MUN
1 Voy. Gedenkblätter sum hundertjährigen Jubiläum der Papierfabrik Gebrüder Laiblin in Pfullingen. Stuttgart, 1901, p. 28.
? Voy. J. Gauthier, L'industrie du papier dans les hautes vallées franc-comtoises. Montbéliard, 1897.
— Voy. Stoppelaar (pl. XV, n°3), écu simil. mais plus grand : Middelbourg, 1546.
4183. 30><40 r. Amsterdam, 1550. A. mun.: /6pital de St-Pierre. Var.simil. mais avec une seule étoile, comme aux 1181 et 1182 : Oostkerke (Bruges), 1551; Namur, 1553.
Cotice ondée, accostée d’une étoile en chef et d'une corne de cerf en pointe; cimier : un chapeau.
1184. Bohême ? Leirz1G, Bucaninpzen-BôürsENVER- EN : Papiersammlung (Feuille de garde d’une Bible imprim. en Bohème en 1560).
Couronne.
Ecartelé aux | et 4 à une couronne, au 2 au griffon, au 3 à un sanglier. Ce sont là les armoiries de Schweidnitz, employées par la papeterie de cette ville, concurremment avec un cochon simple ou dans un éeu. (Voy. au mot Sanglier). La date de construction du battoir de Schweïdnitz est inconnue. Les filigr. montrent qu'il fonctionnait déjà à la fin du XV°s.
4185. 32=<42 r. Vienne, 1551. PRAGUE, STATTHALrerErARCH., P. 106, R. 10. Var. simil.: Breslau? 1552-74; Schweïdnitz, 1574.
1186. 32<44. Prague ? 1577. Imin. : &d. Var. ident.: Breslau, 1580.
Trois Couronnes posées 2 et 1.
4187. 33<43. Säros, 1551. Bupa-Pesr, Nar. Mu- SEUM. : Städte und Cameralakten, n° 1316 f, — Voy. Likhatscheff (n° 3016), Lithuanie, 1555.
1188. 32>=<A41 r. Varasdin, 1554. Irin.: cd., n° 831 P. Var. simil. : Sàäros, 1556; Makovicza, 1559 ; Hongrie, 1564.
1189. 30><40 r. Cracovie, 1591. Posen, SraarsarGH.: Liber Inseriptionum castrensium Bidgortienséum. — Voy. Likhatscheff (n* 3018 et 4070), Cracovie, 1588.
Les armoiries 1187 à 1189 seraient d'après Piekosinski! celles du chapitre de Cracovie qui possédait un battoir dont on fait remonter la
création à 1553.
Ecu coupé, trois Couronnes posées en chef.
4190. 39=<53 r. Maëstricht, s. d.
RiKSARCH.
1 Sredniorvieczne znaki wodne, etce., dans le Bulletin de l’Académie des Sciences de Cracovie, octobre 1893,
Armoiries. Crancelin.
Feuilles de garde de plusieurs volumes des /?ekeningen van den rentmeister de 1591-1600, reliure de l’époque. Var. simil. : Cologne, XVI' s. Lerrz1G, Bucnaännzer - BôRSENVEREIN : Papiersammlung Lempertz. Ces armoiries peuvent être celles de Cologne et proviendraient dans ce cas
d'une papeterie non signalée jusqu'ici.
Crancelin.
Le crancelin, soit Kränzlein (petite couronne), est une pièce d'origine allemande. Comme filigr., elle est toujours employée avec les armoiries de Saxe : burelé de sable et d'or, de dix pièces, un crancelin de sinople brochant sur le tout. Toutefois l'exécution du dessin, au point de vue héraldique, laisse souvent à désirer. La plus grande partie des papiers à cette marque ont maintenant (car il n'est pas probable qu'ils l'eussent à l'époque de leur fabrication), une teinte d’un jaune rougeàtre bien caractéristique, et qui tient sans doute à la nature ferrugineuse des eaux employées à leur fabrication. Les types les plus anciens proviennent de Dresde! où le duc Albert de Saxe (1464-1500) autorisa l'érection, sur la Weisseritz, d'une papeterie qui fut longtemps exploitée par des membres de la famille Schaffhirt, en particulier par Michel, en 1530. En 1578, Jérôme Schaffhirt obtint, de l'électeur Auguste, le privilège de fabriquer du papier et de récolter les chiffons, dans un raÿon de 4 milles, qui fut porté plus tard à 6 milles. La papeterie de Dresde finit même par obtenir le privilège de la récolte des chiffons dans 15 districts allant jusque près de Leipzig. Il fut en outre
défendu à tout autre papetier de se servir, pour:
marquer son papier, du /iautenkränzlein, ce qui montre que le filigr. était contrefait à cette époque. Les contremarques qui accompagnent ce filigr., dès la date de 1575, témoignent qu'à l’étranger, et en Lorraine notamment, son emploi était devenu banal.
4191. Leipzig, 1493, dans : £péstollæ ad Lucillum, impr. par Arnuldus de Colonia, f. Var. ident.: Dresde, 1501-16.
4192. 32,5>%<44. Dresde, 1519. Haupr-STaATSARCH. : Copialbuch, n° 125. Var. ident. : Dresde, 1522-
1 K. H. Meyer, Papierfabrikation und Papierhandel dans Archiv. für Geschichte des deufschen Buchhandels, XI, Leipzig, 1888, p. 284 et 288.
26; Zwickau, 1525 ; Gœrlitz, 1527-30 ; Leipzig,
4193. 32=<41,5. Dresde, 1523. Igin. : d., n° 74. Var. ident. : Dresde, 1526.
1194. 32><43. Dresde, 1527. Isip. : zd., n° 142. Var. ident. : Meissen, 1530 ; Gœrlitz, 1532.
4195. 31<43 r. Dresde, 1533-39. IBip. : cd., n° 156
à 158. Var. ident. : Magdebourg, 1536 ; Leipzig, 1536-38 ; Eisenach, 1538.
1196. 32><43. Weissenfels, 1536. Dnrespe, Iriv. : id., n° 155. Var. ident.: Leipzig, 1538-42; Erfurt, 1539 ; Dresde, 1539-42; Halberstadt, 1546; Weissenfels, 1554-55.
4197. 32>%. Dresde, 1542-48. Inin. : #d., n°181, et 185 à 206. Var. ident. : Leipzig, 1545; Lunebourg, 1546 ; Leitwarin, 1547.
1198. 32,5><43. Dresde, 1547-51. Igrn.: #d., n°187, 205 et 209.
4199. 31><41 r. Leipzig, 1547-50. Sranrarcu.: Stadt Kassen-Rechnungen. Var. ident.: Dresde, 1548-
1200. 32><42. Torgau, 1548. Dresne, IHaurr-SraarsarcH. : Copialbuch, n° 196.
4201. 32,5<41. Dresde, 1551. IBin.: d., n° 208. Var.ident. : Leipzig, 1552-53 ; Dresde, 1552-64 ; Grillenburg, 1562; Halle, 1562; Magdebourg, 1566 ; Hanovre, 1566. — Voy. Likhatscheff (n° 4028), Magdebourg, 1561.
4202. 33><41. Dresde, 1561. Isin.: #d., n° 308. Var. ident. : Torgau, 1561 ; Halle, 1565 ; Hambourg, Fo72;
4203. 33<41. Dresde, 1577-91. I[sro. :
et 447.
4204. 33><42. Dresde, 1578. Iso. : sd. Var. ident.: Erfurt, 1579.
4205. 33<41. Wittenberg, 1579. Im. : £d., n° 446. Var. simil. : Lubeck, 1580 ; Halle, 1581-89 ; Magdebourg, 1583; Lauenburg, 1588; Hambourg, 1590 ; Elbenau, 1595. — Voy. Likhatscheff (n° 4162), ms. de 1586. Le nom de Dresten ne figure qu'à partir de 1561; c'est par simple approxi-
Len 2)
mation que Kirchner (Chemnitz 5) donne une var. assez simil. au 13 à la date de 1500.
