r. Bologne, 1312. A. n1 Sraro: Podestà
872. 31,5><47 r. Vérone, 1327. À. com.: Abbazia di S. Zeno, n°7. Var. ident.: Le Puy, 1328.— Voy. Keinz (n° 221), ms. du XIV's.
Ecu tranché.
Les types 873 à 881 représentent les armoiries de Zurich, tranché argent et azur, tantôt simples, tantôt supportées par un ou par deux liors. L'écu supporté par un lion portant un globe a été en usage jusque vers le milieu du XVIT s. A partir de
L Geschichte der Stadt Metz, I. Theil bis 1552, Metz, 1875, p.337.
Armoiries. Ecu tranché.
1630 environ, le globe est souvent remplacé par l'épée. Quant à l'écu supporté par deux lions il se voit (881) de 1549-57 seulement ; à partir de 1617 environ on trouve deux lions tenant l’un le globe, l’autre l'épée et supportant chacun l’éeu de Zurich; au dessus de ces deux écus accolés est placé celui de l'empire, soit l'aigle bicéphale, le tout est surmonté d’une couronne fermée. Sous cette forme et en différentes grandeurs, les armoiries de Zurich persistent pendant un siècle. Toutes ces variétés proviennent de la papeterie que la ville fit construire, sur la Limmat, entre 1528 et 1534, sur l’emplacement occupé déjà précédemment par un battoir à papier.
Il ne nous a pas été possible de retrouver (ce qui eût été bien intéressant), les comptes relatifs à cette construction, car il y a malheureusement une lacune dans les comptes du trésorier de cette époque. Le moulin entra probablement en activité vers 1534 ou 1535.
Eustache Froschauer, frère du célèbre imprimeur zurichois Christophe, en eut la direction, nous ne savons si ce fut à titre d'amodiateur ou locataire, ou si l'exploitation avait lieu aux risques et périls de l'Etat. Ce que l’on peut dire, c'est que les papiers de cette époque, filigranés à l'Ecu de Zurich porté par un lion, et que l’on rencontre à partir de 1536, étaient bons et beaux, et qu'ils durent sans difficulté s’introduire dans la consommation en remplacement de ceux de Fribourg, de Berne et de Bâle, alors généralement usités à Zurich.
A la mort d'Eustache Froschauer, en 1549, l'Etat offrit de louer le moulin au frère du défunt, l'imprimeur Christophe. La Seigneurie demandait 100 florins de loyer annuel et Froschauer, dans un document non daté, mais qui doit être de 1550 environ, en offrait 60, donnant à l’appui de ce chiffre une sorte de devis de dépenses et de recettes de la papeterie qui présente un réel intérêt. Il demande d'abord qu'on ajoute une seconde roue, de manière qu'on puisse travailler avec deux cuves. Il ajoute, ensuite, qu'à l'exception de Strasbourg, il n'était payé nulle part en Allemagne plus de 60 florins pour la location annuelle d’un moulin à papier.
! Voy. pour l'histoire de ce premier établissement aux lettres alphabétiques : Va lettre Z et aux Têtes de bœuf, celle à yeux et à naseaux portant la lettre Z.
Cette somme ctait déjà fort élevée, selon lui, et un homme qui voulait faire honneur à ses affaires ne pouvait payer davantage. Il évalue les dépenses ainsi qu'il suit :
Salaire annuel du maitre valet florins 34
» dursallér an 00e » 25 » AU SAME ES INR » 20 » des 2? hommes de la CUVE ETES » 10 » de 4 autres ouvriers. » 60 » dé 2’apprentis:. » 6 » déMAPOTENUENANE » 5 Aux 2 apprèteuses de chiffons, par jour 2 batzen!, soit pour 300 jours » 42 Voilà pour les salaires ; il faut en outre :
600 quintaux de chiffons à 12 batz.
Léna LT ET Re » 900 60 quintaux de colle à 3 liv. 7 sols le QUINTAL 2 POUR CAN VS NC IRERRE » 100 2 Séries de feutres » 2 4 Päres de formes : "7: "0, RL |:
3000 Toises de Cordelettes . . . » 3 16 moules de bois à 12 batz chaque. » 14 Carreaux et Clous , » 2 Loyer du moulin. . 50 50 Ce qui fait un total de flor. 947
En regard de ces dépenses, la production est estimée par Froschauer à 300 balles (de 12 rames chaque) valant 9 livres chaque, prix qui comprend les frais de transport, soit en tout 1,350 florins.
La location fut conclue pour trois ans, à raison de 80 florins de loyer annuel. Elle porte que la papeterie et ses produits doivent faire honneur à la ville et qu'en particulier le papier à écrire doit être propre et bien lisse, aux anciennes formes et dimensions ; que les mains ni les rames ne doivent contenir aucune feuille tarée ni déchirée. Tout le papier à écrire devait être marqué à l'Ecu de Zurich {mit unserm lileinen Zürich Schilili), etle plus propre et le plus estimé marqué au lion (eënen Laver für das sübrist und best geachtet). La chan-
1 Le compte de Froschauer est fait en Gulden, Pfund, Schelling et Batzen. Nous avons réduit de notre mieux ces diverses valeurs en gulden ou florins. Le florin de Zurich était égal à 1/22e de mare de Cologne d'argent fin. Il pesait done 10 gram. 630, ce qui représente un peu plus de 2 francs de notre monnaie actuelle; mais il ne faut pas oublier qu’à cette époque la valeur de l'argent était beaucoup plus grande qu’elle ne l’est aujourd’hui.
cellerie et les officiers de l'Etat devaient être servis en premier, puis venaient les bourgeois et ressortissants, et cela au prix stipulé de 20 batzen de Schwytz pour le beau papier à écrire au lion, et de 12 batzen de Constance pour le papier plus ordinaire, marqué à l'Ecu de Zurich. Quant au papier cassé et taré, le papetier doit se contenter de le vendre à un pfennig. Il lui est recommandé d'avoir toujours en magasin une provision suflisante.
