‹ Les filles de John BullChapitre 11 sur 12 · POST-SCRIPTUM · texte numérisé non relu

POST-SCRIPTUM

parmi mes compatriotes, les bibliothèques et les précieuses collections que m'ont laissées des ancêtres beaucoup trop conservateurs; je protégerai la scène dramatique en entretenant plus d'actrices que jamais... Tu le vois, mon ami, nous pouvons très bien nous entendre. »

Si la Chambre des Lords meurt, elle aura la consolation de savoir qu'elle le doit, non point à ses ennemis, mais à ses partisans les plus ardents. Au reste, il est rare qu'un gouvernement ou qu'une constitution ne meure pas de la main de ses amis à outrance.

Nous avons dit aussi : « Les deux grands partis politiques sont de force à peu près égale... Le parti irlandais devient tous les jours plus national et il pourra se faire que, dans un avenir peu éloigné, le gouvernement ait à compter sérieusement avec lui*. »

Le fiasco de la campagne d'Egypte a beaucoup diminué la popularité du parti libéral, et il est

plus que probable que, s'il remporte encore la victoire aux élections prochaines, sa majorité au parlement sera réduite au chiffre de vingt environ. Or les partisans de l'autonomie de l'Irlande sont au nombre de quarante : il semble donc assez clair que M: Parnell, chef du parti national irlandais {Irish Home Rule), sera ayant peu vice-roi d'Angleterre. L'ami John Bull aura à choisir entre deux pilules assez amères : accorder à l'Irlande l'indépendance, ou conquérir l'île sœur vi et armis. La perspective n'est point brillante.

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