1206. 31><42. Cobourg, 1563. \Vürzsurc, Kreis- ARCH. : Akten betreffend Schwetnfurt, n° 30.
4207. 33><42. Magdebourg, 1570. Sraarsaron. : Brief copiale des Domcapitels, n°190. Var.ident.: Gœrlitz, 1569/76 ; Dresde, 1572 ; Lunebourg, 1072:
Armoiries. Croissant.
1208. :353,5<41. Heldburg, 1573. Weimar, Sicus. Ennesrin. GEsammrarcx., Bb. 1478.
4209. 32>=<41. Dresde, 1575. Haurr-SraarsarcH. : Copialbuch, n° 392.
4240. 32,5<41. Eisenach, 1576. Weimar, GE.
Iaupr-uxn Sraarsarcu., Wartburg, Arch., XXI, n° 62.
4241. 32,5><42. Theres, 1578-79. WürzBurc, KREIsarcH.: liechnungen des Klosters Theres bei Hasfurt, n° 31954, 31955.
41212. 32,5><42. Schweinfurt ? 1582. Wünrzeurc, KreisarcH. : Akten betreffend Schweinfurt, n°17. Var. ident.: Münnerstadt, 1585.
4243. 33<43. Düsseldorf? 1587. Osnasrück, Sraars- ARCH., III": ÆXreissachen : Munzenwesen.
4214. 31><40 r. Hambourg, 1592. Sraarsarcu., CI. VII. H°, n°6: St-Jacobskirche.
4245. 33%. Wandesbeke, 1607. Hampourc, SraarsarCH., CI. VI, n°12, F 30 : Æpistolarum.
Le nom inscrit dans la couronne est illisible. Un écu de Saxe couronné, mais sans le millésime de 1598, qui se voit à Leipzig dans les collect. de pap. filigr., présente distinctement le nom de Jehna. Il n'est pas impossible que le 1215 porte aussi ce nom. Le filigraniste a mis les armoiries dans un sens, le millésime et, peutêtre le nom, dans un autre ; le cas est fréquent.
1216. 33><42. Filigr. double. Hollande, 1575. Aws- TERDAM, STADTARCH. : Papierenverzamelinge. Var. ident. : Remiremont, 1578; Sayn, 1579; Albestroff, 1579.
4217. 33><42. Ibid. Bewegen-Rheïine, 1582. Müxs- TER, STAATSARCH. : Amisrechnungen. Var. ident. : Remiremont, 1584.
1218. 33,5<41. Ibid. Bewegen-Rheiïne, 1584. Is1n.: id. Var. ident.: Clèves, 1585.
12149. 33<42. Ibid. Bewegen-Rheine, 1585. In1n. : id. Var. ident. : Clèves, 1585. Var. simil. : Friedberg, 1590; Remiremont, 1591; Douai, 1591; Malines, 1591 ; Neuweilnau (Nassau), 1595 ; Coblentz, 1599.
4220. 33<41. Hollande, 1581. Amsrerpau, Srap- ARCH. : Papierenverzameling.
Le cornet, qui accompagne, comme second filigrane, les figures 1216 à 1220, se voit avec d'autres marques, notamment la couronne et dénote une provenance lorraine. Les 1221 à 1224 sont accompagnés d’un second filigrane qui accuse une provenance analogue.
4224. 33<42. Namur, 1578. A. » Erar : Cptes du g" hôpital. Var. (dont une a la forme du 1220) avec la même contremarque : Bommer (Pays- Bas), 1588 ; St-Truijden, 1591.
1222. 30,5><41 r. St-Dié, 1589. A. Vosces, G. 823: Cens du chapitre à Engiville.
1223. 33><42. Vaulx-la-Douce. À. Haure-Manne : Cptes.
1224. 33><42. Hesse, 1593. MansourG, SraATSARCH.: Papiersammlung.
4225. 30x38 r. Trèves, 1595. Conrenrz, Sraarsarc. : Temporale Archiep Johann Schüneburg von Trier.
L'écu de Saxe avec un second filigr. formé par la marque de Duchesne (Voy. l'écu du filigr. n° 678) se voit à Remiremont, 1605.
1226. 32,5><2. Hambourg, 1591. Sraarsancon., Cl. VIII, n° 3: Conceptbuch des Secretairs S. von Bergen.
Il s’agit probablement ici de Chumen, en Bohèême, au N.-0. de Budweiss, dans le district de Prachalitz. Le transport du papier à cette marque jusqu'à Hambourg pouvait facilement s'effectuer par voie d’eau en descendant la Moldau et l'Elbe.
4227. s. L., vers 1605. Leirzic, Bucaainnen-BüRsEN- VEREIN : Papiersammlung.
1228. 34<40. Münnerstadt, 1596-99. VW ürzBurG, KreisarcH., n°32568, 32572, 32582: Rechnungen des deutschen Orden.
Ces armoiries offrent au 4° quartier la poule de la Seigneurie de Henneberg (Voy. aussi aux n* 1995 et 2131 à 2138).
Croissant.
1229. 33<40 r. Kyritz, 1583. Benin, GEnxim- SraarsarcH., R.8, n°79 : Lehndienst. Var. simil.: Oterben, 1593; Annaberg, 1597; Jobsthordt, 1598. — Voy. Kirchner (Chemnitz, n° 12), 1500! (doit s'entendre XV['s.). Il s'agit ici de Schwarzbach, dans l'Erzgebirge, près de Schneeberg.
Ce battoir est mentionné en 1654, dans une lettre adressée par Beyer au Conseil de la ville de Schneeberg.
1230. 27,5=<38 r. Paris, 1503. A. nar., LL. 1387: Cptes du prieuré de St-Martin des champs.
4231. 29,5<44. Naples, 1529-33. Mantoue, A. pi Sraro: Carteggio di Napoli.
Les mêmes armoiries, dans un écu sommé
OI
Armoiries. Croix.
d’un chapeau de prélat à houppes, se voient à
Rome, 1616/20.
4232. Nous empruntons ce filigr. à Likhatscheff
(n° 3953), Rome, 1601.
1233. Salerne, 1601. A. com.
1234. 32><42. Laibach, 1568. A. pes LaNbesmusEuMs: Ständische Landtagsabhandlungen.
Provenance vénitienne à en juger par la position de la contremarque.
Parti au 1 au Croissant figuré, au 2 au lion.
4235. 32,5><40,5. Lubeck, 1587. IlamsourG, SraarsarCH., VII, Ef, n° 10, vol. 1 : Acta Lubeck fra Hamburg. Ces armoiries rappellent celles de la ville de Lunebourg : un lion tenant un croissant de lune de ses deux pattes antérieures.
Croix.
Voy.au mot Croix pour un grand nombre d'écus
portant une croix.
1236. 33<44. Annaburg, 1579. Dresne, Haurr- Sraarsarc.: Copialbuch, n° 447. Var. ident. : Blassenburg, 1579 ; Bamberg, 1583.
1237. 34<44. Bamberg, 1585. Kreisarcu. : Papiersammlung.
Les 1236 et 1237 proviennent de la papeterie de Hof en Bavière, près de la frontière de Bohême, dont la fondation par Ambroise Pruckner, remonte à 15711.
Les premières tentatives pour créer un battoir à papier à Hof sont dues à Isac Soldner en 1567, mais ayant rencontré une opposition violente de la part des propriétaires d'un moulin voisin, il lui fallut
remettre son entreprise à un plus fortuné que lui, .
savoir à Ambroise Pruckner, qui éleva sa papeterie entre Hof et Moschendorf, sur la Saal. Son établisfut achevé en 1571, puis cédé, en 1590, à son beaufrère, Hans Mumler, bourgeois et conseiller d'Eger, pour le prix de 1,400 florins du Rhin. A Fans succéda Erasme Mumler, en 1617, puis sa fille, en 1645. La papeterie a subsisté de 1693 jusqu'en 1877, aux mains de la famille Vunnerlich, puis fut transformée en manufacture de porcelaine.
