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Soleure, 1588-89. Sraarsarou. : Staatsrechnungen

Ecu parti.

Les figures 868 à 872 donnent l'écu partagé en deux par une ligne verticale. Le 868 est italien ; le 869, parti sable et argent, constitue les armoiries de Metz. Le papier à cette marque provient du battoir construit sur la Moselle de 1445-47 par la ville de Metz.

Ce moulin à papier sur lequel Aug. Prost donne de précieux détails ! fut construit vers le petit S'- Jean, outre Moselle, dans le groupe de moulins du Terme, sous la surveillance et par les soins des sieurs Martin George et Nemery Renguillon, gouverneurs des moulins dessus Muselle à qui on paya en plusieurs fois (du 18 mars 1445 au 17 février 1447) «tant pour le neufouvrage fait on nucf moullin à faire pauppier comme pour les ouvraiges faits en retenant les aultres moulins dessus la rivière de Muzelle » 500 livres 12 s.9 d.

La ville exploita elle-même cet établissement pendant les premières années ; les « Seigneurs-vouverneurs des mollins » dont Martin George parait avoir été le principal, avaient sous leurs ordres Waulthier « le pauppellier » et le premier rendait annuellement ses comptes dont un, celui de 1450- 51, nous est parvenu et se trouve dans l'Ærstoire de Metz par les Bénédictins, tom. V, p. 570. Des documents de cette nature étant rares, nous en reproduisons ici les éléments essentiels dont nous tirerons quelques conclusions pratiques.

Compte présenté le lundi 21 juin 1451 à la Ville de Metz par Martin George, gouverneur du moulin à papier pour l'exploitation du dit moulin du 15 juin 1450 au 15 juin 1451.

Dépenses :

Le dit M" George a acheté de ses deniers et livré à Wauthier, le papetier,

! Mémoire sur les moulins de la Moselle (Mémoires de l'Académie nationale de Metz, XXX° année, p. 120 et suivantes).

30 milliers de bons chiffons à 4 liv.

10 s. le millier lv i3s 5 milliers de gros chiffons à 45 s. le

milliers ME, Co ORNE. CA IS Colle ‘3 M TN en re rt

Total, Liv. 164 5° Il est dû en outre par plusieurs débiteurs pour achats de papiers non payés et factures non échues liv. 351 15°9" Total, Liv. 516 0*9

Le papetier doit livrer 30 rames de papier pour

chaque millier de chiffons, ce qui, pour 35 milliers, fait 1050 rames.

Recettes :

Martin George en a reçu pour la part de la cité : A8 r. bon papier à 95.

la rame. , 4.1 toc va S2IouS 90 r:gros pap.à4s.6d. »

et pour sa propre part 1951/, r. de gros bon à 75. » 68 8*6' 44. :r. de cassés à 58. ND 0m 64 r. de gros papier, 4s. » 426:

Total, 8741/, rames.

Wauthierreste devoir

livrer 17517, r. à Martin, pour par-

faire 1050

35 milliers de chiffons. Part que le

r. correspondant aux

dit Wauthier prend pour son labeur » 21 16°

6 pièces de drap du compte de l'an-

née précédente que Martin George

avait ichez: lui 1 #.°7 290 sm K NP EP ERSRRERS RE ER Total, liv: 410 14°6"

Solde dû pour balance par la ville » 105 63°

Somme égale, liv. 516 0*9*

En résumé sur le compte d'une année d’exploitation la ville restait devoir à George une soulte de 1051. 6s. 3 d. et, pour y faire face, il n'y avait que 175 !/, rames de papier que redevait Wauthier. On peut admettre que ce reliquat devait être exclusivement du papier blanc fin, puisque W. avait déjà livré un total de 154 rames de gros papier correspondant assez exactement au produit des 5 milliers de «gros drappaux » (à 30 rames par millier). Ces 175 !/, rames (dont une partie, sans doute consisterait en cassés) ne peuvent guère être évalués à plus de 7s. la rame et donneraient ainsi un pro-

Armoiries. Ecu tranché.

