LES FILLES DE BARAZI.N
BÎADAME BARjtZIN.
Non.,, qu’il reçut de moi... Bref, il partit brusquement et je no l’ai plus revu... seulement j’ai su qu’il avait repris son ancien métier, .. mais qu’importe?
LÉON
Il importe beaucoup... je viens de vous le dire, mon oncle .Moulinctestà cheval sur lesprincipes... Aussi lui ai-je soigneusemeul caché la véritable situation, et lui ai-je laissé croire que vous et votre mari vous ne vous étiez jamais quittés, et que votre ménage ressemblait à celui de feu PhilémoQ et Baucis.
MADAME BARAZIN.
Vous avez eu tort, monsieur... votre oncle s’apercevra bien que monsieur Barazin n’est pas ici.
LÉON
Il nes’en apercevra pas... AhI madame, c’est un cotp du ciel!... Vous croyez votre mari au bout du monde, peut-être? eh 1 bien ! il n’y est pas.
MADAME BABAZIN.
Il n’y est pas?...
LÉON
Il est à Paris... Tout à l’heure je marche, sans le faire exprès, sur le pied d’un monsieurpil me donne une giftle... je lui rends sa politesse, et nous échangeons nos cartes... Voici la sienne, lisez, madame, lisez... (Ildonne une carie «t madame Barazin.)
MADAME BARAZIN, Hxant.
Hector Barazin, capitaine au cabotage... Marseille... c’est bien lui.
LÉON
Parfailement lui... Il est allé chercher des armes à son hôtel, et va venir me retrouver ici, où je lui ai donné rendezvous.
MADAME BARAZIN.
Comment 1 un rendez-vous ici? chez moif BARAZIN, en dehors.
Ou est-il ce monsieur Léon Moulinet?
?,F:S FIfJ.ES DE BARAZIX 7
LÉON
Et tenezl le voici... laissez-moi avec fui... et écoutez bien ce que je vais lui dire. .. J’ai mon petit plan. {Il fait entrer madame Barazin à gauche et referme vitenient la porte.)