1238. 33><40. Magdebourg, 1588 ? BerziN, GEREIM- STAATSARCH ; R. 78. n° 82 : Copiarium.
Les deux lettres qui accompagnent cet écu sont
1 Voy. E. Marabini, Die Papiermühlen im ehemaligen Burggrafenthum Nürnberg. Munich, 1896, p. 117.
indistinctes. On peut y voir H B et dans ce cas le nom au-dessus de l’écu se lit Tham, ou bien S I ou S H et alors le nom se retourne et se lit Math. Il s'agit probablement ici d’un nom de localité. Estil au complet ? est-ce le commencement du nom ou en sont-ce les initiales, comme Fado pour Franc-
furt a. d. Oder? Voy. aux Armotrtes, au mot Zion,
un écu autour duquel on lit le même nom et au mot Afaht, ce nom entourant un écu indéchiffré.
4239. 30*<42. Milan, 1450. A. nor : Minute di Balsami Silvestro.
L'écu à la croix constitue les armes de la commune de Milan. Il est sommé du buste de S'-Ambroise tenant d'une main la crosse et de l’autre la discipline. La provenance milanaise de ce papier paraît incontestable.
Croix soutenue par trois coupeaux.
Voy. en outre Aonts (trois, six ou plus) souvent
surmontés d'une croix.
4240. Ingenlberg, 1512. Aucssourc, Sranrarcn. : Lüteralien, n°12. Var. ident.: Augsbourg, 1516; autres loc. de Bavière, 1512-14.
1241. 30,5<43 r. Vienne, 1535. Rercus-Fixanzarom.: Gedenkbücher, n° 184. Var. simil. portant toutes la croix sur trois coupeaux, dans un écu entouré de quatre arcs de cercle: Bavière, 1535-42 ; Vienne, 1536-48; Laibach, 1538; Augsbourg, 1540-59 ; Ratisbonne, 1541 ; Styrie, 1547; Bruxelles, 1549 ; Innsbruck, 1551 ; Landshberg, 1557; Salzbourg, 1561-72; Uhlirz {Urkunden und Regesten, aus dem Archiv der Stadt Wien, dans Jahrbuch der Kunst-und historischen Sammlungen des Kaïserhauses, t. XVII), a rencontré ce filigrane, Vienne, 1534-42.
4242. 30,5x<42 r. Vienne, 1566. Ilaus- Hor- uxn
SraaTsanCH.: Aofrathsprotokolle, n°27. Var. simil. (sans écu): Eichstädt, 1573; Lunebourg, 1580 ; Augsbourg, 1584; Salzbourg, 1594-99; Dachau, 1595; Hambourg, 1597; Klagenfurt, 1597. — Voy. Likhatschelf (n° 4117), Münich,
4243. 41,5><56 r. Prague, 1537-54. SrarruarrereraRCH.: Copialbücher, n° MS 2526250640 43, 49, 54. Var. ident.: Augsbourg, 1545-65 : Stuttgart, 1555.
1244. 3242. Augsbourg, 1538. Sranrancu. : Daumeister-Amtbuch. Var.simil. : Augsbourg, 1539-
Armoiries. Croix.
46; Vienne, 1544-51; Dilligen, 1546; Prague,
4245. 44,5<57 r. Prague, 1577-94. Sranrarcn. : Miscellanea, 2112 et 2143. Var. ident.: Hanovre, vers 1583.
1246. 42,5*<55 r. Augsbourg, 1591. Sraprarcx. : Baumeister-Amtbuch. Var. simil. : Lunebourg, 1595:
1247. 32<43. Burkhausen, 1577. SarzBouRG, A. DER LANDESREGIERUNG : Gemeine Cathenichl. Var. aux lions moins massifs : Aussee, 1590.
Les types 1240 à 1247 sont de provenance bavaroise, à en juger par leur dissémination. Le battoir qui a employé cette marque devait être important ; le papier produit est d'une belle qualité.
Croix accompagnée d’une étoile à huit rais à chaque canton du chef. — Armoiries de Trévise.
Cette ville a possédé de très bonne heure des papeteries et on connaît un décret du Sénat de Venise, du 19 août 1366, portant que: «pour le bien et l'utilité de l’art du papier qui se fait à Trévise et qui apporte beaucoup d'utilité à notre commune, il soit ordonné que l’on ne puisse, en aucune manière, sortir des chiffons de Venise pour les transporter ailleurs qu'à Trévise! ». Ce décret fut confirmé par une lettre du 27 juillet 1374 adressée au magistrat de Trévise : «Ayant pris connaissance, est-il dit, de vos lettres au fait des chiffons à faire le papier, que quelques étrangers ont tirés de Venise et conduits à Trévise, et qu'ils voulaient transporter dans certains quartiers du Frioul, nous vous informons que le magnifique Sgr Francois de Savorgnan nous a sollicité, par lettre, sur ce fait; mais nous lui avons répondu en nous excusant de ce que cela nous est impossible, nos ordonnances s'y opposant, par lesquelles il a été permis et confirmé que nul n’extraie des marchandises de ce genre, si ce n'est pour les conduire à Trévise dans le but de faire du papier?».
Ce privilège fut maintenu très longtemps et les
! « Quod pro bono et utilitate artis cartarum que fit in Tarvisio, et maximam confert utilitatem comuni nostro, ordinetur quod nullo modo possint extrahi stratie à cartis de Venetis pro portandis alio quam Tarvisium. »
? « Intellectis litteris vestris facto stratiarum pro faciendis eartis quas aliqui forenses extraxerunt de Venitiis et conduxerunt Tarvisium et quas vellent transducere ad partes Forujulii, reseribitur vobis quod Egregius vir Dom. Franciscus de Savorgnano nos ins-
papetiers de Trévise s'en prévalaient ercore en 1619, date à laquelle le Conseil des V Sages, à la demande des fabricants de la Rivière de Salo (Lac de Garde), déclara que, vu l'extension prise par l'industrie papetière, il serait licite à toute personne d'acheter des chiffons à Venise et de les transporter sur un point quelconque des Etats de la S.R., mais non à l'étranger. L. Baïlo, bibliothécaire de Trévise! a publié en l'accompagnant d'un commentaire, une lettre inédite du 12 novembre 1773, de Monsg. Azzone Avogaro à Tiraboschi, relative à l’industrie du papier à Trévise, commentaire et lettre dans lesquels cette question est abordée.
Nous ne voulons point les analyser ici, maisen retenir seulement trois points :
1° D'après les statuts de Trévise, revisés plusieurs fois, ce ne serait qu'à la fin du XII s. qu'on aurait défendu aux teinturiers et aux papetiers de s'établir dans l'intérieur de la ville pour ne pas troubler les eaux si remarquablement belles et pures du Silé. Les compilations de ces statuts écrites en 1207, en 1231 et en 1263, ne renferment rien à cet égard. La table d’un exemplaire de 1283 donne le titre d'une loi qui manque au manuscrit, deux feuilles en ayant été arrachées, mais cette lacune peut se combler à l’aide d’un exemplaire de 1313, où on lit que nul teinturier ou papetier ne soit autorisé à habiter plus haut que le pont du Silé et le pont Sainte-Marie de Bethléem®; ou, suivant une variante d’un autre manuscrit, que nul teinturier ou autre qui fabrique du papier ne soit autorisé à rester ou à habiter dans la cité de Trévise, pour y exercer ledit art, plus haut que le pont du Silé et le pont Sainte-Marie de Bethléem ?.
2° Dès 1314, les notaires de Trévise prennent l'engagement de ne pas faire d'actes publics sur du papier ni sur du parchemin sur lequel on aurait, auparavant, écrit}.
tauter rogavit per ejus litteras de hoc facto; sed respondimus excusantes, quod hoc impossibile est, obstantibus ordinibus nostris, per quos permissum est et firmatum quod nullus de hujusmodi petiis extrahat nisi pro conducendo Tarvisium pro papyris faciendis ibidem,. »
! Sulle prime cartiere in Treviso, per Nozze Brunelli-Devidè Trévise, 1887, in-10.
