AVANT-PROPOS
En commencant ces lignes, nous avons à remplir l'agréable devoir de remercier toutes les personnes qui nous ont aidé dans la préparation et l'impression de ce travail. Notre pensée se porte d’abord vers MM. les directeurs et employés d'archives et de bibliothèques, dont la complaisance et l’amabilité ont été inépuisables. Nous avons appris à apprécier le zèle, le dévouement et le savoir de ces hommes modestes, qui consacrent une bonne partie de leur vie à préparer et à faciliter le travail d'autrui. Les relations nouées avec plusieurs d’entre eux sont demeurées des plus amicales. Il est impossible de les remercier tous ici nominativement ; qu'ils reçoivent l'expression de notre gratitude. Il nous sera permis cependant, de nommer parmi ceux, trop nombreux, que la mort a déjà fauchés, ceux qui ont témoigné à ces recherches un intérêt tout particulier, entre autres :
L. Sieber, bibliothécaire à Bâle ; le chanoine Grenat, archiviste du Chapitre de Valère à Sion; Desimoni, surintendant des Archives liguriennes à Gènes; BL. Bailo, bibliothécaire municipal à Trévise ; le baron Bollati de S'-Pierre, surintendant des Archives piémontaises à Turin ; Bertolotti, directeur des Archives d'Etat à Mantoue ; F. Keinz, bibliothécaire honoraire à Munich; D. Buff, archiviste de la ville d’Augsbourg ; Jacob, archiviste départemental de la Meuse à Bar-le-Duc, et J. Gauthier, archiviste départemental du Doubs à Besancon.
Nous sommes redevables d'avis précieux et de renseignements intéressants à de nombreux correspondants qui sont mentionnés chemin faisant, et auxquels toute notre reconnaissance est acquise,
M. Edouard Mercier et M" Adeline Long ont autographié les dessins calqués de nos filigranes et les ont rendus avec fidélité et minutie. Ce soin était d'autant plus nécessaire que la perte graduelle de notre vue ne nous a pas permis de faire personnellement ce travail, comme nous l'eussions aimé. Remercions aussi M. Charles Long, notre dévoué secrétaire, de sa consciencieuse et utile, collaboration.
Enfin, notre excellent collègue, M. Emile Rivoire, a bien voulu accepter la tâche lourde et ingrate de revoir les épreuves de cette publication; c'est un service signalé qu'il nous a rendu et
dont nous lui savons un gré infini.
Cet ouvrage n'a point été composé suivant un plan arrêté d'avance; ce n'est que peu à peu, et par étapes successives, qu'il est devenu un recueil de filigranes. Nos occupations antérieures ne nous avaient nullement préparé à un travail semblable, c'est pourquoi le lecteur est prié d'excuser les défectuosités qu'il ne manquera pas d'y rencontrer.
Voici, brièvement, l'historique de nos recherches. En 1878, au cours d'une étude faite au point de vue technique et professionnel sur l'état de l'industrie et du commerce du papier en Suisse, l'idée
nous vint de le comparer à ce qu'il était au moyen àge.