que j’ te 1' dis, est-ce que ça ne doit pas le suffire?
PETIT JEAN
Oui, marraine.
GERTRUDE
C’est-à-dire que lu reviens encore à tes inventions, à ce bavardage de ce malin; faut toujours que tu l' mêles de ce qui ne te regarde pas. Je te l'ai dit, Petit Jean, tu le feras secouer les oreilles.
andré, dans la chambre d gauche.
Gertrude I
MANON
Oh! le bourgeois!
Gertrude, à part.
Dieu I s’il a entendu !
Manon, d part.
Ça vas’ gâter!