2 « Quod nullus tinctor vel chartolarius audeat habitare a ponte Sileris et a ponte S. Maria del Bethleem superius. »
% « Quod nullus tinctor vel alius qui faciat chartas de novo sit ausus stare vel habitare in civitate Tarvisii ad faciendas ipsas artes a poute Sileti et a ponte S. Maria del Bethleem superius. »
# « Instrumentum publicum non faciet in carta bombacina neque iu carla raxa qui fuisset alias scripta. »
Armoiries. Croix.
3° On trouve des papetiers établis à Trévise dès le commencement du XIV°Ss.: ainsi dans un acte du 12 avril 1307, on trouve comme témoin Rizardo, papetier, qui demeura à Padoue et habite Trévise! ; et dans un autre, du 18 mars 1312, le testament de dame Jacobine, femme de feu Albert, papetier?.
De ces trois faits Azzone et Bailo concluent que vers la fin du XIIL° s., la fabrication du papier fut introduite à Trévise. Nous ne croyons pas qu'ils aient solidement établi leur manière de voir, attendu que le terme de charta de novo (papier renouvelé ?) sur lequel ils s'appuient, n'a pas une signification précise. Nous pensons que les industriels fabriquant le produit ainsi désigné, sont les mêmes que ceux qu on appelait ailleurs rasores cartarum, expression qu'on pourrait traduire par ràcleurs de peaux ou de parchemins et dont l'art consistait à râcler les poils des peaux en préparation, ou à gratter les parchemins déjà écrits, pour permettre de les utiliser à nouveau. De là les termes de charta de novo et de charta rasa. S'il se füt agi de papier de chiffe on aurait parlé plutôt de charta di papyro où de charta bombycina. W est vrai qu'à Trévise, les notaires n'emploient ce dernier terme dans leurs engagements qu'en 1314 (ils continuent à l'employer, dans la même formule, durant un siècle), mais il était connu et généralement usité bien auparavant. L'empereur Frédéric II ordonnait, en 1231, aux notaires de Naples, d'Amalfi et de Sorrente, de rédiger leurs instruments publics sur du parchemin, leur défendant de les écrire in chartis papyré, vel alio modo ou in chartis bombycinis. Les statuts de Bologne, de 1245-67, parlent de charta di bambacino et de charta di garbo*. Les comptes de Pise, en 1249, et ceux de San-Geminiano (Toscane) en 1273, mentionnent des achats de carta bambagie ; en 1272, on achète, à Naples, sept rames et demie de bonis cartis bombicinits, quelques années plus tard, une rame de chartis de papyro ; à Rome, en 1297, il est question de carta di bombice. Ces exemples, qu'il serait facile de multiplier, prouvent que le
1 « Cartolario qui fuit de Padua et moratur Tarvis. »
2 « Testamentum domine Jacobine uxoris quondam Alberti cartolarii. »
5 Carta di garbo, de garbexe on de garbittis, corruption de carta di carbaso, papier de lin ou de toile; c’est un terme synonyme de carta de bambaxe que ‘l'on trouve employé un peu plus tard.
papier moderne était bien connu en Italie, à la fin du XIIT° s. et que l’on avait couramment recours pour le désigner, à des mots spéciaux. Il n’est pas admissible qu'on employät, en parlant de lui, un terme aussi énigmatique que celui de carta de novo dans une localité rapprochée de Venise, ville où l'on connaissait si bien tous les produits de l'Orient.
La mention de chartolartii, dans les statuts de 1283, et la constatation de leur activité à Trévise, en 1307, ne résout pas davantage le problème, car on ignore sil s’agit là de marchands ou de fabricants et de parcheminiers ou de papetiers. En effet, le titre professionnel de cartarius ou de cartolarius était primitivement porté par les fabricants de parchemin. À Bologne, en 1255, la corporation des cartolarii où societas cartolariorum était organisée avec des statuts qui ne parlent jamais de papier, mais fréquemment de peaux. Un de ses membres, nommé Gerardus, est qualifié, en 1289, de rasor cartarum, et en 1280, il vend simultanément du parchemin et du papier. En 1337, à Palerme, un notaire, Henri di Citella, s'associe avec un cartarius, nommé Roland di Alberto, pour la fabrication du parchemin {carta membranea)et des peaux. Les fonds versés par Citella devaient être employés à l'achat de peaux d’agneaux. Plus tard, les titres de cartarius où cartolarius, de cartaio, cartaro, cartolaro où cartolario ont été donnés aux papetiers, tant aux fabricants qu'aux simples marchands, les exemples en abondent ; mais il n’est pas exact, à la fin du XIII° ou au commencement du XIV°'s., de considérer tous les industriels appelés cartolarii comme des fabricants de papier.
Au surplus, l'autorité incontestable du chroniqueur trévisan Redusio da Quero, auquel se réfère Mgr. Azzone, ne permet pas d'admettre que le papier se fût fabriqué à Trévise avant que Pace de Fabriano, établi d'abord à Padoue (en 1339) y eût transporté son atelier, attiré par la pureté des eaux du Silét.
A quelle époque précise ce transfert eut-il lieu ? c'est ce qu'il serait téméraire d'affirmer ; nous ne sommes pas éloignés de penser que c'est aux environs de 1361, date à laquelle une note d'Azzone
1 « Et chartam de papyro, cujus laborerii chartarum de papyro primus inventor apud Paduam et Tarvisium fuit quidam de Fabriano, qui propter aquarum amœænitatem in Tarvisio sæpius et longius versatus vitam exegit. »
Armoiries. Croix.
nous apprend que Cecco!, fils de feu Biancone, de Fabriano, vint exercer son industrie de papetier dans le village de Porto, près de Trévise. On peut penser qu'il y fut appelé par Pace, qui devait avoir quelque peine à créer un nouvel établissement et à le conduire, sans abandonner celui de Padoue.
Ce que l’on peut dire, c'est que l'examen des filigranes des papiers employés à Trévise, relevés, soit par M. Baïlo, soit par nous-mêmes, ne témoigne pas en faveur d'une industrie indigène bien ancienne, la première marque d’un caractère local indéniable (les armoiries de la ville), n'apparaissant qu'en 1380. Coïncidence assez curieuse : le premier spécimen des armoiries de la maison de Carrare apparaît sur les papiers de Padoue en 1353, quatorze ans après la date de 1339 indiquée pour la fondation de la papeterie; et le premier spécimen des armoiries de la ville de Trévise apparaît sur les papiers de cette ville en 1380, quatorze ans également après le décret de 1366 qui y constate l'existence d’une papeterie.
P. Arnauldet? a signalé les noms de deux papetiers établis aux environs de Trévise : Ludovicus de Parma, q. ser. Michaelis de Paderinis de Parma, papetier à Zambugole, district de Trévise, de 1473- 88, et Michael Sardus, de Parma, imprimeur et papetier « ad fullam de Extra et prope Tarvisium », en 1482. |
Quoi qu'il en soit de ses origines, l'industrie pagraduellement développée dans le
la statistique de 1725 y signale 24 pa-
petière s'est
Trévisan :
peteries et celle de 1782, 36, réparties surtout
entre Carbonera (4), Selvana (4), Ceneda et Sacile
(5), Fiera (3), Visnadel (3), Pezzan (3), Vacil (3) et
Serravalle (2).
1248. 3046. Trévise, 1380. A. cou. : Podestà, n°
Croix grecque.
4249. 30,5>=<10 r. Prague, 1589. SrarrnarrereranCn.: Copialbuch, n° 102, mêlé avec une var. simil. au nom également illisible.
Croix à double traverse.