Cette location fut fréquemment renouvelée, dans des termes à peu près identiques, en particulier en 1565 et 1570".
Hans-Jacob Froschauer (nous ne savons s'il était fils d'Eustache ou d’un autre frère) succéda à son oncle Christophe dans la papeterie.
En 1610, on la trouve aux mains d’Eustache Froschauer, fils de Hans-Jacob. Le taux du loyer fixé à l'origine, comme nous l'avons vu, à 80 florins, fut porté, en 1617, à 200 livres. La famille Froschauer continua jusqu'en 1729 à exploiter la papeterie de Zurich qui eut pour derniers locataires Jean Finsler puis son fils Rodolphe. A la mort de celui-ci, en 1754, la papeterie fut vendue aux frères Ziegler pour le prix de 7500 livres.
Les figures 882 et 883 donnent l’écu tranché ou taillé, simple ou couronné, et surmonté de la croix. Si cet écu représente bien les anciennes armes d'Amalfi, qui sont en réalité d'azur à la bande de gueules, le papier à cette marque serait originaire de cette ville.
L'historien d'Amalfi, Mat. Camera? voudrait faire remonter les papeteries amalfitaines à la fin du XII° s., hypothèse peu vraisemblable, qu'il ne peut étayer d'aucune preuve positive. N. Barone* pense, avec raison, qu elles existaient dans la seconde moitié du XV°s. et il cite à l'appui la dépense faite le 8 août 1479 par le trésorier de Naples de neuf ducats payés à Andruczo de Amalfi pour une balle de papier à l’oie {della papara).
Si les figures 882 et 883 se rapportent bien à Amalfi, ce qui est très discutable, l'existence des
1 Cette dernière location est encore passée au nom de Christophe, qui vivait par conséquent encore, tandis que Leu, dans son dictionnaire, le fait mourir en 1564.
? Jstoria della Città e Costiere di Amalfi. Naples, 1836, 1. IL, p.
3 Le filigrane delle antiche cortiere, dans Archivio storico per le Province Napoletane, 1. XVI, fase. I, Naples, 1889.
Armoiries. Ecu tranché.
papeteries de cette ville serait antérieure à 1381. Quoiqu'il en soit, Amalfi est devenue avec le temps un centre important pour la production du papier ; on y a compté jusqu'à 60 battoirs! ; en 1836, Camera en énumérait encore 46; en 1889, il n’en subsistait plus que 13.
Les 884 à 886, tranché denté ou émanché, sont de provenance italienne ; l’écu revêt des formes très variées. Le 887 tranché, .enté ou ondé, paraît de provenance allemande.
873. Fribourg (en Brisgau), 1541. Baze, Sraars- ARCH. : Miss{venbuch, n° 33.
874. St-Gall, 1542. Srirrsarcs.: Urphedbuch, E. 1065. Var. simil. : Zurich, 1545 ; Lindau, 1546.
875. 31,5<44 r. St-Blasien, 1550. Carzsrune, GE- NERAL-LANDESARCH.: Lehenprotokollen, n° 10725. Var. ident. : Lucerne, 1550 ; Glaris, 1557.
876. Schaffhouse, 1543. Sraarsarcu. : Aath'sprotokollen, n° 13. Var. simil. : Zurich, 1542-78 ; Schaffhouse, 1543-47; Zoug, 1547-77; Bremgarten, 1558.
877. 31><42. Zurich, 1574. Sraarsarcu.: Rath's und Richtbuch, n° 67.
878. 32<42. Zurich, 1536. Isin.: Rechnungen um die Vôügten und Amte, 5'. Var. simil. notées une cinquantaine de fois : Zurich, 1536-82; Zoug, 1537-65; Villach, 1539 ; Ratishonne, 1541 ; Arnoldstein, 1542 ; Spire, 1542; Augsbourg, 1542 ; St-Gall, 1542-46 ; Schaffhouse, 1542-49 ; St-Blasien (Bade), 1549-51; Lucerne, 1554; Ueberlingen, 1562. Var. de grandeur intermédiaire entre celles-ci et la suivante : Schaffhouse, 1544; Lindau, 1547.—Voy. Heitz (n° 258), Strasbourg,
879. 33<44. Zurich, 1551. Sraarsarcu.: Rath's und Richtbuch, n° 64. Var. ident.: St-Blasien (Bade),
880. 33><44. Zurich, 1592-1604. Inn. : #d., n° 71 et 72. Var. simil. : Leeuwenhorst (Pays-Bas),
881. St-Blasien, 1549. Carcsnune, GENERAIL-LANDESarcH. : Âochamtsprotokollen, n° 10713. Var. simil.: Lucerne, 1551-53 ; Schaffhouse, 1552 ; St- Blasien, 1553 ; Zoug, 1553-58 : Constance, 1554; Zurich, 1554; Augsbourg, 1555; Wyl, 1557.
1 Firmin Didot, Rapport sur l'imprimerie, etc., à l'Exposition universelle de 1851, 2e édit., Paris, 1854, p. 117.
Armoiries. Agneau paseal.
882. 29=<44 r. Naples, 1381. A. nr Sraro : Fasciculus, n° 93.
883. 2842 r. Palerme, 1392. A. 1 Sraro : Cancelleria, n° 21. Var. simil.: Amalfi, s. d., copie de documents datés de 1325 et 1386.
884. Arezzo, 1484. Monëxe, À. p1 Srato : Litterarum Decretorum, etc., Hercules I, n° 10.