duit de 61 Liv. 4 s., ce qui réduirait le déficit primitif de 105 1. 6 s. 3 d. à 441.25. 3 d. Ii conviendrait encore de déduire de ce déficit la somme de 60 livres payées pour 6 pièces de drap que nous supposons avoir été employées aux feutres (placés entre les feuilles de papier lors de leur fabrication dans le but de les sécher). Si cette hypothèse est fondée et qu’on fasse figurer cette somme de 60 livres, non plus au compte annuel d'exploitation, mais au compte de premier établissement de l'usine, il resterait un bénéfice net pour l'année de 15 liv. 17 s. 9 d. C’est certainement peu de chose sur un chiffre d'affaires total de 516 liv. 9 d. et cela montre que le système d'exploitation employé ctait défectueux. Le compte ne fournit pas de renseignements sur le poids des papiers : mais on ne risque pas de commettre une grosse erreur en évaluant de 12 à 13 livres le poids d’une rame de papier de format ordinaire à cette époque. Il en résulte que 1000 livres de chiffons étaient estimés rendre 360 à 390 livres de papier. Au XVII!" s., ce rendement était évalué à 700 ou 750 livres ; aujourd'hui on le porte à 800. Quant au rapport entre le prix des chiffons et celui du papier, il se trouve être, en 1450, à la papeterie de Metz (en estimant le poids de la rame à 13 livres et son prix à 9 s. la rame), de 9 à 70 ou très sensiblement de 1 à 6; autrement dit, le papier coûtait 6 fois plus cher que le chiffon. Nous avons eu la possibilité d'établir des comptes semblables pour Angoulême entre 1560 et 63 et aux environs de 1600; nous avons trouvé que ce rapport était de { à 4; pour Genève, à la même date (1558-70), il était de 1 à 3,70 et pour l’époque de 1665-85 de 1 à 3,20.

Revenons maintenant à la papeterie de Metz.

Waulthier quitta la papeterie à la fin de 1452, mais elle continua à être exploitée par la ville jusqu'en 1460. Dès lors, les comptes n’en font plus mention. Incendiée « par feu de fortune » en février 1472, elle fut promptement reconstruite et il est vraisemblable qu'elle fut donnée à bail en même temps que le foulon et le moulin à aiguiser voisins, avec lesquels on la trouve louée en 1479 à Gros Jehan le merchal pour le prix de 18 livres par an. Elle continue à être affermée de la même manière jusqu'en 1500. En 1513-14, les trois usines sont louées à Michel le teinturier qui en paie 45 livres de loyer semestriel. En 1532-34, le loyer est de 90 livres par an; en 1542-45 il est porté à 120 livres

par an ; taux qui se maintient en 1566-67. En 1590, le moulin « à enmoudre les coustels » fut séparé des autres et loué à part. Transformé en « canonerie » en 1632, il redevint moulin à papier par les soins de Jaques Cragnier en 1694 et fonctionna comme tel jusqu'au commencement du XIX'Ss.

Les environs de Metz ont possédé quelques papeteries. Celle de Vallières est mentionnée par Westphal! à la date de 1512. Celles de Zorry et d'Ars-sur-Moselle remontent probablement à la même époque, mais nous n'avons aucune donnée à leur égard:

Le type 870 est intéressant en ce qu'il donne le nom d'un papetier, Hinrich Rantzow Ilioanson, mais la date des deux documents qui le portent ne parait pas absolument certaine.

Les 871 et 872, écu parti chappé, sont de provenance italienne et sur papier à vergeure fine et à

pontuseaux écartés.

868. 30<45 r. Filigr. posé vers le centre de la feuille. Torcello, 1301. Venise, À. nr Sraro : Ater del Podestà.

869. 30,5*<45. Metz, 1448. Sranrancu.: Cptes des receveurs-changeurs. Var. ident. : Metz, 1449- 54 ;, Mœrkerke (Bele.), 1449; Luxembourg, 1451; Anvers, 1460-61.

Autre var., un peu plus petite, avec les lignes hâchées plus serrées : Metz, 1455-59; Cologne, 1455. — Voy. Likatscheff (n° 2603, 2612, 2613 et 2960), mss. n. d.

870. 32,5><10. Hambourg, 1572? Sranrancu., CI. VIII, XXXH, n° L': Concepthbuch bezeichnet als Supplicationsbuch, 1562-73. Var. ident.: Hambourg, 1576?.

La date de ce papier n'est pas certaine.

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