4250. Pologne, 1571. Nous empruntons ce filigr. à Likhatscheff (n° 3281).
1 Rappelons ici que le nom de Cicco se trouve filigrané sur des papiers écrits à Fabriano de 1307-11.
* Bulletin de la Soc. Nation. des Antiquaires de France, 1897, p. 395.
4251. 31>Q r. Cracovie, 1529. BresLau, STADTARGH.: Originalbriefe. Var. simil. : Posen, 1533-69.
4252. 34x<43. Gnesen, 1556. Posen, Sraarsanon. : T. Gnesen.
1258. ?<43. Tokay, 1552. Bupa-Pesr, nar. Museum, n° 1743, in-4° lat. : Städte und Cameralakten. 1254. 32,5x<43. Dresde? vers 1546. Haurr-Sraars-
ARCH. : Conceptbriefe, n° 13.
Croix soutenue par un oiseau.
1255. 30<42. Troyes, 1532. À. Ause, G. 393: Cptes de la maison d'Aïz en Othe. Var. ident. : Bruges, 1525-34 ; Artois, 1531 ; Douai, 1533-34; Troyes, 1535-39 ; Spire, 1540.
Deux Croix grecques posées en pal.
1256. 335><43. Dantzig, 1551. Münica, Kôncr. B.: Collect. Camerariana (vol. n° 8).
4257. 31><40 r. Nackel, 1551. Posen, SraarsaRœH., IN: Acta Nacklensis. Var. ident.: Bromberg, 1501:
1258. Pologne, 1559. Nous empruntons ce filigr. à Likhatscheff (n° 3282).
1259. 33<43. Nackel, 1571. Posen, SraarsarcH., RN : lesionatio Nacklensis.
Les types 1256 à 1259 proviendraient, selon Piekosinski, du battoir de Pradnik, en Pologne, connu dès 1528 et qui appartenait au couvent des religieux du S'-Esprit. D'après cet auteur, ce filigrane apparaîtrait déjà en 1496, dans les papiers et actes du tribunal civil de Cracovie, ainsi que sous les presses de l'imprimeur Jean aller, conseiller de Cracovie, dont la veuve, en 1528, était locataire dudit battoir dont elle payait un loyer annuel de 6 deniers.
Ecus écartelés aux 1 et 4 à la Croix.
1260. 51><43. Trarbach, 1541-43. Cosrenrz, Sraars-
ARCH. : Rechnungen der Clause. Var. ident.: Boppart, 1542.
1261. 31><43. Boppart, 1542. Co8Lenrz, Sraarsarc. : Xellnerei-Rechnungen. Var.ident.: Trarbach, 1543
Le même écu, mais aux 2et3 vides: Trarbach,
1262. 31><43. Trèves, 1549. CoBcenTz, STaATSARCH., Trierische Abschiede und Verträge. Var. ident. : Trèves, 1546-51 : Trarbach, 1550; Crôffan (Lorraine ?), 1555; Nideggen, 1558.
Armoiries. Crosse.
1263. 32<41. Sarbourg, 1581. ConLenTz, SraarsarCH. : Xellnerei-liechnungen. Var. simil. : Trarbach, 1581; Trèves, 1581 ; Berncastel, s. d.
1264. 31><13. Trèves, 1580-81. Sranr. B. B : Verschiedene Akten.
1265. Sarbourg, 1587. Co8Lenrz, Sraarsarc. : Acllnerei-liechnungen. Var. ident.: Trèves, 1590. 1266. 34><42. Trarbach, 1600. Imn. : éd. Var.
ident. : Trèves, 1599.
Les figures 1260 à 1266 sont les armoiries de l'archevêché de Trêves. L'électorat portait d'argent à la croix de gueules et l'archevêque écartelait l’écu de ses propres armes. Les 1260 et 1261 se rapportent à Jean III von Metzenhausen (1531-40), le 1262 à Jean IV von Hagen (1540-47), le 1263 à Jacob III von Elz (1567-81), les 1264 à 1266 à Jean VII von Schünenberg (1581-99). On trouve encore dans la première décade du XVII°s. d'autres armoiries d’archevêque de Trèves. Les papiers marqués de ces armes proviennent du battoir de Waltrach près Pfalzel sur le Rouverbach qui avait été construit sous l'archevêque Jean 111 (1531-40), ainsi que cela résulte d’une lettre de l'archevêque Jean V, du 16 mai 1549, par laquelle il confirme pour une durée de vingt-cinq ans aux frères Dietrich et George von Ars, la concession faite par son prédécesseur à leur père, moyennant un cens annuel de quatre florins d’or et d’une rame de bon papier.
L'établissement ayant périclité, l'archevêque, en date du 16 septembre 1577, le transféra à Michel Newmetzler pour le cens annuel de 4 florins d'or et de 2 rames de papier. Newmetzler étant mort, George Eich exploita quelque temps le battoir pour le compte des héritiers et, le 4 novembre 1595, l'archevêque Jean VII l'autorisa à le racheter, moyennant le payement de la rente annuelle.
1267. 3141 r. St-Mihiel, 1572. À. Meuse, B. 1903: Cptes du receveur. Var. sans fleuron : Aultrey, 1572. — Voy. Wiener (pl. XIII, n° 4), Isches,
Selon Wiener! ces armoiries sont celles de Nicolas de Choiseul, marié en 1564 à Renée de Lutzelburg. Le nom de Iche aujourd’hui Isches ne laisse pas de doute sur la provenance lorraine du papier à cette marque. Voy. au filigr. : VMoms de lieux.
1 Ouvrage cité, p. 45.
Briquet. — Filigranes, I.
Crosse.
Les armoiries de Bâle ont une forme si caractéristique qu'on ne pêut les confondre avec aucun autre objet. On veut y voir non pas une crosse mais un étui de crosse! ; il paraît plus raisonnable d'en rester à la signification populaire de Basler
Stab et de classer cette marque sous la rubrique
Crosse. — La crosse de Bâle offre un exemple typique des modifications que peut subir un filigr. On la trouve sous quatre aspects : 1° pièce isolée ; 2° placée dans un écu; 3° portée par un aigle sur la poitrine; # pértée par un basilic. Ces quatre formes ont été employées souvent simultanément par les divers papetiers qui, pour différencier leurs produits, y ont joint leur marque particulière. Il y a donc un très grand nombre de types et il a fallu nous borner à reproduire les principaux. M. P. Heitz a consacré une excellente monographie spéciale au filigr. de la crosse, nous y renvoyons le lecteur qui y trouvera quelques variétés différentes des nôtres et surtout la série concernant les XVII° et XVIIL’s.
Avant d'aborder l'étude des marques bâloises, disons quelques mots des papeteries de cette ville.
Quelques auteurs ont attribué à Bàle l'honneur de l'invention du papier. Ainsi ont lit dans le Dictionnaire encyclopédique? : « Scaliger donne, sans « preuve, la gloire de l'invention du papier à quel- « ques Grecs réfugiés à Bâle, à qui la manière de « faire le papier de coton, dans leur pays, en donna « l'idée ». Les Grecs dont parle Scaliger, ne seraient-ils pas les Gallicion, dont nous allons nous occuper ? Ce nom harmonieux est bien de nature à induire en erreur et à faire supposer une origine hellénique. Un autre ouvrage * amoindrit la gloire donnée par Scaliger à Bâle et lui attribue le seul mérite d’avoir divulgué et répandu en Allemagne l’art de fabriquer ce produit, art que lui auraient enseigné, vers 1470, Antoine et Michel, originaires de Galice (Espagne). Le papier étant connu en Allemagne et s’y fabriquant, de même qu'en Suisse, bien avant cette date, Bâle ne peut pas même revendiquer ce privilège.
1 Voy. À. Gautier, Les armoiries des cantons suisses, dans les Mémoires et documents de la Soc. d'histoire et d'archéologie de Genève, 1865, t. XV, p. 15.
2 Genève, 1778, t. XXIV, p. 472.
5 Christof Weigel, Abbildung der gemeinnüt:lichen Hauptstände, etc. Ratisbonne, 1698.
Ü Armoiries. Crosse:
Mais nous avons à combattre une autre erreur généralement répandue. Le doyen Bridel! écrivait en effet : «L'origine des belles papeteries de Bâle re- « monte à l'an 1470, comme on le voit par une lettre « du Conseil de cette ville au magistrat de Gœærlitz, « en Lusace. Il lui apprend que les Bälois ont fait « venir de Galicie deux habiles ouvriers, nommés « Antoine et Michel, qu'ils ont établi des moulins à « papier dans le Talbenloch et que non seulement « on y fabrique assez de papier pour l'usage de la « villeet de l'Université, mais qu'on peut encore en « fournir à Gœærlitz à un prix inférieur à celui de « Venise, dont une partie de l'Allemagne se servait « à cette époque. »
Nous ignorons où le doyen Bridel a recueilli les bases de cette information utilisée par les éerivains? qui se sont dès lors occupés de ce sujet; il nous à été impossible d'en trouver la source, il n'est question de rien de semblable ni dans les Missivenbücher de Bâle, ni dans les archives du Conseil de Gærlitz.
Les papeteries de Bâle sont bien antérieures à 1470. On sait qu'en 1440 Hans Ialbysen possédait un moulin à papier près de la Riehenthor où il occupait une douzaine d'ouvriers et d'ouvrières. Peu de temps après, vers 1451, une famille de papetiers, les Gallicion, originaires d'Italie, vint s'établir à Bâle. « Anthony Gallitziani, de Cassel- « lis*, der papirmacher ze Bazel et Adelheiïd « Tschani », sa femme, ainsi que ses deux jeunes frères Michel et Jean Gallitziani, créèrent un battoir hors du Herrthor (actuellement Steinenthor), près des prairies du couvent de Gnadenthal, mais, dès 1453, il vendit son moulin et s'établit à S'-AI-
ban, près de l’ancien battoir d'Halbyran, qui dispa-
! Conservateur suisse, t. 8, p. 243.
? Entre autres Stockmeyer et Reber, Beiträge zur Basler Buchdruckergeschichte, Bâle 1840, qui disent que la papeterie reçut un nouvel essor par l’arrivée à Bâle des frères Antoine et Michel, connus sous le nom de « Gallicionen », qui vinrent d'Espagne, vers 1170, et exercèrent cette industrie avec un grand succès, attirés sans doute et encouragés par la fondation de l'Université, en 1460. Ch. Schmidt, Mémoire sur les filigranes des papiers employés à Strasbourg, de 1343 à 1595, rappelle de même, qu'en 1470, la papeterie de Bâle prit de l'essor.
# Bien qu'il y ait plusieurs localités de ce nom, nous pensons qu'il s'agit ici d'un Casella. situé au N.-E, de Turin, sur la Stura, un des affluents du Pô, où il existait alors des papeteries. On signale, à Bäle, outre les Gallicion, plusieurs papetiers originaires d'Italie: ainsi, en 1453, Odere Nicolau, der Pappirmacher von Bemund ; en 1455, Antonio Pastor de Casella, der Pappirmacher ; en 1464, Bartholome de Conmola ; en 1483, Bart. Pass et Marx Trappo, tous deux de Casella, ete.
rut vers 1470, absorbé peut-être par son concurrent.
Michel Gallicion ne parait pas avoir eu de descendance ; quant à Antoine, il eut deux fils, Hans et Frantz, qui exercèrent l'industrie paternelle.
Une troisième génération de papetiers de la même famille est représentée par Claus (Nicolas) Gallicion qui, en 1495, afferma la papeterie seigneuriale d'Ettlingen, dans le grand-duché de Bade, et par Véronique Gallicion, laquelle épousa Georges
Dürr, de Reutlingen, papetier, recu bourgeois de
Bâle le 7 janvier 15111. Cette Véronique paraît avoir transporté la papeterie de S'-Alban-im-Loch dans la famille Dürr ou Thürr, entre les mains de laquelle elle est demeurée durant tout le XVI° siècle.
Nous ne savons pas quel a été le filigrane primitivement employé par la papeterie des Galliziani ; l'étude que nous avons faite des papiers usités à Bâle durant la seconde moitié du XV° siècle ne nous a pas permis de rien conclure d’absolu à cet égard.
À côté des établissements des Galliziani, il faut mentionner les battoirs d'Ulrich Zürcher, vers 1460, de Peter Hôfli, en 1473, et de Hans Kielhammer, de Schaffouse, en 1486, situés également à
S'-Alban.
Crosse isolée.
I n'est pas possible de préciser quel est le premier papetier bälois qui a employé la crosse pour marquer son papier : il est probable que c’est un des membres de la famille Heusler, puisque sa contremarque se voit à la date la plus ancienne. En revanche, il est certain que ce filigr. a été imité par d'assez nombreux papetiers étrangers, surtout lorrains. Geering! cite les battoirs d'Epinal, de Neuchâtel, des deux Fribourg, de Montbéliard, de Sennheim, de Thann, de Colmar, de Lürrach, de Maulburg et de Mümliswyl comme ayant usurpé les armoiries de Bâle. Aussi les légitimes propriétaires, les papetiers bâlois, demandèrent, le 30 janvier 1576, au Conseil, d'intervenir en leur faveur. Les démarches faites par cette autorité aboutirent à peu près partout, sauf en Lorraine où le due Charles IT, sollicité de nouveau en 1583, répondit
1 R. Wackernagel, Rechnungsbuch der Froben und Episcopius, Bâle, 1881, dans les notes.
d'une manière dilatoire qui découragea les recourants.
1268. Bâle, 1525, dans Concordia majores S. Bibliæ, imp. par Froben.
1269. Zurich, 1528, dans les deux éditions in-4° et in-8° de Handlung oder Acta gehaltener Disputation zu Bern in Uechtland, impr. par C.
Froschauer.
4270. 31><41 r. Trarbach, 1529. Cosrenrz, SraarsarcH., n° 142: Rechnungen der S. Nikolauskirche. Var. simil. : Zurich, 1535; Siegen, 1535 ; Säckingen, 1535.
1271. Bâle, 1530, dans Dictionarium trilingue, imp. par Petri.
1272. 33<43. Augsbourg, 1530. Vienne, Iaus- Hor- UND STaATSARCH.: Aeichstagsakten, WI: Var. simil. : St-Morand (près Altkirch), 1532; Bâle, 1542; Strasbourg, 1543; Granges (Il"-Saône),
originales. Voy. Heitz (Les filigranes n° 2), Fribourg (Bade), 1531.
1275. 33<44. Bâle, 1538. Sraarsancu. : Missivenbuch, n° 33. Var. simil. : Mulhouse, 1542 ; Bâle, 1543-55 ; Strasbourg, 1546.
1276. Bâle, 1541. Sraarsarcu.: Méssivenbuch, n°33. Var. simil.: Lucerne, 1544; Mulhouse, 1544; Bâle, 1545-65; Colmar, 1546-49; Düsseldorf, 1547; Ribeauvillé, 1549; Zoug, 1550; Epinal, 1554-56 ; Altkirch, 1555-61 ; Weissenfels (Saxe), 1556; Francfort-sur-le-Mein, 1557 ; Grevenbroich, 1559 ; Osnabrück, 1561.
Bâle, 1537. FrisourG, A. p'Erar : Lettres
4277. 33<42. Brunswick, 1563. Sraprarcu. : S.
Andreas Kirchenrechnungen. Var. diverg. : Ribeauvillé, 1564; Wolbeck, 1567 ; St-Morand (Alsace), 1567 ; Osnabrück, 1568 ; Colmar, 1570.
1278. 33,5<42. Bâle, 1568. Sraarsarcx. : Méssivenbuch, n° 48. Var. ident.: Héricourt, 1564. — Voy. Heitz (Les filigranes, n° 8), Strasbourg,
1279. 29x37. Bâle, 1571. Isin.: #d., n° 50. Var. simil.: Bâle, 1567-85 ; Maëstricht, 1569 ; Zoug, 1570-76 ; Franche-Comté, 1575.
1280. 29x37. Bâle, 1571. Igin.: zd., n° 50. Var. ident. : Granges (H'*-Saône), 1575.
1281. 29,5>38. Granges, 1575. A. Haure-SAÔxe, E. 153 : Cptes du receveur. Var. simil. : Bâle,
Armoiries. Crosse.
1572 ; Soleure, 1576-79 et, tardivement, 1598 ; Colmar, 1577 ; Thiengen (Bade), 1581.
1282. Erfurt, 1579. Nous empruntons ce filigr. à Likhatscheff (n° 4187).
1283. 31,5*<41 r. Maëstricht, 1580-81. Rixsarca. : Gichtregister, n° 17. Var. simil. : Metz, 1576-85; Mons, 1580 ; Utrecht, 1581 ; Vienne, 1583.
1284. 31,540 r. La Haye, 1597. A. Nonp : Chambre des Cptes de Lille. Lettres, 1593-1600.
Les types 1268 à 1284 (et leur nombre aurait pu être beaucoup augmenté) sont en quelque sorle anonymes ; les var. suivantes ont une surcharge, soit marque personnelle qui doit permettre de rattacher les papiers qui les portent aux battoirs qui les ont produits.
1285. 32,5><43. Säckingen, 1523. Carcsrune, GENE- RAL-Lanpesancn., n° 10484 : Capitelsprotokolle. 1286. 29*<%2. Bielefeld, 1526. Münsrer, Sraars- ARCH. : S.-Maria's Kirchenrechnungen. Var. simil. : Zurich, 1528, dans H/andlung oder Acta gehaltener Disputation zu Bern in Uechtland,
imp. par C. Froschauer.
1287. 33/44. Bâle, 1543-48. Sraarsarcn. : Zeitungen. Var. ident. : Granges (H'°-Saône), 1548.
1288. 33<413. Granges, 1550. A. Haure-Saôxe, E. 149 : Cptes du receveur. Var. ident. : Strasbourg, 1552. — Voy. Heitz (Les filigranes, n° 43), ms. de 1550.
1289. Bâle, 1552. Sraarsancu.: Méssivenbuch, n° 39. Var. simil. : Colmar, 1553: Ribeauvillé, 1555 ; Strasbourg, 1555; Lubeck, 1557 ; Säckingen, 1559 ; Montbéliard, 1560 ; Brunswick, 1564.
1290. 32,5><42. Héricourt, 1561. A. Haure-SAÔxe, E. 24 : Cptes du receveur. Var. simil. : Bâle, 1565 ; Strasbourg, 1566; Granges (H"-Saône), 1566-72 ; Utrecht, 1573; Mayence, 1577; Cologne, 1579. — Voy. Heitz (Les filigranes, n° 50), ms. de 1568.
4291. 32>=<44. Ribeauvillé, 1563. Coran, À. cI-DEvanr DéP.: /echnungen des Augustinerklosters.
1292. 32><42. Hochberg, 1584. CarLSRUHE, GENERAL- Lanpesarca., n° 4595: Gerstliche Verwalrungsrechnungen. Var. simil. : Bâle, 1585 ; Héricourt, 1587-98 ; Albestroff (près Metz), 1588 ; Cologne, 1590 ; Neuchâtel, 1591; Leeuwenhorst (Pays- Bas), 1591-92 ; Bommell-sur-Meuse, 1592 ; Louvain, 1593-94; Genève ? 1595; Trarbach-sur- Moselle, 1595 ; St-Morand (près Altkirch), 1599.
Armoiries. Crosse.
1293. 33><40. Strasbourg, 1575. Barr, Sraarsancn.: Zeitungen. Var. ident. : Metz, 1574; Utrecht, 1577; Marbourg, 1578.
1294. 32<42. Wiesbaden, 1587. Sraarsarcu. : Aentenrechnungen. Var. ident. : Cologne, 1590 ; Trarbach-sur-Moselle, 1590; Enckirch (Prus.
rhén.), 1590 ; Rispach (Prus. rhén.), 1590.
La marque personnelle (sorte d'M surmonté par une croix et où pend une sorte de G ou de D) qui accompagne les figures 1285 à 1294 est la marque des Heusler. C’est la première que l’on voit accompagnant la crosse. Les var: crosse simple, et crosse agrémentée de la marque des Heusler se trouvent mêlées dans un livre impr. à Zurich en 1528. Il est donc fort probable que les armoiries de Bâle ont été prises en premier lieu comme filigr. par les Heusler. Cette famille était originaire de Nuremberg; un de ses membres, Friedli, est mentionné comme papetier en 1523. Or la première apparition de la marque des Heusler est précisément de cette année 1523. Les initiales IH du 1293 sont celles de Hans Heusler, les initiales NH du 1294 celles d’un Nicolas ou Claus Heusler, tous deux petits-fils de Friedli.
1295. Neuenbourg (Alsace), 1561. Sainr-Gazx, STADTARCH. : Originalbriefe.
1296. 32,5><7. Bâle, 1567. Sraarsancn. : Zeitungen. Var. simil. : Bâle, 1569-70.
1297. Bâle, 1574-76. Sraarsancu. : Missivenbuch, n*® 52 à 55. Var. ident.: Rôtteln (Bade), 1579 ; Salins, 1579.
1298. 32=<41. Hochberg, 1589. CarLsrunEe, GENERAL- Lanpesarcu., n° 4597 : Geistliche Verwaltungsrechnungen. Var. simil. : Héricourt, 1589-1600 ; Salins, 1593; Utrecht, 1594: St-Morand (près Altkirch), 1597; Amsterdam, 1597 ; Faverney, 1597 ; Beuggen (Bade), 1599 ; Nyon (Vaud), 1599; Berne, 1603 ; Altkirch, 1604. — Voy. Heitz (Les filigranes, n° 61), Ste-Marie-aux-Mines, 1592.
Les types 1295 à 1298 portent la marque des Thurneysen (Thuwrm, tour). Un premier papetier de ce nom, Jacob, est mentionné en 1558 ; c'est à lui que sont dus les 1295 à 1297. Son fils Hans-Ulrich lui succéda en 1578 et les initiales H V D, que l’on voit au 1298, sont les siennes (Dhurnyssen — Thurneysen). Le nom de Hans- Ulrich a été porté par trois générations successives.
1299. Zoug, 1524. Zuricu, Sraarsarcn. : Originalbriefe. — Voy. Heïtz (Les filigranes, n° 40), ms. de 1540.
4300. 34<44. Héricourt, 1567-68. À. Haure-SAÔNe, E. 25: Cptes du receveur. Var. ident.: Colmar, 1569; Altkirch, 1572; Besançon, 1573; Bâle, 1573 ; Hollande, 1574 ; Coblentz, 1577 ; Mayence,
4301. Bâle, 1569. Sraarsarcn.: Missivenbuch, n° 48. Var. simil. : Héricourt, 1562-64 ; Bâle, 1574-78; Altkirch, 1576 ; Marbourg, 1578; Osnabrück, 1579;
4302. 33><44. Héricourt, 1572. A. Haure-Saôxe, E. 25 : Cptes du receveur. Var. plus hautes : Héricourt, 1594; Nyon, 1597. — Voy. Heitz (Les filigranes, n° 56), ms. de 1570.
1303. 32*<43. Neustadt, 1577. Genève, B. Ms.
franç., n° 197%: Pap. des églises réformées, portef. 2.
1304. 30>38. Granges, 1587. A. Haure-Saôwe, E. 155 : Cptes du receveur.
4305. 32,5<42. Neuchâtel, 1592. Genève, B. Hs. franc. n° 197%: Pap. des églises réformées, portef. 3. Var. simil. : Albestroff (près Metz), 1588 ; Siegen (Westphalie), 1592-1600.
Le 1299 porte une marque personnelle qui parait être celle des Dürr dont il va être question. On trouve la même marqué surmontant le filigr. de l'ours à la même date, mais il est étrange, si c'est la marque des Dürr, qu'on ne la retrouve plus avec la crosse de Bâle qu'en 1545. Les types 1300 à 1305 portent une marque personnelle qui doit être celle d’un des trois papetiers bâlois : Dürr, Schweighauser ou Kielhammer. Or elle ne peut être attribuée qu'aux Dürr, car on la rencontre (avec l’écu de Bâle tenu par un basilic) en 1545, époque où les Schweighauser n'étaient pas encore établis, et elle persévère jusqu'au XVII s., époque où Kielhammer était mort depuis longtemps. Jerg Dürr, de Reutlingen, recu bourgeois de Bâle en 1511, avait épousé Véronique Gallicion. Son fils
orand-
Georges hérita des établissements de son g
père et les transmit à ses descendants.
4306. 33><43. Heitersheim, 1571. CarzsRune, GENE- RAL-LanDEsaRGH., n°4495: Amtsrechnungen. Var. simil. : Héricourt, 1577.
1307. 32,5<41. Mayence, 1577. WürzBurG, KruisaRCH. : Domcapitelsprotokolle.
Les 1306 et 1307 portent une même marque
Armoiries. Crosse.
personnelle, une croix sortant d'un eroissant ou d'un V, qui est, probablement, étrangère à Bâle.
1308. Bâle, 1565. Sraarsaron. : Méssivenbuch, n° 43. Var. simil. : Bâle, 1572-85 ; Granges (H'°-Saône), 1573 ; St-Blasien (Bade), 1575 , Héricourt, 1575; Kinzigerthal (Bade), 1575; Amsterdam, 1575 ; Neustadt, 1577 ; Albestroff (près Metz), 1579. — Voy. Heitz (Les filigranes, n° 54), ms. de 1572.
14309. 33%. Bâle, 1567. Sraarsaron. : Zertungen. Var. simil. ayant de 4 à 7 perles : Ribeauvillé, 1566-68 ; Bâle, 1569-84; Héricourt, 1571 ; Altkirch, 1573 ; Utrecht, 1573-83 ; Zoug, 1575; Cassel, 1579 ; Eltville, 1583 ; Zutphen, 1584; Leeuwenhorst, 1586 ; Colmar, 1586-92; Brême, 1589- 94. — Voy. Heitz (Les filigranes, n° 51), ms. de
1310. Bâle, 1572-86. Sraarsarc.: Méssivenbücher, n® 50 à 64. Var. ident.: Utrecht, 1574-76; Colmar, 1575-76; Thiengen (Bade), 1577-81 ; Sulz (Alsace), 1581. — Voy. Heitz (Les filigranes, n° 55), ms. de 1570.
4311. 32=<41. Mayence, 1578. Wünrzeurc, KreisarCH., B. 17 : Domcapitelsprotokolle. Var. un peu plus petite : Granges (H'-Saône), 1579.
1312. 32,5<43,5. Colmar, 1586. À. cr-pEvanr pép.: St-Martin's Kirchenrechnungen. Var. simil. :
Utrecht, 1583 ; Leeuwenhorst (Pays-Bas), 1586- 87; Bewegen-Rheine (Westph.), 1590; Wiesbaden, 1590 ; Bommell-sur-Meuse, 1591.
1313. 29>37 r. Beuggen, 1591. Carcsrune, GENEraz -Lanpesarcu., n° 33 : Pruderscha/tspflegerechnungen.
4314. 32,5*<41. Utrecht, 1591. Sranarcx. : 2° The-
sauriers rekeningen.
Les types 1308 a 1314 portent la marque personnelle des Düring. Ce sont aussi des armoiries parlantes {die Ringe, les anneaux, et Thürring, anneau ou poignée de porte). La famille Düring était originaire d'Ettlingen, d'où l'un de ses membres, Hans ie papetier, qui sans doute avait travaillé au battoir de cette localité, vint s'établir à Bâle vers 1550. Ses descendants persévérèrent dans l'industrie du papier pendant le XVI° et tout le XVII s.
4315. 32,5<43. Bâle, vers 1576. Sraarsaro. : Correspondenz, die Papierindustrie betreffend, 1559- 1616. Var. ident. : Héricourt, 1579.
1316. 31,5=<42 r. Würzburg, 1577-78. Kneisarcn., n° 960 et 562 : Aais. Landgericht. Standbuch. Var. simil. : Marbourg, 1576-78 ; Héricourt, 1578 ; Colmar, 1578 ; Amsterdam, 1578. — Voy. Heitz (Les filigranes, n° 58), Strasbourg, 1574.
1317. 33.5><41. Bâle, 1578. Sraarsancn. : Zeitungen. Var. simil. : Leeuwenhorst, 1586.
Les types 1315 à 1317 portent la marque parlante et les initiales de Hans Ecklin (petit angle). Celui-ci, quoique Bâlois, était établi à Lôrrach et suscita à diverses reprises les plaintes de ses confrères par le fait qu'il achetait les chiffons avant leur entrée en ville et les expédiait à son battoir du margraviat.
1318. 32<42. Marbourg, 1577. Sraarsancu.: Séadtrechnungen. Var. simil. : Rotterdam, 1588.
Les armoiries parlantes de Thann accompagnent ici la crosse de Bâle. La papeterie de cette localité était une de celles qui usaient de la marque bäloise comme d’un filigr. banal et contre lesquelles les papetiers bâlois réclamèrent en 1576. Le battoir de Thann existait déjà en 1500. — Voy. au n° 1456 ce qui concerne l’histoire de ce battoir.
4319. 32><2 r. Colmar, 1580. Sranrarcu. : Stadtliathsprotokolle. Var. simil. : Ribeauvillé, 1579; Andelsheim, 1580 ; Colmar, 1581.
Marque personnelle d'un papetier inconnu, probablement d'Alsace.
4320. Bâle, 1587. Sraarsancu. : Missivenbuch, n° 65. Var. simil. : Leeuwenhorst (Pays-Bas), 159 ; Soleure, 1591 ; Granges (Il"-Saône), 1591 ; Héricourt, 1599 ; Brême, fin du XVI° s.; St-Morand (près Altkirch), 1603. —Voy. Heitz(Les filigranes, n° 66), Ensisheim, 1587.
1324. 32,5<41. Héricourt, 1595. A. Haure-Saôxe, E. 29 : Cptes du receveur. Var. ident. : Clèves, 1598. Var. un peu plus petites : Héricourt, 1596; St-Morand (près Altkirch), 1603.
La marque de la maison, qui accompagne la crosse dans les types 1320 et 1321 n'apparaît qu'en 1587; elle constitue les armes parlantes de la famille Heusler{Hüusslein, petite maison). Les Heusler étaient assez nombreux et il est probable que cette marque nouvelle devait distinguer les produits d'un nouvel établissement, créé ou repris par un des membres de la famille. Les initiales du 1321 sont celles de Nicolas.
Armoiries. Crosse.
4322. Filigrane emprunté à Heitz (Les filigranes, n° 42), ms. de 1550.
1323. 30><41. Granges, 1546. A. Haure-Saôwe, E. 145 : Cptes du receveur. Var. ident. : Vellechevreux, 1546 ; Bâle, 1552-70. — Voy. Heitz (Les filigranes, n* 47 et 48), Fribourg (Bade), 1560.
1324. 33<43. Colmar, 1578. A.
Haur-Raux : Sé-Martin's Kircherechnungen. Var. ident. : Ribeauvillé, 1577. — Voy. Heitz (Les jilioranes, n° 57), Golmar, 1573.
4325. 335<43. Lubeck, 1579.
A. 2, B. 3 : AJansaprotokolle.
4326. 31><42. Utrecht, 1584.
Kerkrekeningen. Var. simil. :